Douchez, l'Europe pour exister

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Douchez, l'Europe pour exister
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En attendant l'entrée en lice du Paris Saint-Germain dans les coupes nationales, Nicolas Douchez profite de la Ligue Europa pour glaner du temps de jeu. La doublure de Salvatore Sirigu gardera le but du club de la capitale, ce jeudi sur le terrain de Bilbao, avec l'envie de marquer des points pour retrouver un statut de titulaire. Et de s'imposer au PSG, une formation que l'ancien Rennais n'a aucune envie de quitter malgré le contexte.

En attendant l'entrée en lice du Paris Saint-Germain dans les coupes nationales, Nicolas Douchez profite de la Ligue Europa pour glaner du temps de jeu. La doublure de Salvatore Sirigu gardera le but du club de la capitale, ce jeudi sur le terrain de Bilbao, avec l'envie de marquer des points pour retrouver un statut de titulaire. Et de s'imposer au PSG, une formation que l'ancien Rennais n'a aucune envie de quitter malgré le contexte. C'est un PSG serein et leader de la Ligue 1 qui défie ce jeudi l'Athletic Bilbao dans "la Cathédrale" de San Mamés. Une enceinte mythique qui sert de jardin à un club basque à la peine en ce début de saison, en atteste une 19e place au classement de la Liga, les joueurs de Marcelo Bielsa n'ayant pas encore enregistré la moindre victoire en championnat après cinq sorties. Toujours est-il que les Leones représentent l'adversaire le plus coriace des Parisiens dans un groupe F complété par les modestes formations de Salzbourg et du Slovan Bratislava. Quinze jours après une victoire aisée contre le club autrichien (3-1), le PSG va tenter face à Fernando Llorente et consorts de bonifier ce premier succès. L'occasion pour Antoine Kombouaré de procéder à un turnover alors que Kevin Gameiro et Jérémy Ménez n'ont pas fait le voyage dans la province de Biscaye. "Faire tourner l'effectif ? J'y pense bien sûr. Ça fait partie de mes réflexions. C'est notre 6e rencontre en dix-huit jours. Ça devient dur physiquement", a rappelé le technicien kanak dans des propos relayés par Le Parisien. A trois jours du choc de la 9e journée de Ligue 1 contre Lyon, la gestion des ressources humaines est capitale pour le PSG et dans une équipe remaniée, Nicolas Douchez fera office de dernier rempart. L'histoire est connue, le gardien français rejoignant le PSG avec le costume de n°1 avant de se blesser et de laisser le champ libre à Salvatore Sirigu, qui a posé pour condition à sa venue d'être aligné dans le onze de départ tant que son rendement est jugé satisfaisant. Convaincant depuis son arrivée, le portier italien est donc le titulaire du poste. Une situation complexe pour Douchez. "Pour les médias et pas mal d'observateurs, je suis cantonné au rôle de doublure. Mais, moi, je ne me considère pas comme tel, confie le natif de Rosny-sous-Bois dans un entretien accordé au Parisien. Aujourd'hui, je suis remplaçant, mais mon ambition est de redevenir titulaire. Quand on accepte le statut de doublure, généralement on le reste.""Partir ? Ça ne m'a même pas effleuré l'esprit" Aligné à Bilbao, Douchez aura une nouvelle occasion de démontrer qu'il est plus qu'une solution de rechange, lui qui n'entend pas baisser les bras. "Pour les gens qui me connaissent, j'ai déjà vécu des choses plus compliquées et plus dures que ça. Là, c'est une déception, mais je vis ça comme une épreuve et un défi, assure l'ancien Toulousain. Quand on prend la chronologie de ma carrière, je n'ai jamais fait des choix pour le confort. Même si je ne joue pas aujourd'hui, ça ne met pas un terme à ma carrière alors que, plus jeune, ça aurait pu s'arrêter là. Aujourd'hui, ce n'est pas simple mais pas insurmontable." C'est donc un Douchez déterminé qui espère regagner sa place de titulaire dans une formation parisienne qu'il assure n'avoir jamais voulu quitter. "Je vais être très clair et très franc. A aucun moment, je n'ai songé à partir. Ça ne m'a même pas effleuré l'esprit. La saison est longue, et j'ai envie de récupérer ma place. Après, si je vis mal la situation et si ça devient invivable pour tout le monde — ce qui m'étonnerait —, on songera peut-être à quelque chose comme ça. Mais, aujourd'hui, c'est loin d'être le cas, affirme celui qui n'a pas une croix sur l'équipe de France. Je l'ai toujours dans la tête. Je n'étais pas loin des Bleus ces derniers temps et je sais que mes qualités ne sont pas parties du jour au lendemain. Mais, pour espérer retourner un jour jouer avec l'équipe nationale, il faut que je redevienne titulaire dans mon club." Une bonne prestation face à Bilbao ne serait pas de trop dans cette optique.