Dusautoir: "Rester humble"

  • A
  • A
Dusautoir: "Rester humble"
Partagez sur :

Une semaine après avoir fait étalage de toute son expérience et son talent à la face de l'Europe entière en infligeant à Londres aux invincibles Harlequins leur premier revers de la saison (21-10) sans coup férir, le Stade Toulousain doit confirmer ce résultat au Stadium pour faire un pas décisif vers une nouvelle qualification en H Cup. Un objectif minimum qui pour le capitaine Thierry Dusautoir n'a pourtant rien d'anodin. Même pour le grand Toulouse.

Une semaine après avoir fait étalage de toute son expérience et son talent à la face de l'Europe entière en infligeant à Londres aux invincibles Harlequins leur premier revers de la saison (21-10) sans coup férir, le Stade Toulousain doit confirmer ce résultat au Stadium pour faire un pas décisif vers une nouvelle qualification en H Cup. Un objectif minimum qui pour le capitaine Thierry Dusautoir n'a pourtant rien d'anodin. Même pour le grand Toulouse. Thierry, l'erreur face à cette équipe des Harlequins serait de se croire arrivés après cette victoire aussi probante soit-elle à Londres (21-10) ? Oui, ils n'auront pas grand-chose à perdre et ils vont, j'en suis persuadé, le montrer ce week-end. Cette équipe des Harlequins, on la connaît depuis deux ans (deux victoires 23-19, 33-21) et on sait le niveau auquel ils évoluent depuis un certain temps, donc on n'était pas surpris de les voir nous proposer une telle opposition. On s'est préparés en conséquence. Eux savent désormais à quelle intensité on peut jouer et je sais qu'ils vont venir avec des intentions de jeu beaucoup plus importants. Je pense que c'est un match qui va demander d'avoir de la caisse parce qu'on va beaucoup courir. Jean-Baptiste Elissalde dit que lorsque le Stade se met en mode concentration comme ça a été le cas à l'aller, il est difficile à stopper : c'est là la difficulté, parvenir à maintenir ce degré de concentration semaine après semaine ? Oui, mais c'est le lot de toutes les équipes tous les week-ends. Etre au top à chaque rencontre pour essayer de conserver sa place dans l'effectif et pour permettre à l'équipe d'être compétitive. Votre retour de la Coupe du monde, aussi confortable soit-il dans une équipe première du championnat, risquait aussi de perturber un équilibre : comment vous y êtes-vous pris ? Il a fallu que le groupe progressivement réintègre les joueurs internationaux, ça prend un peu de temps et quand tout le monde sera réintégré et que la machine sera bien huilée, on pourra avoir des performances constantes et intéressantes. Ça montre aussi que ce n'est pas anodin d'arriver en quarts de finale de la Coupe d'Europe, ça nous arrive souvent et c'est une performance à chaque fois. La normalité n'a pas sa place ; il faut rester humble par rapport à ce qu'on fait et conscient qu'il faut beaucoup bosser pour l'obtenir.