Escalettes, les Bleus et l'Euro 2016

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Escalettes, les Bleus et l'Euro 2016
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FOOT - Le président de la FFF a évoqué les Bleus et l'Euro 2016 devant des parlementaires.

FOOT - Le président de la FFF a évoqué les Bleus et l'Euro 2016 devant des parlementaires. "Selon moi, et j'en suis sur à 100%, le désamour entourant l'équipe de France vient de l'absence de résultats." Pour Jean-Pierre Escalettes, invité mercredi à se prononcer devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale, la cote de popularité de l'équipe de France n'est pas liée à celle de son sélectionneur, Raymond Domenech. Les sifflets le visant lui et certains de ses joueurs ne révèlent pas un malaise plus profond. Pourtant, à moins de trois mois de la Coupe du monde 2010, les Bleus ne convainquent personne. Et c'est tout le football français qui risque d'en pâtir. "Vous verrez que si l'équipe nationale enchaine une série de bons résultats, l'opinion publique basculera dans notre sens", a surenchéri le président de la Fédération française (FFF), qui attend désormais un sursaut d'orgueil de la formation tricoloe. "A deux moments nous avons cru qu'un déclic s'était produit. En Serbie, après l'expulsion de notre gardien de but Hugo Lloris, nous avons fait une belle démonstration à l'extérieur, et derrière ça n'a pas été brillant. Et ensuite, nous avons cru à un déclic définitif quand nous nous sommes imposés (0-1) en Irlande. Puis, on connait la suite... " La suite ? La main de Thierry Henry contre l'Eire au match retour, l'affaire des primes de qualification jugées exorbitantes et la défaite subie face à l'Espagne (0-2), début mars au Stade de France. "Cette équipe est composée de joueurs de qualité qui jouent dans les meilleurs clubs européens, note Jean-Pierre Escalettes. Mais souvent ils n'y jouent peut-être pas le premier rôle comme par le passé. Car Zinedine Zidane et consorts étaient titulaires dans leurs équipes et en étaient mêmes les vedettes. Mais nous n'avons plus ce genre de joueurs. Le problème à l'heure actuelle est donc qu'ils n'ont pas assez de temps de jeu." "Les gens doivent aller au bout des contrats qu'ils ont signé" Continuant à disserter sur l'équipe de France, Jean-Pierre Escalettes est revenu sur les raisons qui ont poussé la FFF à maintenir le sélectionneur national dans ses fonctions jusqu'au Mondial sud-africain. "Maintenir Raymond Domenech dans ses fonctions est une décision mûrement réfléchie de la Fédération française de football. Au nom d'un principe, celui du fait que les gens doivent aller au bout des contrats qu'ils ont signé." Et le patron du football français d'en rajouter une couche: "Personne ne peut nous dire que si nous avions mis quelqu'un d'autre à sa place ça aurait été mieux. Le changement d'entraineur ne produit pas le fameux déclic à tous les coups." A en croire le président de la FFF, le flou entourant le successeur de Raymond Domenech ne doit surtout pas servir d'excuses aux joueurs. "Si les joueurs sont déstabilisés car l'année prochaine ils vont avoir un autre entraineur, là je vais être féroce. Car dans ce cas ils ne seraient pas dignes d'être des joueurs de haut niveau. Deuxièmement, dans leurs clubs ils ne savent pas s'ils auront le même entraineur l'an prochain. Enfin, est-ce qu'ils sont sûrs qu'ils seront dans le même club l'année prochaine. Même si ça peut servir d'excuse dans le futur, pour moi ce n'est pas déstabilisant." Rude concurrence pour l'Euro 2016 L'autre dossier important à avoir été abordé durant cette audition est celui de l'Euro 2016 que la France souhaiterait organiser. Le président de la FFF a ainsi détaillé les différentes étapes jusqu'à la prise de décision finale. "Pour l'Euro 2016, nous devons effectuer treize visites, car il y a treize votants. Ce n'est pas du lobbying comme cela peut se faire au niveau des Jeux Olympiques. Il faut donc présenter le dossier et expliquer les atouts de la France. On a déjà fait cinq réunions, il en reste huit. Et cela se décidera le 28 mai." En concurrence avec la Turquie et l'Italie, Jean-Pierre Escalettes a reconnu que la France n'était pas favorite pour l'organisation de la compétition continentale. "Les Turcs se sont déjà présentés trois fois, alors que les Italiens ont été candidats à deux reprises. De notre côté, c'est la première fois et je vous assure que cela joue." Il reconnait tout de même que la France dispose de sérieux avantages. "Notre premier atout concerne l'infrastructure. En effet, nous n'avons pas de problèmes d'aéroports, ni d'autoroutes, ni de TGV ou encore d'hôtelleries. Enfin nous avons les plus beaux patrimoines du monde..." Un patrimoine qui, en football, perd de sa splendeur.