Doussain en terrain conquis

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Doussain en terrain conquis
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Tout au long de cette 7e Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le journal des Bleus. Débarqué lundi en Nouvelle-Zélande, Jean-Marc Doussain fait déjà l'unanimité chez les Tricolores. Lièvremont tacle la logique anglo-saxonne de ce Mondial, la France cartonne sur TF1 et Palisson sera encore trop juste pour jouer les Blacks.

Tout au long de cette 7e Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le journal des Bleus. Débarqué lundi en Nouvelle-Zélande, Jean-Marc Doussain fait déjà l'unanimité chez les Tricolores. Lièvremont tacle la logique anglo-saxonne de ce Mondial, la France cartonne sur TF1 et Palisson sera encore trop juste pour jouer les Blacks. Loin de la polémique qui, en coulisses, aura entouré les négociations autour de son arrivée en Nouvelle-Zélande, Jean-Marc Doussain - qui s'est envolé depuis Paris samedi soir, quelques heures après avoir pris part à la victoire du Stade toulousain sur Biarritz, et n'a rallié Auckland que lundi dans l'après-midi - peut d'ores et déjà compter sur la belle unanimité des Bleus à son sujet. Le successeur de David Skrela au sein du groupe France bénéficie, c'est peu de le dire, d'une belle cote auprès de ses futurs partenaires de sélection. Le jeune demi polyvalent, capable d'évoluer à l'ouverture comme à la mêlée - mais que Lièvremont a appelé en tant que n°10 - peut bien n'avoir que 20 ans tout juste et ne compter aucune sélection en équipe de France, Doussain inspire les Bleus. A commencer évidemment par le sélectionneur, qui a ainsi misé sur lui: "J'ai confiance en ce joueur, même si je ne le connais pas, que je ne l'ai jamais eu dans l'équipe. Je considère que c'est le prétendant le plus capable à ce poste-là (...) Il a les qualités d'un joueur de très haut niveau, beaucoup de punch, un garçon très agressif, déjà très spontané, un très bon technicien, bon jeu au pied, bon passeur. Un garçon qui a du tempérament, puisque je sais que tous ses entraîneurs en sélections de jeunes et en clubs ne tarissent pas d'éloges sur son investissement. A mon sens, c'est un garçon capable de jouer des matches de haut niveau, comme ceux qui vont nous être proposés ces prochaines semaines." Pourtant, pas question d'imaginer le jeune Toulousain postuler pour le choc face aux Blacks: "On veut lui laisser vraiment le temps de digérer le décalage horaire, et de s'installer avec nous." Du côté des joueurs, là aussi, on ne tarit pas d'éloges sur l'intéressé. Il y a les Toulousains qui savent de quoi ils parlent, à l'image de Jean-Baptiste Poux: "Il a sa carte à jouer", déclare, convaincu, le pilier tricolore: "C'est un joueur qui est travailleur, sérieux, et je suis persuadé qu'il va rentrer dans cette compétition et dans la vie du groupe sans se poser de questions, en profitant de chaque moment. Ça fait une saison qu'on le côtoie, c'est quelqu'un de besogneux. Il a la chance, il a cette opportunité. A lui de la saisir." Une saison, une seule aura donc suffi à Doussain, révélation du dernier Top 14, pour recevoir l'adoubement de ses pairs: "Il a su faire sa place au Stade toulousain, relève Imanol Harinordoquy ,auquel n'aura pas échappé que le "Petit Byron", comme on le surnomme, a évincé le grand Kelleher à Toulouse. "C'est un garçon qui a l'air costaud dans sa tête, et dans les matches durs." Une ascension exceptionnelle, que Poux décrit en témoin privilégié: "L'année dernière, il est rentré dans le groupe, il a enchaîné les matches en tant que titulaire sans se poser de questions. Il était bien entouré bien sûr, on était là pour lui montrer le chemin, mais c'est quelqu'un qui est à l'écoute. Il n'a pas la grosse tête, il l'a bien sur les épaules." Au point de n'étonner personne par sa présence: "Ça ne surprend personne qu'il soit sélectionné. C'est un très, très bon joueur, convient Fabien Barcella. C'est un joueur qui, dans les années à venir, va compter beaucoup de sélections." Lièvremont et "la logique anglo-saxonne" Le traitement imposé aux équipes dites mineures dans cette Coupe du monde continue de susciter l'indignation ou l'indifférence. Ce week-end, c'était au tour de Marc Lièvremont de réagir, et le sélectionneur tricolore en a profité au passage pour saluer à sa façon l'attitude de l'IRB à l'égard des nations émergentes: "C'est la logique anglo-saxonne, c'est-à-dire que les puissants sont avantagés et que les soi-disant petits doivent se démerder pour devenir puissants, sinon ils assument... Nous, dans une logique plus française, on parlerait d'équité et on s'indignerait de ce type de principes. Mais ça l'a toujours été, je crois, depuis 1987 c'est le mode de fonctionnement." Médias: Les Bleus cartonnent sur TF1 Dimanche, le deuxième match de Coupe du monde de l'équipe de France face au Canada, diffusé en direct à 10h30 sur TF1, a rassemblé 7,6 millions de téléspectateurs, soit 59% de part d'audience sur les individus de 4 ans et plus. Ils étaient 9,6 millions de personnes devant leurs petits écrans, en fin de rencontre, pour assister à la victoire bonifiée des Bleus (46-19). D'ores et déjà, le match se place très largement en tête des audiences et réalise le meilleur résultat pour un match de rugby sur l'année 2011, toutes chaînes confondues. Quoi de neuf, "Doc" ? Même s'il avoue avoir pensé à décaler jeudi l'annonce de sa composition d'équipe en vue du match contre les All Blacks, afin de "se donner un peu plus de temps, laisser les joueurs récupérer, et éventuellement faire le point avec d'éventuels blessés", Marc Lièvremont aura bien dévoilé lundi soir, à 22 heures, sa très attendue liste des joueurs retenus pour le choc. Au-delà des deux points de suture reçus sur la pommette par Jean-Baptiste Poux face aux Canadiens, aucun blessé n'était à signaler à l'issue de ce match, l'entorse de William Servat n'étant au final qu'une simple torsion. Un groupe pour lequel Alexis Palisson, bien qu'en phase de reprise (déchirure au psoas), n'était pas en mesure de postuler: "Il aurait fallu que sa ré-athlétisation sur ce week-end soit plus aboutie", regrette le sélectionneur. "On n'a pas voulu prendre de risques sur une blessure musculaire de ce type, à vouloir vraiment forcer les délais, et je crois qu'on devra encore se passer d'Alexis ce week-end." Victime d'une déchirure aux ischio-jambiers, Nicolas Mas devrait être fixé sur son indisponibilité, à l'occasion d'examens programmés en milieu de semaine. SAMEDI: Cudmore, c'est respect !