En lettres d'or ?

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En lettres d'or ?
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Maintenant qu'elle est qualifiée pour les Jeux olympiques 2012, l'équipe de France veut quitter la Lituanie en beauté, avec une médaille d'or autour du cou. Les Bleus devront pour cela se défaire de l'Espagne, dimanche soir à Kaunas, en finale de l'Euro 2011. Pas simple, la Roja étant favorite. Mais les joueurs de Vincent Collet ne sont plus à un exploit près.

Maintenant qu'elle est qualifiée pour les Jeux olympiques 2012, l'équipe de France veut quitter la Lituanie en beauté, avec une médaille d'or autour du cou. Les Bleus devront pour cela se défaire de l'Espagne, dimanche soir à Kaunas, en finale de l'Euro 2011. Pas simple, la Roja étant favorite. Mais les joueurs de Vincent Collet ne sont plus à un exploit près. Les J.O., c'est déjà très bien. Mais l'or, c'est encore mieux. Ce message, les joueurs de l'équipe de France l'ont, en substance, répété en boucle depuis leur succès face aux Russes (79-71), en demi-finales de l'Euro 2011, qui les a qualifiés pour les Jeux de Londres. La nouveauté, c'est qu'ils l'ont dit en ouverture des journaux télévisés, parfois même en une des grands quotidiens. Une vague sur laquelle ils vont tenter de surfer, dimanche soir à Kaunas, contre une Espagne tenante du titre et favorite à sa propre succession. "C'est très bien d'être en finale. Mais il ne faut pas non plus ignorer que l'Espagne reste l'équipe la plus forte de ce tournoi, confirme ainsi Vincent Collet. Je crois qu'on a une possibilité de gêner cette équipe, à condition qu'on fasse un très grand match, le match parfait, et qu'elle ne fasse pas le meilleur match possible. Pour l'instant, sur les rencontres décisives, ils sont toujours présents. Mais sur un match de basket, il peut se passer bien des choses. Peut-être que Juan Carlos Navarro va ralentir un peu..." Avec les deux frères Gasol, Pau et Marc, l'arrière catalan est l'une des principales menaces pour les Bleus. Doivent-ils s'avouer vaincus pour autant ? "On ne part pas perdants, répond le capitaine tricolore Boris Diaw. On a les clés pour les embêter." L'intérieur se souvient sans doute qu'au Mondial 2010, en Turquie, des Français amoindris par l'absence de plusieurs cadres avaient dompté la Roja à la surprise générale. Mais Pau Gasol n'était pas là, il avait fait l'impasse. Depuis qu'il est revenu, le rapport de forces s'est de nouveau inversé, les Français ayant déjà perdu deux fois cet été contre la troupe de Sergio Scariolo. Collet: "L'avantage, c'est qu'on ne peut pas tout perdre..." Mais Tony Parker et les siens ont des raisons d'y croire. "On n'a plus rien à perdre, résume le meneur de jeu. Ce sont les Espagnols qui vont avoir la pression, ce sont eux les favoris. Une finale, ça se gagne. Il va falloir qu'on fasse un meilleur match que ce qu'on a fait contre les Russes mais on en est capables. Ils nous ont mis deux taules, une en préparation et une il y a une semaine. Mais on n'a jamais joué notre meilleur match. En préparation, on n'était pas au mieux et en poule, ni Joakim (Noah) ni moi n'avions joué. Là, ça va être une autre équipe qu'ils vont affronter dimanche. Je ne pense même pas qu'on puisse être fatigués pour une finale." S'ils veulent "piquer l'or" aux Ibères, dixit Ali Traoré, les Bleus savent qu'il ne leur suffira pas de réaliser le match parfait. "Le résultat ne dépend pas que de nous, explique Vincent Collet. On sait que s'ils sont à leur meilleur niveau, ça sera compliqué. On a une chance d'aller encore plus loin donc il ne faut pas la galvauder. Londres, c'est très bien. Mais on est au championnat d'Europe et on ne passe pas à côté d'une finale. Sur ce match-là, l'avantage est qu'on ne peut pas tout perdre." Non, personne ne pourra leur enlever le parcours, magnifique et surtout historique, qu'ils ont accompli jusqu'ici. L'argent est à eux, au moins. Mais ils veulent mieux. "Le nom de la France est le seul qui manque au palmarès de cette compétition, on doit le rajouter , assure Nicolas Batum. On est un grand pays de basket, certains de nos joueurs ont fait de grandes carrières. Il nous manque juste ça." Juste un exploit de plus, pour une équipe qui en a déjà fait quelques-uns en Lituanie. "C'est à nous d'essayer de faire l'exploit, comme la Russie l'avait fait en 2007, note Tony Parker. On a les joueurs pour, même si l'Espagne est la meilleure équipe d'Europe depuis trois ou quatre ans." Le risque, pour les Bleus, est qu'ils aient le sentiment d'avoir déjà atteint leur objectif avec cette qualification olympique. Quand bien même, ils seraient pardonnés.