Emporté par la rafale

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Emporté par la rafale
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Il n'y a pas eu de match entre Rafael Nadal et Ivan Ljubicic ce vendredi en quarts de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo. Le n°1 mondial a tranquillement validé son billet pour le dernier carré grâce à sa victoire en deux sets secs (6-1, 6-3). Mais c'est plutôt l'attitude du Croate qui a déçu, comme s'il avait déjà perdu avant de débuter la rencontre. Tant pis pour le spectacle...

Il n'y a pas eu de match entre Rafael Nadal et Ivan Ljubicic ce vendredi en quarts de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo. Le n°1 mondial a tranquillement validé son billet pour le dernier carré grâce à sa victoire en deux sets secs (6-1, 6-3). Mais c'est plutôt l'attitude du Croate qui a déçu, comme s'il avait déjà perdu avant de débuter la rencontre. Tant pis pour le spectacle... C'était peut-être l'heure de la sieste. En tout cas, Rafael Nadal et Ivan Ljubicic n'ont pas offert un match très excitant pour leur quart de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo. Sans surprise, l'Espagnol s'est facilement imposé en deux manches (6-1, 6-3), aidé il est vrai par la prestation complètement ratée de son adversaire. Figé derrière sa ligne de fond de court, alors que son jeu lui impose de prendre le filet plus souvent, le Croate s'est tout simplement sabordé en commettant un nombre de fautes directes incalculable et en se complaisant presque dans le renoncement. Du pain béni pour Nadal qui n'avait plus qu'à cueillir l'ancien n°3 mondial, sans puiser dans ses réserves. Blessé à la cheville en février à Dubaï, Ljubicic a ensuite enchaîné avec cinq défaites d'affilée au premier tour avant de débarquer à Monte-Carlo. Le protégé de Riccardo Piatti, coach qu'il partage avec Richard Gasquet, n'en menait donc pas large à l'heure de débuter l'épreuve monégasque. Le Croate, ancien n°3 mondial, s'est tout de même revigoré en battant successivement Jérémy Chardy, Jo-Wilfried Tsonga et Tomas Berdych aux tours précédents. Une série de victoires qui redonne confiance, mais contre le maître des lieux, ce n'est pas suffisant. Les fortes rafales de vent qui soufflaient sur le court central ne l'ont sans doute pas aidé. Mais de là à quasiment abdiquer dès les premiers jeux, il y a une marge. Celle-ci allégrement franchie au regard de ses stats affligeantes du premier set: Ljubicic n'a pas gagné une fois son service et n'a surtout pas marqué un seul point sur ses trois derniers engagements de la première manche. Nadal: "Je ne suis pas une exception" Sans arme, comment lutter contre Nadal qui n'a plus perdu en Principauté depuis 2003 (défaite au 3e tour contre Coria, absent en 2004) ? Et bien, Ljubicic n'a pas lutté. La grand chauve s'est taillé lui-même un short sur un court qu'il connait par coeur puisqu'il vit et s'entraîne à Monaco. Bon, pour sa défense, il y a eu un léger mieux dans le deuxième set, même si le sort de la rencontre était déjà scellé. Avec un break en poche, obtenu très tôt, l'Espagnol a tranquillement assuré sur sa mise en jeu. Cette victoire facile symbolise en tout cas l'état psychologique de certains joueurs lorsqu'ils affrontent Nadal. Pourtant, Ljubicic avait remporté leur dernière confrontation, en demi-finales à Indian Wells en 2010, avant de gagner le tournoi. Mais vendredi, aucune réminiscence de son exploit californien. Nadal, lui, atteint le dernier carré à Monte-Carlo pour la septième fois d'affilée et reste donc en course pour un septième sacre consécutif, ce qui constituerait un record dans une épreuve du circuit ATP. L'Espagnol peut-il perdre sur le Rocher ? "Je suis battable sur cette surface même si c'est peu arrivé ces dernières années, a-t-il répondu devant la caméra de Canal+ Sport. Sur un court de tennis tout le monde peut perdre un match, je ne suis pas une exception." Pour le moment, si. A Andy Murray ou Frederico Gil d'infirmer la règle.