Duflos: "On se régale"

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Duflos: "On se régale"
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Intenable sur la scène hexagonale depuis le début de saison avec une honorable troisième place, qu'il tentera de conforter, ce samedi, face à Cannes, lors de la 15e levée de Ligue A, l'Arago de Sète est tout autant irrésistible en Coupe d'Europe. Les protégés de Patrick Duflos ont en effet récemment validé leur billet pour le challenge round de la dite compétition. S'il se dit désireux de jouer sur les deux tableaux, l'entraîneur sétois sait pourtant que la cadence s'annonce infernale d'ici les play-offs.

Intenable sur la scène hexagonale depuis le début de saison avec une honorable troisième place, qu'il tentera de conforter, ce samedi, face à Cannes, lors de la 15e levée de Ligue A, l'Arago de Sète est tout autant irrésistible en Coupe d'Europe. Les protégés de Patrick Duflos ont en effet récemment validé leur billet pour le challenge round de la dite compétition. S'il se dit désireux de jouer sur les deux tableaux, l'entraîneur sétois sait pourtant que la cadence s'annonce infernale d'ici les play-offs. Patrick, on imagine que ces trois victoires consécutives en Ligue A vous permettent d'aborder cette rencontre face à Cannes, samedi, avec le plein de confiance. Oui, complètement. Mais la confiance, on l'avait déjà un peu avant parce qu'on fait un très bon début de saison. C'est vrai que depuis la trêve, on est bien repartis avec trois victoires consécutives en championnat plus la qualification en Coupe d'Europe. Ça fait du bien au mental avant d'aborder Cannes. Comment expliquez-vous cet étincelant état de forme du moment ? Rien ne semble pouvoir altérer votre progression ces temps-ci. On est peu dans la continuité de la saison dernière où l'on a fait une très bonne saison. On a réussi à garder quasiment la même équipe. On a eu une très bonne première partie de championnat. On a eu un petit coup de mou avant Noël, mais on a eu la chance d'avoir cinq jours de vacances qui nous ont fait le plus gros bien et qui ont permis à l'équipe de se ressourcer physiquement mais surtout mentalement. Il faut continuer, on est actuellement sur une bonne série. Après avoir subi la loi des Cannois sur votre parquet (0-3) en début de saison, comment comptez-vous aborder cette confrontation retour sur la côte d'azur ? Comme tous les matches de championnat: en pensant d'abord à essayer de gagner. C'est vrai qu'on avait perdu chez nous à l'aller, mais ce n'était que le deuxième match de championnat, on n'était pas prêt, on avait beaucoup de blessures et on n'était pas au complet. Maintenant ce n'est plus le cas, l'équipe est au complet. Mais ce n'est pas un match primordial pour nous. On reste sur trois victoires de rang, on a fait un petit trou par rapport à nos poursuivants, donc on a beaucoup moins de pression sur ce match. Pour rappel, c'est cette même formation cannoise qui vous a privé l'an passé de finale en play-offs. N'est-elle pas un peu votre bête noire depuis quelques temps ? Non, je ne pense pas. Déjà, on les avait battus l'année dernière. C'est vrai qu'ils nous ont éliminés de peu en fin de saison et qu'ils nous ont empêchés d'avoir le titre en 2005. Mais en général, nos matches contre Cannes sont acharnés. Nous sommes deux équipes à peu près similaires depuis deux ou trois ans, on est assez proche. Une chose est sûre, je préfère perdre ces matches face à Cannes maintenant et les éliminer en play-offs par la suite. "Sur un match, on peut battre tout le monde" Votre victoire face à Saint-Quentin, le mauvais élève de Ligue A, mercredi, vous a permis de recoller Poitiers à une longueur. Après ce succès, les play-offs se profilent à grands pas. C'est notre objectif d'aller en play-offs, c'est vrai que c'est une marge de plus de franchie. Mais on est qu'à mi-championnat, on attaque seulement les matches retour. C'est une belle étape de franchie, on espère continuer sur ce chemin là pour être qualifiés le plus tôt possible et se préparer ainsi comme il faut pour ces play-offs. Pensez-vous avoir les compétences pour prétendre au