Et l'OM a craqué...

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Et l'OM a craqué...
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En infériorité numérique trois quarts d'heure durant, les Marseillais ont longtemps tenu la victoire à Valenciennes, samedi soir, dans le cadre de la 8e levée de L1, avant de céder dans le temps additionnel. Surpris par Saez en toute fin de match, l'OM, qui avait pris les devants grâce à Diawara en première période, a ainsi vu deux unités s'envoler. Le partage des points demeure néanmoins logique.

En infériorité numérique trois quarts d'heure durant, les Marseillais ont longtemps tenu la victoire à Valenciennes, samedi soir, dans le cadre de la 8e levée de L1, avant de céder dans le temps additionnel. Surpris par Saez en toute fin de match, l'OM, qui avait pris les devants grâce à Diawara en première période, a ainsi vu deux unités s'envoler. Le partage des points demeure néanmoins logique. Didier Deschamps l'avait claironné avant coup: l'important pour l'OM était d'"enchainer une série", de "confirmer" cette victoire acquise devant Evian trois jours plus tôt, la première de la saison pour les vice-champions de France. En cela les Marseillais ont failli, ce samedi, à Valenciennes, là où ils restaient sur deux revers spectaculaires (3-2). Dans l'antre flambant neuve du Hainaut, sur une pelouse déjà fatiguée, les Olympiens n'ont pas obtenu les trois unités escomptées, se contentant d'un partage des points aussi frustrant que douloureux. Frustrant car concédé au bout du suspense, dans les dernières secondes du temps additionnel. Et douloureux pour plusieurs raisons. D'abord parce que les débats ont été hachés, parfois violents, à l'image de ce tacle très engagé de Ducourtioux à l'encontre de Valbuena (15e) ou de ce coup de tête de Fanni sur le malheureux Kadir (45e). Un geste bien sûr involontaire mais synonyme de penalty logique et d'expulsion du défenseur phocéen. Cette double peine n'ayant évidemment pas facilité le développement du jeu. Marseillais en particulier. D'où la souffrance des visiteurs dans ce match... En infériorité numérique 45 minutes durant, les hommes de Deschamps ont fait preuve de solidarité et de pugnacité, certes, mais la prestation d'ensemble est restée terne. D'autant que la première période, jouée elle à armes égales, n'a pas été folichonne non plus côté provençal. Il a ainsi fallu un excellent Mandanda dans les buts pour épargner aux visiteurs une douche froide prématurée, Pujol, du pied gauche (7e) puis d'une tête plongeante (13e), s'étant par deux fois heurté au portier international de l'OM. Et c'est sur un but contestable de Diawara, d'une reprise à bout portant consécutive à une remise de Diarra dans la surface, que les Marseillais ont ouvert le score (0-1, 16e). Un but inscrit en position de hors-jeu... Longtemps de fait les Valenciennois ont paru maudits dans cette rencontre, touchant du bois sur un coup franc de Cohade (31e) ou manquant par Pujol le penalty accordé à Kadir pour le fameux coup de boule de Fanni juste avant le repos. Au retour des vestiaires, Rémy a eu beau trouver à son tour un montant sur le chemin du but (59e), la pression est restée nordiste, avec un OM campé sur ses arrières et contraint de se priver des services de Valbuena, son principal animateur, au profit d'Azpilicueta. Au final, la logique et la combativité de VA ont voulu que Saez égalise, cinq minutes après son entrée en jeu, malgré une nouvelle parade remarquable de Mandanda (1-1, 90e). Marseille, assurément, n'est pas guéri, mais n'a pas le temps ce soir de pleurer ses deux points envolés. Dans quatre jours se présente au Vélodrome le Borussia Dortmund. Un tout autre challenge...