Eisel sur le devant de la scène

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Eisel sur le devant de la scène
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CYCLISME - L'Autrichien Bernhard Eisel a remporté Gand-Wevelgem dimanche.

CYCLISME - L'Autrichien Bernhard Eisel a remporté Gand-Wevelgem dimanche. Il avouait être dans la forme de sa vie à cette époque de l'année. Bernhard Eisel l'a démontré dimanche en remportant Gand-Wevelgem, course promue cette année dans le calendrier du Pro Tour et replacée de fait une semaine avant le Tour des Flandres dans le calendrier des classiques du printemps. Cinquième de Paris-Roubaix en 2006, septième de Gand-Wevelgem la même année, dixième du Tour des Flandres en 2008, l'Autrichien, désigné poisson-pilote de Mark Cavendish dans les sprints au sein de la Columbia, signe à cette occasion la plus belle victoire de sa carrière, lui qui a pris l'habitude de se sacrifier pour les autres. Suffisant rapide pour emmener la bombe Cavendish vers la victoire, Eisel a justifié sa pointe de vitesse en réglant au sprint ses cinq compagnons, présents dans le bon coup jusqu'au final de ce parcours modifié cette année et long de 219 km. Les Belges Sep Vanmarke (Topsport) et Philippe Gilbert (Omega) doivent se contenter des places d'honneur sur le podium devant le vétéran américain George Hincapie (BMC), l'Italien Daniel Oss (Liquigas) et le Belge Jurgen Roelandts (Omega Pharma-Lotto) tandis que Fabian Cancellara, vainqueur la veille du GPE3, et son dauphin, Tom Boonen, n'ont jamais été dans le coup pour la victoire. Hincapie part de trop loin Si le parcours de cette édition 2010 a été révisé, la course s'est une nouvelle fois jouée dans le mont Kemmel. Lors du premier passage, moment choisi par les Liquigas pour durcir la course jusqu'à exploser le peloton en bas de la descente. Tactique payante puisque l'équipe italienne place six de ses coureurs, dont Daniele Bennati (Liquigas), Manuel Quinziato (Liquigas), dans le groupe de tête où l'on retrouve aussi Luca Paolini (Acqua & Sapone), Bernhard Eisel (HTC-Columbia), Matthew Goss (HTC-Columbia), Martijn Maaskant (Garmin-Transitions), Tyler Farrar (Garmin-Transitions), Matti Breschel (Saxo Bank), George Hincapie (BMC), Johnny Hoogerland (Vacansoleil), Bobbie Tracksel (Vacansoleil). Piégés Oscar Freire (Rabobank) et Gilbert font l'effort pour rentrer en solitaire avant que le reste du deuxième groupe ne fasse la jonction. Après une attaque d'Iglinsky, troisième l'année dernière du GPE3, qui place dix coureurs en tête (Oss, Breschel, Freire, Hincapie, Eisel, Vanmarke, Kuzyinski, Gilbert et Roelandts), Breschel, certainement le plus fort de ce groupe de tête, s'essaie à son tour dans le Kemmelberg mais doit renoncer en raison du vent de face. Le lauréat d'A travers les Flandres sera le premier éliminé dans la course à la victoire, victime d'une crevaison à 17 km de la ligne. Iglinsky suivra puis Freire, le vainqueur du Milan-San Remo, et Kuchynski, victimes de leur prise de becs. Des six survivants, Eisel est le plus rapide. Hincapie lance le sprint, de trop loin pour tenir la distance. Rompu à l'exercice, Eisel règle ce petit groupe et lève les bras. Mais pour une fois, ce n'est pas pour saluer un coéquipier.