Escalettes: "enfants gâtés, pourris"

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Escalettes: "enfants gâtés, pourris"
@ Reuters
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J.-P. Escalettes et Raymond Domenech ont été auditionnés à huis clos à l'Assemblée nationale.

J.-P. Escalettes et Raymond Domenech ont été auditionnés à huis clos à l'Assemblée nationale.Raymond Domenech et Jean-Pierre Escalettes ont été entendus, mercredi, devant la commission des Affaires culturelles à l'Assemblée nationale sur la débâcle des Bleus lors du Mondial 2010. A la demande de la Fédération française de football (FFF), l'audition, qui devait être retransmise en direct par la chaîne parlementaire LCP, s'est finalement déroulée à huis clos."C'est une séance un peu triste qui a mis en lumière de nombreux dysfonctionnement de gouvernance et de management dans les messages à adresser à cette équipe", a confié Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, à l'issue de la séance. Le député de Seine-et-Marne a milité pour la modernisation de "la gouvernance de cette fédération de manière générale".Plus tôt, Jean-Pierre Escalettes, qui devra s'expliquer devant le Conseil fédéral de la FFF, vendredi, au moment de remettre sa démission, avait tenté d'avancer les raisons de la responsabilité de la Fédération dans la déroute des Bleus. C'est un "modèle associatif pur et dur dépassé en terme de gestion", avait confié le président démissionnaire de la Fédération française de football (FFF), des propos relayés par le député de la Haute-Savoie Lionel Tardy via son compte Twitter. "En foot, comme ailleurs, les choses évoluent plus vite que les institutions", avait ajouté Escalettes.Escalettes: "le bus de la honte"L'ancien dirigeant a surtout lancé une charge contre les joueurs de l'équipe de France. "Bus de la honte, enfants gâtés et pourris", ont été les premiers mots d'Escalettes rapportés par Lionel Tardy. "Dans le bus j'ai été confronté a un MUR jamais vu au cours de mes 50 ans dans le foot", a insisté l'ancien président de la FFF à propos de l'épisode du boycott de l'entraînement par les joueurs pour protester contre l'exclusion de Nicolas Anelka.Domenech: "la Une de L'Equipe a tout déclenché"Raymond Domenech, même s'il a assumé sa "part de responsabilité" selon Lionel Tardy, s'en est lui pris à la presse. "Par quoi commencer, ça marche ou pas : on est sur de l'humain, la une de L'Equipe a tout déclenché ...", a lâché le futur ex-sélectionneur en référence à la Une du quotidien sportif français qui rapportait, dans son édition du 19 juin, les insultes qu'aurait proférées le joueur de Chelsea à l'encontre du sélectionneur national à la mi-temps du match France-Mexique.Alors que l'implication du politique dans les affaires de l'équipe de France divise encore, Jean-François Copé a rappelé son attachement "à ce qu'il n'y ait aucune ingérence dans la vie des Fédérations sportives. Le rôle des politiques en revanche c'est de s'assurer (...) que le maillot bleu soit honoré et pas déshonoré. A partir du moment où il l'a été, je crois que c'est bien que l'on ait un débat", a jugé le député à sa sortie de la salle de la commission des Affaires culturelles. Par une porte dérobéeRaymond Domenech et Jean-Pierre Escalettes ont ensuite quitté l'Assemblée comme ils étaient arrivés, par une porte dérobée, afin d'échapper aux journalistes. "Je trouve scandaleux que ces deux personnages aient refusé d'être auditionnés en présence de la presse. Je ne vois pas ce qu'ils ont à cacher aux Français", a souligné, sur RFI, l'ancien ministre des Sports Jean-François Lamour pour qui "la pantalonnade continue".Hier, la ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot, elle aussi interrogée par les parlementaires, avait surtout tenu à rassurer Sepp Blatter, le président de la Fifa, opposé à toute ingérence politique dans l'organisation de la FFF.