Dur, dur le "jet lag"...

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Dur, dur le "jet lag"...
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Encore sous le coup du périple de 45 heures auquel on les a soumis pour rejoindre la Nouvelle-Zélande, les joueurs du XV de France subissent pour la plupart les conséquences liées aux dix heures de décalage horaire avec la métropole. Marc Lièvremont, lui, est déjà pressé de pouvoir compter sur un groupe au maximum de son potentiel.

Encore sous le coup du périple de 45 heures auquel on les a soumis pour rejoindre la Nouvelle-Zélande, les joueurs du XV de France subissent pour la plupart les conséquences liées aux dix heures de décalage horaire avec la métropole. Marc Lièvremont, lui, est déjà pressé de pouvoir compter sur un groupe au maximum de son potentiel. Heureux les Anglais qui, en faisant le choix d'un vol Londres-Los Angeles-Auckland, se seraient, dit-on, offert un périple vers la Nouvelle-Zélande nettement moins harassant que les 45 heures auxquelles la fédération française (FFR) a choisi de soumettre les joueurs de Marc Lièvremont passés par Londres et Dubaï, mais aussi Sydney (pour une escale technique), avant de poser le pied au pays du long nuage blanc. Et si les vertus de la classe affaires sont indéniables, les Bleus n'échappent pas au fameux jet lag, qui laisse l'horloge biologique de chacun des trente joueurs sélectionnés dans un piteux état à neuf jours de leur entrée en lice dans la Coupe du monde face au Japon, le 10 septembre, à North Harbour. Soit environ la durée communément admise en moyenne pour s'acclimater à la nouvelle heure. "On nous avait recommandé de ne surtout pas dormir jusqu'à Dubaï... Je peux vous dire qu'on n'était pas beaux à voir", se remémorait Julien Pierre dès son arrivée mercredi, à l'aéroport d'Auckland. Pour le Clermontois, comme pour la plupart des Tricolores, la première nuit dans leur hôtel de Takapuna ressemblait dans de telles conditions à un premier défi, même si de l'aveu même de Marc Lièvremont, "pas mal de joueurs ont fait leurs neuf heures de sommeil." Les mines endormies des Tricolores ce jeudi, tout au long de cette première journée néo-zélandaise, en disaient pourtant long... Des Bleus cernés de toute part qui traînent ces dix heures de décalage comme un boulet avec un leitmotiv : repousser ce sommeil, tout sauf réparateur en la circonstance, qui vous assaille en milieu de journée... Dusautoir: "On a tous envie de dormir" "On espère que les joueurs auront bien récupéré d'ici 48 heures pour faire un bon entraînement samedi, espère Lièvremont, qui avoue une première nuit correcte (de 22 heures à 7 heures). Ce week-end, on souhaiterait travailler sur des entraînements plus rythmés, plus heurtés aussi. Aujourd'hui, certains sont plus en difficulté, mais demain ou après-demain tout le monde sera bien." Et pas question dans l'esprit du sélectionneur d'imaginer devoir faire entrer ce paramètre de la récupération dans sa réflexion sur la composition de son premier quinze de départ face aux Japonais. Après une première séance matinale réduite à son minimum en termes de contenu, ludique et sans contact, à base de jeux avec ballon et de répétitions de combinaison, le passage obligé en début d'après-midi -qui correspond à la nuit en France- par le point presse trahit une lassitude évidente. Des corps comme des esprits, face à des journalistes compatissants pour avoir à partager les mêmes maux. "J'ai eu la chance de dormir, mais pour d'autres, ce fut plus compliqué, admet le capitaine Thierry Dusautoir, pas le plus éprouvé de la troupe, habitué qu'il est désormais des expéditions aux antipodes. Sur les premiers jours, on se concentre à bien récupérer. A cette heure-ci, on a tous envie de dormir." Pourtant, le bus est déjà sur le départ pour le second entraînement du jour. De petits yeux plein de sommeil laissent à penser que, malgré les recommandations du staff médical, certains n'ont pu résister à la tentation d'une sieste prolongée, à l'image du jeune Alexis Palisson: "J'ai plutôt bien dormi, et malgré l'interdiction, j'ai fait une petite sieste. Malgré ça, au cours du premier entraînement, j'ai eu l'impression que mes jambes étaient restées en France." Heureusement, demain sera un autre jour...