Elissalde pas à pas

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Elissalde pas à pas
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Semaine après semaine, match après match, Jean-Baptiste Elissalde franchit les premières étapes de son apprentissage au sein du staff des Champions d'Europe toulousains. L'entraîneur des lignes arrières, à une semaine d'entamer la défense de la H-Cup face aux Wasps, sait que son équipe, encore en rodage, est invitée ce samedi, au Stadium, à un test grandeur nature face au Racing-Métro 92.

Semaine après semaine, match après match, Jean-Baptiste Elissalde franchit les premières étapes de son apprentissage au sein du staff des Champions d'Europe toulousains. L'entraîneur des lignes arrières, à une semaine d'entamer la défense de la H-Cup face aux Wasps, sait que son équipe, encore en rodage, est invitée ce samedi, au Stadium, à un test grandeur nature face au Racing-Métro 92. "Cela me réconforte dans le travail fait par Yannick Bru et Jean-Baptiste Elissalde." Cet hommage, rendu par Guy Novès, le week-end dernier, à ses deux adjoints, au terme d'un match nul (16-16) à Brive qui, à défaut de combler totalement le manager toulousain, a eu le mérite d'offrir au Stade ses premiers points de la saison à l'extérieur, a-t-il agi comme une signal ? Jean-Baptiste Elissalde, après trois mois d'expérience, au cours desquels le nouvel entraîneur des lignes arrières rouges et noires avait délibérément fait le choix de rester en retrait, a-t-il entendu cette phrase comme une validation du travail entrepris depuis lors ? Hasard, ou pas, trois jours plus tard et l'ancien demi de mêlée a éprouvé le besoin de dresser un premier bilan de ces premiers pas dans sa nouvelle fonction. Joueur ou entraîneur, Elissalde n'a pas changé, toujours animé par ce souci d'exigence qui n'aura jamais cesse de l'accompagner tout au long de sa carrière sur le pré et qu'il transmet aujourd'hui à ses anciens partenaires à travers notamment cette volonté pour chacun de choisir le geste technique juste en fonction d'une situation donnée. La précision dans toute chose, érigée en leitmotiv tout au long d'une journée de travail qu'il apprend à maîtriser. "Cela a été une remise en question personnelle, explique-t-il sur le site 20minutes.fr. Auparavant, j'étais présent deux heures le matin et deux heures l'après-midi au stade. Je suis passé à huit heures de boulot par jour. Ce n'est pas du tout le même rythme. Je ne m'étais pas aperçu de l'étendue du travail à accomplir." Elissalde: "J'apprends à connaître Novès..." Un apprentissage qui passe aussi par l'appréhension d'une nouvelle relation, sur un autre mode, avec des joueurs, ont il était encore le coéquipier il y a peu. "Les rapports humains se sont installés d'eux-mêmes. Si je leur apporte le meilleur de moi et s'ils se sentent moins bêtes à la fin des entraînements, ça marchera", martèle-t-il depuis les premiers jours de sa prise de fonction comme la première de ses ambitions. Un objectif qu'il s'assigne au sein d'un staff établi, où l'ancien international doit prendre toute sa place. "Avec Yannick (Bru), je savais à quoi m'en tenir. Nous sommes assez proches, et nos familles aussi, souligne-t-il. Quant à Guy, j'apprends à le connaître en tant que manager qui parle à son entraîneur, et non plus à son joueur." Un Novès qui au passage n'a pas hésité en ce début de saison appréhendé, comme souvent, sur le mode diesel par le Stade, à préserver son nouvel adjoint, notamment face aux médias. A la veille de débuter la défense de la Coupe d'Europe, qui vaut aux Toulousains et à leurs entraîneurs d'arborer sur leur maillot une quatrième étoile cette saison, Elissalde sait aborder un premier tournant dans la saison. "On avait axé la préparation physique en tenant compte de ce mois d'octobre, qui s'annonce effectivement périlleux avec les réceptions de trois prétendants au titre (Racing, Perpignan et Toulon) et deux matches de Coupe d'Europe, note-t-il dans La Dépêche du Midi, conscient du danger. Il faudra être prêt dès samedi, car ce serait embêtant de faire une contre-performance avant de débuter le week-end suivant la H-Cup à domicile face à l'une des meilleures équipes anglaises du moment." Des London Wasps qui n'ont toutefois gagné qu'un seul de leurs quatre premiers matches de championnat. La menace la plus sérieuse pourrait bien être ciel et blanche dès ce samedi avec la visite d'un Racing, co-leader du Top 14. "C'est un club qui a de l'argent et donc les moyens de s'offrir de très bons joueurs, dont certains des meilleurs à leur poste, relève encore Elissalde. Il y a aussi un encadrement de qualité et les voir en tête ne m'étonne pas du tout. À mon avis, leur évolution n'est pas finie, car on voit que le club est en train de se densifier à tous les niveaux, notamment dans la formation." L'hommage est teinté d'un évident respect, même si l'ancien n°9, en matière d'intox, est désormais à bonne école avec Novès... Il n'empêche qu'après les deux confrontations ultraserrées de la saison dernière (voir par ailleurs), le Racing n'est déjà plus très loin de supplanter là aussi le Stade Français. Au point d'avoir droit désormais également aux honneurs du Stadium. Pour un nouveau Clasico ! "Le Racing est leader et a gagné à Brive et Toulon, ce qui n'est pas rien, souligne-t-il. C'est l'équipe en forme du moment, mais nous avons également des certitudes, même si nous avons encore un peu de mal à les mettre en pratique. La progression se fait et c'est cela qui m'intéresse. On fait un bon parcours. Nos trois points de bonus défensif et le nul ramené de Brive équivalent à une victoire bonifiée à l'extérieur. On est dans les clous." Du haut de ses 32 ans, l'ancien international profite de ses premières certitudes naissantes dans sa nouvelle fonction, même s'il précise: "Le seul truc qui me manque, c'est de ne pas être actif sur certaines actions. Je dois apprendre à être moins impulsif sur le banc, mais ça va venir..."