Duchaussoy va y aller

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Duchaussoy va y aller
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S'il affirme que sa décision n'est pas encore prise, il serait très étonnant de voir le président intérimaire de la Fédération française de football renoncer à l'élection du nouveau patron de la FFF. C'est en tout cas le sentiment laissé par Fernand Duchaussoy mardi soir dans un entretien qu'il a accordé à Infosport. Bilan de sa mission, état de l'équipe de France et ce qu'il pense de Noël Le Graët, son adversaire supposé, Duchaussoy n'évite aucune question.

S'il affirme que sa décision n'est pas encore prise, il serait très étonnant de voir le président intérimaire de la Fédération française de football renoncer à l'élection du nouveau patron de la FFF. C'est en tout cas le sentiment laissé par Fernand Duchaussoy mardi soir dans un entretien qu'il a accordé à Infosport. Bilan de sa mission, état de l'équipe de France et ce qu'il pense de Noël Le Graët, son adversaire supposé, Duchaussoy n'évite aucune question. A quelques jours d'une Assemblée générale décisive pour son avenir dans les plus hautes instances du football français, Fernand Duchaussoy a choisi le petit écran pour annoncer, même si cela n'est pas une révélation, sa candidature. Devant les caméras d'Infosport et de son grand forum, le président intérimaire de la Fédération française de football n'a certes pas affirmé clairement son envie de se succéder mais la nuance n'est pas grande. A la question « Allez-vous vous présenter ? », le président intérimaire de la Fédération française de football a simplement répondu "probablement", avant de préciser: "Je n'ai pas encore pris ma décision, j'en parlerai au Conseil fédéral le 17 décembre, à la veille de la fin de mon mandat. Si je n'ai pas la confiance du Conseil fédéral, je n'ai aucune chance d'être entériné au cours de l'Assemblée fédérale." Mais aura-t-il surtout la cote en face de Noël Le Graët son adversaire supposé ? "Il a des qualités pour le faire, il pense peut-être que l'intérim est terminé et il veut montrer ses capacités, c'est le jeu démocratique, je ne m'en offusque pas mais je pense être aussi capable", rétorque-t-il. Duchaussoy contre Le Graët ou le football amateur contre celui des professionnels nourriront sans doute l'Assemblée générale de samedi prochain et l'élection qui doit désigner un nouveau président. A l'horizon se trouve la nouvelle méthode de gouvernance de la FFF, ardemment désirée après le fiasco du Mondial 2010. "Le projet de gouvernance est un projet commun. Il est contesté dans une partie du foot amateur et certains chez les pros disent « On s'est fait manger ». L'explication est simple. Un consensus veut dire que chacun a fait un pas vers l'autre et on a tendance à dire un peu plus ce que l'on a perdu mais pas ce que l'on a gagné", estime-t-il. Et à l'image des hommes ou femmes politiques, Duchaussoy a défendu son bilan. "Je suis optimiste par nature mais j'estime avoir mené la mission que l'on m'a confiée en juillet. Je vous rappelle que l'on était dans une double crise : sportive après le résultat des Bleus et une crise morale suite aux événements que l'on connaît. Et être président intérimaire dans cette situation, ce n'était pas évident", souligne-t-il. Si les décideurs du football tricolore en sont également convaincus, Fernand Duchaussoy peut alors espérer rempiler.