Dusautoir: "J'ai eu très peur..."

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Dusautoir: "J'ai eu très peur..."
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Tombé au Stade de France sous l'impact physique des Racingmen, Thierry Dusautoir, passée sa frayeur initiale, a déjà repris le chemin de la rééducation, même s'il entend surtout ne pas brûler les étapes. Même sur le flanc, le capitaine des Rouge et noir reste proche de ses coéquipiers et garde toute sa confiance aux cadres du groupe pour assurer en son absence le leadership en cette fin de saison.

Tombé au Stade de France sous l'impact physique des Racingmen, Thierry Dusautoir, passée sa frayeur initiale, a déjà repris le chemin de la rééducation, même s'il entend surtout ne pas brûler les étapes. Même sur le flanc, le capitaine des Rouge et noir reste proche de ses coéquipiers et garde toute sa confiance aux cadres du groupe pour assurer en son absence le leadership en cette fin de saison. Thierry, avec un peu de recul, vous dites-vous que le pire a été évité ? J'ai eu très peur sur l'instant, mais la blessure, finalement, est moins grave que ce que je pensais. J'étais surtout préoccupé par la douleur et j'attendais surtout de connaître les résultats des examens. Je souffre d'une entorse de la cheville gauche et le genou lui aussi a subi une torsion. Il s'agit désormais de récupérer. Aviez-vous pu être alerté par certains signes avant-coureurs ? Non, pas du tout. Je me sentais bien pour ce match. Ce sont des choses qui arrivent et puis je ne me fais pas ça tout seul, je subis sur l'action un bon plaquage à deux (de Tuugahala et Wisniewski, ndlr), sur laquelle ma jambe se bloque et qui entraîne au final cette blessure. Votre blessure intervient quelques minutes après la charge et l'essai de Sébastien Chabal sur laquelle vous subissez l'impact... Il fait une belle charge, moi, je ne parviens pas à le plaquer et il me traîne sur dix mètres. C'est aussi la force de Sébastien d'être capable d'imposer cette puissance-là, il fait une belle entrée, mais il réalise un match à l'image de son équipe. Les Racingmen ont été très bons, ils ont fait un grand match. Ils nous ont dominés dans quasiment tous les secteurs de jeu, ils ont joué, ils ont été très bons sur les impacts, bien organisés en défense tout n'étant pas timorés en attaque, et leur victoire est amplement mérité, la largesse du score (43-21) parle pour eux. Avec nous en face qui n'étions pas très bons, ça donne cette différence au score. "A Toulouse, la notion de capitaine n'existe pas..." Guy Novès a évoqué une indisponibilité d'un mois. Vous fixez-vous cette échéance ? J'attends le feu vert du staff médical et j'écoute les kinés avec pour but de récupérer. Chaque fois qu'il y a une blessure, c'est cette relation de confiance qui compte de toute façon et je sais bien évidemment que c'est du médical que viendra la voie pour récupérer du mieux possible. De quoi est fait aujourd'hui votre quotidien ? C'est assez simple, je suis le matin présent au stade pour les séances kiné et physique, et puis l'après-midi, c'est repos. Avec les matches qui se profilent, on vous imagine rester proche du groupe... Oui, bien sûr, parce que des échéances importantes arrivent pour le club. J'ai envie que l'équipe reste performante, même s'il y a eu un couac le week-end dernier. Au Stade, c'est assez facile pour moi d'intervenir, même si pour le moment, par la force des choses, je suis un peu à l'écart en raison des protocoles que j'ai à suivre, donc je ne suis pas les entraînements. Mais j'ai des retours avec mes coéquipiers avec lesquels on échange beaucoup. L'une des spécificités à Toulouse, c'est qu'au-delà de ton statut de capitaine, le brassard est aussi appelé à beaucoup tourner entre plusieurs vice-capitaines. Vous laissez les clés du camion sans crainte ? (sourire) De toute façon, je dirai qu'au Stade Toulousain, le capitaine est une notion qui n'existe pas trop. On n'est plusieurs à avoir cette fonction-là et au fil des matches, ça change. Ça ne risque pas de me perturber. Je ne sais pas qui sera capitaine ce week-end, ça peut être l'un des deux Yannick (Jauzion ou Nyanga) ou Jean (Bouilhou), c'est une rotation à laquelle le groupe est habitué. En habitué des cadences infernales, est-ce que ce break forcé peut être un mal pour un bien sur le chemin de la Coupe du monde ? Si j'avais pu éviter cet épisode, pour tout dire, je m'en serais bien passé. Après, en ce qui me concerne, la blessure n'est jamais quelque chose de positif.