Escudé: "Nous étions en survie"

  • A
  • A
Escudé: "Nous étions en survie"
Partagez sur :

Malgré la relégation de l'équipe de France de Fed Cup en 2e division du groupe mondial, conséquence de sa défaite concédée ce week-end en Espagne, Nicolas Escudé ne dramatise pas. Le capitaine des Bleues mise sur la jeunesse de ses joueuses pour remonter assez vite sans l'élite et refuse de faire le moindre reproches à ses filles qui ont répondu à ses attentes en matière d'investissement personnel.

Malgré la relégation de l'équipe de France de Fed Cup en 2e division du groupe mondial, conséquence de sa défaite concédée ce week-end en Espagne, Nicolas Escudé ne dramatise pas. Le capitaine des Bleues mise sur la jeunesse de ses joueuses pour remonter assez vite sans l'élite et refuse de faire le moindre reproches à ses filles qui ont répondu à ses attentes en matière d'investissement personnel. Nicolas, la France descend en deuxième division. On vous imagine un peu déçu, fataliste aussi peut-être... Fataliste, je ne sais pas, déçu oui, forcément. Nous avons perdu cette rencontre avec comme conséquence une descente dans le Groupe Mondial 2. Au vu de ces dernières années, du réservoir du tennis féminin, du niveau des filles aujourd'hui, mais aussi du niveau des autres équipes, nous étions un peu en survie depuis quelques années. Je me trompe peut-être mais nous étions la seule nation à ne jamais être descendue dans le Groupe Mondial 2, on va donc y faire un petit tour et essayer de revenir vite dans l'élite. Parlez-nous des matches d'aujourd'hui (dimanche, ndlr). Cela a été un peu le même scénario en ce qui concerne celui d'Aravane Rezai et celui de Virginie Razzano, hier (samedi, ndlr), contre Maria Jose Martinez Sanchez... Oui, Aravane a eu un petit peu de mal à rentrer dans son match. Cela est dû aussi à la qualité de son adversaire. Il ne faut pas oublier que Martinez Sanchez a fait un week-end somptueux sur les deux simples qu'elle a disputés. Aravane est revenue un peu dans le match mais on voit aujourd'hui ses limites par rapport au début de saison qu'elle a eu à vivre. Dans le quatrième match, on était un peu dans la même situation qu'à Francfort lors des barrages l'an passé contre l'Allemagne. Vous avez décidé d'aligner Pauline Parmentier. Pouvez-vous nous expliquer ce choix et nous parler de son match ? J'ai choisi Pauline par rapport à la semaine d'entraînement, le niveau de jeu qu'elle a pu produire et son match lors des barrages l'année dernière. Ce qu'elle avait démontré à Francfort en nous ramenant à deux partout l'an passé contre l'Allemagne me donnait aussi quelques garanties, notamment sur cette surface. Je n'ai absolument rien à reprocher aux filles qui ont été alignées. Elles ont donné leur maximum. On a tout simplement été battus par meilleurs que nous. "Le réservoir du tennis français n'est pas à sec" Personnellement, quel est votre état d'esprit ? Y a-t-il des choses à reconstruire en interne ? Des choses à reconstruire, non. Nous sommes en période de construction depuis un petit moment. J'essaye de travailler dans la continuité avec mon staff pour aguerrir cette génération de filles. On va tout faire pour remonter très vite dans le Groupe Mondial. Ce week-end, vous avez aligné deux joueuses qui n'étaient pas dans les cent premières. La remontée risque d'être compliquée car le réservoir de joueuses n'est pas énorme... Oui, mais depuis deux ans je n'ai pas toujours aligné des filles qui étaient dans les cent premières et nous nous sommes maintenus. Le réservoir du tennis français n'est pas à sec, mais ce n'est pas le niveau que l'on a pu connaître ces dix dernières années avec Amélie Mauresmo, Mary Pierce ou Tatiana Golovin. Aujourd'hui, nous avons des joueuses qui sont relativement jeunes mais qui ont aussi un bel avenir. Il ne faut pas oublier qu'Alizé (Cornet) a juste 21 ans. Aravane est jeune aussi, et c'est seulement sa deuxième sélection en Fed Cup. Il faut qu'elles murissent, qu'elles grandissent, qu'elles progressent à titre individuel tout au long de l'année pour que cette équipe soit encore plus forte. C'est donc la jeunesse des filles qui fait espérer le capitaine Escudé... Oui, c'est leur jeunesse et leur envie. Elles ne sont pas toutes arrivées au sommet de leur potentiel. Le résultat de ce week-end est forcément décevant mais quand on regarde la composition de l'équipe de France aujourd'hui, ce n'était pas facile. Aravane a eu un début de saison très compliquée, Virginie Razzano a une vie personnelle pas forcément simple, Alizé a beaucoup de difficultés dans cette compétition et Pauline Parmentier a peu d'expérience dans cette épreuve. Mais je n'ai rien à reprocher aux filles par rapport à l'investissement qu'elles ont pu mettre à l'entraînement et le travail que l'on a pu leur demander. Elles ont tout simplement donné le maximum. On a été battus par meilleurs que nous.