Du beau monde à San Sebastian

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Du beau monde à San Sebastian
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Traditionnelle transition entre le Tour de France et la Vuelta, la Clasica San Sebastian offre un plateau relevé ce samedi. Les frères Schleck, Philippe Gilbert, Samuel Sanchez, entre autres, seront au départ d'une course qui sourit souvent aux Espagnols, mais pas aux coureurs basques. L'occasion pour le meilleur grimpeur du Tour de réparer cette anomalie.

Traditionnelle transition entre le Tour de France et la Vuelta, la Clasica San Sebastian offre un plateau relevé ce samedi. Les frères Schleck, Philippe Gilbert, Samuel Sanchez, entre autres, seront au départ d'une course qui sourit souvent aux Espagnols, mais pas aux coureurs basques. L'occasion pour le meilleur grimpeur du Tour de réparer cette anomalie. Finis les critériums d'après-Tour et les kermesses de village, place aux choses sérieuses. Six jours seulement après la fin de la Grande Boucle, la Clasica San Sebastian offre un beau piédestal aux coureurs frustrés par leur performance sur les routes françaises, mais pas seulement. Les organisateurs basques, qui ont souffert du manque d'investissement en raison de la crise qui sévit en Espagne, ont mené durant le Tour une campagne pour attirer les meilleurs au départ de la course samedi. Et visiblement, elle a porté ses fruits puisque les frères Schleck, Philippe Gilbert, Thor Hushovd, Samuel Sanchez, Ivan Basso, Damiano Cunego, Robert Gesink et le vainqueur sortant, Luis Leon Sanchez, ont répondu favorablement. Cette profusion de talents laisse augurer d'une course de mouvement qui fait la marque de fabrique de la Clasica San Sebastian. Un petit jeu qui pourrait faire les affaires de Samuel Sanchez, le meilleur grimpeur du Tour. Sur les terres de l'équipe Euskaltel-Euskadi, qui n'a paradoxalement jamais remporté la course, le champion olympique entend, modestement, "écrire une nouvelle page dans l'histoire" de la formation basque. Sa capacité de récupération, après trois semaines intenses en France, déterminera son rendement. L'enjeu est le même pour Sylvain Chavanel. Avant de se projeter sur le Tour d'Espagne, le coureur de la Quick Step, qui estime avoir bien recouvré ses moyens après sa luxation de l'épaule, débarque avec de l'ambition: "C'est une course que j'ai toujours aimée. Ces dernières années, j'ai couru devant et il ne m'a pas manqué grand-chose pour gagner." Difficile toutefois de contrer les velléités espagnoles. Sur les sept dernières éditions, six sont tombées dans leur escarcelle, soit deux fois plus que les Français depuis la création de l'épreuve en 1981 (Armand De Las Cuevas en 1994 et Laurent Jalabert en 2001 et 2002). Les Belges ne se sont jamais vraiment illustrés, avec pour seul succès celui de Claude Criquielion en 1983. L'occasion pour Philippe Gilbert d'élargir son palmarès dans les classiques, s'il a maintenu son niveau affiché lors de la première semaine du Tour de France. Ses qualités de puncheur pourraient s'exprimer à merveille dans l'Arkale, la dernière ascension avant l'arrivée, s'il tient le choc dans le Jaizkibel, principale difficulté du parcours.