Du gros ou... Nicosie pour l'OM et l'OL

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Du gros ou... Nicosie pour l'OM et l'OL
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C'est vendredi qu'est effectué à Nyon (Suisse) le tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions. Les deux clubs français encore en lice en C1, Lyon et Marseille, deuxièmes de leur groupe lors de la première phase, ont peu de chances d'échapper à un gros morceau, à moins qu'ils ne tombent sur le premier de groupe que tout le monde veut, l'APOEL Nicosie.

C'est vendredi qu'est effectué à Nyon (Suisse) le tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions. Les deux clubs français encore en lice en C1, Lyon et Marseille, deuxièmes de leur groupe lors de la première phase, ont peu de chances d'échapper à un gros morceau, à moins qu'ils ne tombent sur le premier de groupe que tout le monde veut, l'APOEL Nicosie. Les regards lyonnais et marseillais seront tournés vers la Suisse vendredi sur les coups de midi, et plus précisément vers Nyon, siège de l'UEFA, où aura lieu le tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions. Qualifiés une semaine plus tôt pour le Top 16 de la C1 à l'issue de scénarios pour le moins inattendus, l'OM, vainqueur à Dortmund (3-2), et l'OL, qui a renversé une situation plus que compromise en réussissant un carton à Zagreb (7-1) qui, sans doute inutilement, a fait couler beaucoup d'encre, connaîtront l'adversaire qui croisera leur route en février et mars. Un adversaire qui sera, au moins pour l'une des deux équipes, un grand d'Europe, puisque comme les deux clubs ont terminé deuxièmes de leur groupe, ils seront opposés à un premier de groupe. La liste des premiers de groupe ? Elle commence par une poignée de clubs ayant remporté l'épreuve une ou plusieurs fois, à savoir le tenant du titre, Barcelone, couronné à quatre reprises, le Real, qui détient le plus grand nombre de victoires (neuf), le Bayern Munich (quatre titres également), l'Inter Milan (trois) et Benfica (deux). Elle se poursuit par deux équipes anglaises qui, depuis l'instauration des huitièmes de finale en 2003/04, ont toujours été présentes à ce stade de la compétition, Arsenal et Chelsea, elle s'achève par l'équipe que tous les deuxièmes de groupe ont demandée par anticipation au Père Noël... l'APOEL Nicosie. Gonalons: "Je souhaite éviter de tomber sur Barcelone" Présent pour la première fois de son histoire en huitièmes de finale, le club chypriote a en outre réussi l'exploit d'achever la phase de poules à la première place, devant le Zénith Saint-Pétersbourg, mais surtout le FC Porto, double champion d'Europe (1987 et 2004) et qui devra se contenter de poursuivre son aventure européenne en «D2», à savoir en Ligue Europa. Un véritable exploit qui situe la valeur de cette formation, mais qui n'empêche pas ses potentiels adversaires de souhaiter faire le voyage de Nicosie en fin d'hiver. Même s'ils ne le disent pas ouvertement, de peur de paraître suffisants... "C'est certain qu'on préférerait éviter les plus gros clubs. Mais que ce soit le Barca ou l'APOEL, tous les clubs sont dangereux, même si certains matches comme face au Barca ou au Real apportent du prestige et sont importants à jouer pour nous", estime ainsi le Marseillais Loïc Rémy sur le site de son club, tandis que le Lyonnais Maxime Gonalons ajoute: "Si cette équipe s'est qualifiée en terminant en tête de son groupe, cela doit signifier quelque chose". Le milieu de terrain de l'OL, s'il ne veut pas se hasarder à de vains pronostics, émet tout de même un voeu: "Je souhaite éviter de tomber sur Barcelone qui a été une nouvelle fois extraordinaire lors du Clasico. Peu de chances de l'emporter contre cette équipe." Lyon a payé il y a trois ans pour savoir que le Barça était effectivement le gros morceau à éviter (élimination en huitièmes), et le pire tirage possible. Après ? Mieux vaut éviter le Real Madrid, que l'OL, qui l'a affronté au premier tour, ne pourra pas retrouver en huitièmes, le Bayern, qui a barré la route de la finale aux Lyonnais il y a deux ans et affiche un gros potentiel offensif cette saison, mais également les clubs anglais, Chelsea et Arsenal (que l'OM ne peut affronter en huitièmes), toujours dangereux à l'heure d'attaquer les phases finales et qui se seront peut-être renforcés au mercato. Il en sera sans doute de même pour l'Inter Milan qui, après un début de saison catastrophique, relève peu à peu la tête et ne sera pas forcément bon à prendre en février, tandis que Benfica est peut-être, en dehors de Nicosie, l'adversaire le plus abordable sur le papier pour l'OM et l'OL. Verdict vendredi en début d'après-midi...