Dovizioso, tout à prouver

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Dovizioso, tout à prouver
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Outre l'impeccable Casey Stoney, l'autre attraction d'Indianapolis ce week-end devrait être le coéquipier de l'Australien, Andrea Dovizioso. Et ce, bien malgré lui. Annoncé déjà quasi-partant du team Repsol pour la saison prochaine, l'Italien aura à coeur de démontrer sa récente montée en puissance à tout le paddock. D'autant que le Transalpin a toujours sa carte à jouer au classement pilotes...

Outre l'impeccable Casey Stoney, l'autre attraction d'Indianapolis ce week-end devrait être le coéquipier de l'Australien, Andrea Dovizioso. Et ce, bien malgré lui. Annoncé déjà quasi-partant du team Repsol pour la saison prochaine, l'Italien aura à coeur de démontrer sa récente montée en puissance à tout le paddock. D'autant que le Transalpin a toujours sa carte à jouer au classement pilotes... L'été n'aura pas fait que des heureux en MotoGP. Au lendemain de la future réduction de budget annoncée par l'écurie Honda, certains pilotes de la firme japonnaise semblent déjà voués à changer de guidon la saison prochaine. Principal concerné par ce vent nouveau, l'Italien Andrea Dovizioso. L'écurie Repsol passant de trois à deux motos en 2012, le patron de l'équipe Shuhei Nakamoto aurait clairement pour but de conserver Casey Stoner et Dani Pedrosa, quitte à sacrifier l'actuel troisième du classement de la catégorie reine. Car là est bien le crève-coeur de l'ancien champion du monde 125, qui réalise actuellement sa plus belle saison depuis son arrivée en MotoGP, avec cinq podiums et quatre places de dauphin. Une progression qui le place aujourd'hui à 55 points d'un Casey Stoner pourtant quasi-irrésistible cette année. Pas de quoi décourager l'intéressé, prêt à confirmer un peu plus son bon cru 2011, et conscient qu'il lui reste encore de la marge, comme il l'a récemment confié au Corriere dello Sport. "J'arrive à Indianapolis dans le but de poursuivre le momentum, après le podium de Brno, a-t-il déclaré en fin de semaine dernière. Maintenant, je sais qu'il ne me reste qu'une étape à franchir pour vraiment concurrencer Casey: je dois enfin commencer à gagner !" D'autant que si Repsol ne semble plus penser à lui, d'autres têtes pensantes des paddocks lui feraient déjà les yeux doux. C'est notamment le cas de Lucio Cecchinello, patron de la team LCR, qui verrait d'un très bon oeil l'arrivée du Transalpin pour épauler l'irrégulier Toni Elias, voire même l'actuel leader de Moto2, l'Allemand Stefan Bradl. "Je dois encore en discuter avec les sponsors", confiait d'ailleurs l'Italien sur le site GPOne, rappelant que la décision d'engager une deuxième moto ne se ferait pas du jour au lendemain. On le comprend au vu des 3 millions et demi d'euros que devrait débourser LCR pour recruter Dovizioso et lui offrir un nouveau guidon. Un succès de l'Emilien à Indianapolis aurait toutefois vite fait d'accélérer le processus et de pousser l'écurie à mettre la main au porte-feuille.