Dusautoir, la tuile

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Dusautoir, la tuile
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Au sortir d'un Tournoi éprouvant tant sur le plan physique que mental, Thierry Dusautoir, comme l'ensemble de ses coéquipiers du XV de France, était aligné ce samedi, au Stade de France, face au Racing. Peut-être le match de trop pour le capitaine des Bleus et du Stade Toulousain, sérieusement touché à la cheville gauche au cours de la seconde période et qui pourrait être indisponible au moins un mois.

Au sortir d'un Tournoi éprouvant tant sur le plan physique que mental, Thierry Dusautoir, comme l'ensemble de ses coéquipiers du XV de France, était aligné ce samedi, au Stade de France, face au Racing. Peut-être le match de trop pour le capitaine des Bleus et du Stade Toulousain, sérieusement touché à la cheville gauche au cours de la seconde période et qui pourrait être indisponible au moins un mois. Thierry Dusautoir ne s'est pas relevé. Quelques minutes après avoir subi la charge surpuissante de Sébastien Chabal, auteur du troisième et dernier essai de la victoire bonifiée (41-20) du Racing-Métro 92 ce samedi, au Stade de France, sur un Stade Toulousain dominé comme jamais cette saison, le capitaine de l'équipe de France et des Champions d'Europe est la cible d'un plaquage à deux, oeuvre du nouvel entrant Tuugahala et d'un Wisniewski omniprésent. Le symbole de l'impact physique subi par les Stadistes tout au long de l'après-midi et qui sur cette action maltraitent douloureusement la jambe gauche du flanker, restée bloquée. Un calvaire, collectif, s'arrête, un autre commence pour un Dusautoir contraint de sortir sur blessure à la 64e minute de jeu, touché sérieusement à la cheville gauche. Le taulier en chef du XV de France, le visage déformé par la douleur, quitte la pelouse avec l'aide des soigneurs. Le premier verdict tombe dans la foulée de la bouche de Guy Novès : Thierry a une entorse de la cheville, après je n'en sais pas plus sur sa gravité, comme d'habitude, le staff médical fera le point dans la semaine". Des examens complémentaires, notamment une IRM programmée dimanche, permettront d'évaluer précisément la blessure, même si Novès ne cache pas sa préoccupation: "On est toujours inquiet quand l'un des nôtres est touché. En tout cas, je vous rassure, il pourra aller à la Coupe du monde..." Forfait pour Biarritz et la H Cup ? Forcément se pose la question des cadences infernales auxquelles Dusautoir, comme l'ensemble des internationaux, est soumis. Le staff toulousain, contrairement à ses habitudes, avait fait le choix au sortir de ce Tournoi des Six Nations, de mobiliser ce samedi la quasi-totalité de ses cadres, au point de voir au coup d'envoi quatorze internationaux français alignés. Un faux débat que balaye Novès: "Je ne pense pas qu'ils étaient plus émoussés que les internationaux du Racing puisqu'il y avait des Italiens et des Français en face", soulignait le manager toulousain. "J'ai vu Vincent Clerc s'accrocher comme un diable, Maxime Médard aussi. Thierry jusqu'à sa blessure s'est accroché aussi... William Servat, de la même manière, a subi au début en mêlée, mais a repris l'ascendant un peu plus tard. Les internationaux ne sont pas concernés, c'est plutôt notre équipe dans sa globalité qui est concernée et c'est l'ensemble qui, aujourd'hui, est passé à côté et a subi la force, la puissance et le réalisme du Racing." Si l'encadrement toulousain restait prudent, Canal+, évoquant une sérieuse torsion de l'articulation, prévoyait d'ores et déjà un mois d'indisponibilité pour le troisième ligne, qui du même coup tirerait déjà un trait sur le quart de finale de H Cup à venir face au BO à Anoeta.