En Russie comme en Serbie...

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En Russie comme en Serbie...
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Deux mois après la désillusion essuyée par ces messieurs en Serbie, lors de la finale de la Coupe Davis 2010, les Françaises ont subi une déconvenue similaire, toutes proportions gardées, lors du 1er tour de la Fed Cup 2011. En position de force la veille à l'issue des deux premiers simples, les filles de Nicolas Escudé ont été renversées par la Russie à Moscou (3-2). Il faudra encore en passer par les barrages pour se maintenir dans l'élite.

Deux mois après la désillusion essuyée par ces messieurs en Serbie, lors de la finale de la Coupe Davis 2010, les Françaises ont subi une déconvenue similaire, toutes proportions gardées, lors du 1er tour de la Fed Cup 2011. En position de force la veille à l'issue des deux premiers simples, les filles de Nicolas Escudé ont été renversées par la Russie à Moscou (3-2). Il faudra encore en passer par les barrages pour se maintenir dans l'élite. Ce n'était pas une finale certes, mais l'amertume est la même, ce dimanche soir, pour les protégées de Nicolas Escudé. Comme leurs homologues masculins, battus par la Serbie lors de l'ultime duel de la Coupe Davis 2010, les joueuses de l'équipe de France de Fed Cup ont eu trois occasions de conclure ce week-end face à la Russie, pour rallier les demi-finales de la compétition. Trois coups d'épée dans l'eau d'autant plus cruels que les Bleues avaient livré une copie parfaite la veille lors des deux premiers simples, semblant alors en mesure de réitérer l'exploit de leurs glorieuses aînées. Les Amélie Mauresmo et Mary Pierce. En 2003, celles-ci étaient parvenues à surprendre la grande Russie chez elle, cette ogresse qui depuis s'est rattrapée en s'adjugeant le trophée quatre fois, en 2004, 2005, 2007 et 2008. Et si à l'époque, les ouailles de Guy Forget étaient allées au bout, en soulevant leur deuxième "saladier", leurs émules se font toujours attendre à l'heure qu'il est. Depuis 2007 et un succès sur le Japon, les Tricolores n'ont plus jamais franchi le cap du 1er tour dans le Groupe mondial, défaites successivement par la Chine, l'Italie et les Etats-Unis. Une triste tradition respectée à Moscou, synonyme une fois de plus de barrages, au printemps prochain, pour assurer le maintien du collectif féminin parmi l'élite internationale. Alizé Cornet et Virginie Razzano dominées par Anastasia Pavlyuchenkova et Svetlana Kuznetsova ce dimanche après-midi (voir Cornet et Razzano ne confirment pas), la paire Alizé Cornet-Julie Coin - celle-là même qui avait sauvé la peau des Bleues en Allemagne en avril dernier - s'est effondrée sous le poids de ce lourd héritage. Malgré une belle résistance opposée dans le premier set, concédé au tie-break (7-6[4]), les deux demoiselles n'ont rien pu face à la volonté de leurs deux adversaires, une Kuznetsova et une Pavlyuchenkova pourtant sollicitées toutes deux peu auparavant. Portées par tout un peuple, celui du Stadium Olympique, les deux Russes se sont montrées sans pitié pour achever les dernières illusions françaises sur un cinglant 6-0. Assurément, les filles de Nicolas Escudé ne méritaient pas une telle humiliation. Reste une grande première à digérer, l'équipe de France féminine essuyant là son premier revers en Fed Cup après avoir mené de deux points - ce alors que les Russes n'avaient encore jamais surmonté un tel handicap. Les 16 et 17 avril prochains, il faudra de nouveau batailler ferme pour demeurer dans un Groupe mondial que les Tricolores n'ont jamais quitté. Pas une mince affaire au vu de la liste des potentiels adversaires: l'Australie, les Etats-Unis, la Slovaquie, l'Allemagne, l'Espagne, l'Ukraine et la Serbie... Un sacré défi à relever !