titre cette saison ? Tout va dépendre de l'état de forme du moment, savoir comment on sera physiquement et mentalement. On a un rythme très élevé avec la Coupe d'Europe ces temps-ci. Ça va dépendre de notre fraîcheur physique et mentale en fin de saison. Si on est vraiment bien dans ce secteur-là, on peut inquiéter tout le monde, c'est sûr. De là à aller chercher le titre, je ne sais pas. L'année dernière on avait battu presque tout le monde. Il nous a manqué un tout petit peu de jus pour aller au bout. Ce sont des choses qu'il va falloir retenir cette année. Il faudra peut-être refaire une petite préparation spécifique pour les play-offs pour être un peu plus frais physiquement et mentalement. Votre victoire sur le parquet de Tours (3-1) à la fin novembre laisse penser que vous êtes un sérieux prétendant et que vous avez les armes pour titiller les plus gros cadors de Ligue A cette saison ? Sur un match, oui, on peut battre tout le monde. Après, il faut savoir gérer l'aspect émotionnel, la tension nerveuse, etc... On a une équipe très jeune, la plus jeune du championnat. Commençons par essayer de nous qualifier à une bonne place pour les play-offs. Qu'est ce qui pourrait ralentir votre progression dans les rendez-vous à venir ? Il y a cet enchainement de matches qui puise pas mal de notre énergie. Il est normal de se demander si l'on aura encore assez d'énergie en fin de saison quand tous les matches importants vont arriver. Quand les play-offs commencent, tous les matches deviennent importants, ça rajoute alors de la tension nerveuse, de la fatigue. La question est de savoir si on arrivera à gérer tout ça. Les équipes sont tellement proches les unes des autres que c'est l'état du moment qui tranchera. "Notre point fort, c'est notre jeu collectif" Vous avez récemment validé votre billet pour le challenge round face à Lennik. La Coupe d'Europe est-elle également un objectif en soi ? Au départ non, ce n'était pas du tout un objectif. Notre but était de passer au moins un tour et de se faire plaisir. On va maintenant attaquer le quatrième tour contre un très gros morceau, un club de légende, Trévise. Pour nous, c'est une aventure fabuleuse, on se régale. On a déjà passé trois tours et maintenant on joue le plus grand club européen des quinze ou vingt dernières années. C'est fabuleux. Recevoir chez nous un club mythique comme cela... Ça sera un gros évènement. Tout le monde en parle dans notre ville. Je ne sais pas comment on va faire pour accueillir tout le monde dans notre salle, il va falloir casser des murs pour faire un petit peu de place. Comme vous l'avez souligné, Trévise est un gros calibre tout droit venu de la Ligue des champions. Croyez-vous en un exploit de vos protégés ? Sincèrement oui, je pense que c'est faisable. Bien sûr ce sera très dur mais c'est faisable. Déjà parce qu'on les reçoit au match retour et que dans notre salle, tout est possible. Avec le public qu'on a en ce moment, une salle archi-pleine et beaucoup d'ambiance, l'exploit est permis. Ça permet de surmotiver nos joueurs. C'est évident par contre que ça ne va pas se faire dans la facilité. Mais je crois qu'on est capable de le faire. D'autant que si l'on se fie aux stats, vous avez dominé les Tourangeaux qui, eux même, se sont imposés face à Trévise en Ligue des champions. On se dit alors que la victoire de l'Arago est inévitable (sic) ? Oui (rires). Ça reste plus des analyses mathématiques que du sportif. C'est vrai que ce jour-là, face à Tours, on avait fait un très gros match mais les Tourangeaux avaient aussi été en dedans. Ils revenaient d'un gros match de Coupe d'Europe face à Belgorod. C'était la vérité d'un jour qui ne se répète que rarement dans le sport. Ça ne veut rien dire du tout. Quelles sont les points forts de l'Arago cette saison qui pourraient faire pencher la balance en votre faveur tant en Ligue A qu'en Coupe d'Europe ? Notre point fort, c'est notre jeu collectif, on n'a pas forcément de très grosses individualités mais on a un jeu collectif qui est bien en place et on a une énorme solidarité entre les joueurs qui s'entendent très bien et qui ont envie de jouer ensemble.