Double victoire pour Duchaussoy

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Double victoire pour Duchaussoy
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Fernand Duchaussoy a été élu président de la Fédération française de football, samedi, à Paris.

Comme attendu depuis le retrait, vendredi, de Noël Le Graët, Fernand Duchaussoy a été élu président de la Fédération française de football, ce samedi, à l'issue de l'Assemblée fédérale qui s'est tenue à Paris. Mais l'enjeu principal pour le successeur de Jean-Pierre Escalettes était de faire passer la loi-cadre, base de la réforme de la gouvernance de la FFF. C'est chose faite avec 82,7% des voix. Son premier mot a été : "Merci !". "Il n'y a qu'un seul vainqueur aujourd'hui : le football !", a ajouté Fernand Duchaussoy, qui a été élu président de la Fédération français lors de l'Assemblée fédérale, qui s'est tenue ce samedi à Paris. Un résultat sans surprise, puisque son adversaire, Noël Le Graët, s'était retiré vendredi. Duchaussoy, qui était soutenu par les amateurs, largement majoritaires dans le scrutin, a ainsi obtenu 79,40% des voix, et succède officiellement à Jean-Pierre Escalettes, démissionnaire en juillet dernier. Depuis, Duchaussoy assurait l'intérim. Le voilà reconduit jusqu'au 18 juin 2011, avec pour mission de mener à bien la réforme de la Gouvernance de la FFF, amorcée par l'adoption de la loi-cadre ce samedi. Car c'était là l'autre enjeu de la journée, et certainement le principal. Là-dessus, Duchaussoy n'était pas assuré de l'emporter. Le vote des amateurs, qui voyaient d'un mauvais oeil la redistribution des cartes en faveur des professionnels, n'était pas acquis. C'est finalement avec une large majorité (82,7% des suffrages), que cette fameuse loi-cadre a été adoptée. "Vous avez eu le courage tout à l'heure de dépasser vos intérêts particuliers, a déclaré Duchaussoy à l'adresse des membres de l'Assemblée fédérale. Vous avez eu le courage de regarder au-delà des circonstances présentes les impératifs de l'avenir. Vous avez eu le courage du changement. Nous avons franchi une étape capitale avec ce vote de la réforme de la gouvernance." Prochaine élection en juin 2011 La feuille de route de Duchaussoy est désormais tracée. Sa priorité sera de nommer un nouveau Directeur général, pour remplacer Jacqueq Lambert, qui a quitté le navire fin novembre, ainsi que le successeur de Gérard Houllier à la DTN, qui prendra en charge "la redéfinition indispensable de la politique de formation, afin de nous redonner une avance sur les autres Nations.» Puis le "nouveau" président de la FFF devra donc poursuivre la réforme de la gouvernance, entamée lors des Etats généraux du football français, voulus par Nicolas Sarkozy après le fiasco des Bleus en Afrique du Sud, et qui se sont tenus fin octobre. Adoptée par l'assemblée fédérale, la loi-cadre devra faire l'objet, pour une réforme effective des statuts, d'un nouveau vote lors d'une assemblée fédérale extraordinaire le 2 avril prochain. La réforme prévoit l'instauration au printemps prochain d'un nouveau système d'élection au scrutin de liste du président de la FFF. Le vote est programmé pour le 18 juin prochain, et Le Graët n'exclut pas de se présenter contre Duchaussoy. La loi-cadre met également en place un comité exécutif d'une douzaine de membres chargé de diriger effectivement la FFF, et d'une "haute autorité", équivalant à un conseil de surveillance, chargée de contrôler le travail du comité. En outre, l'équilibre actuel des voix au sein de la Fédération - 75% pour le monde amateur, 25% pour le monde professionnel - sera rééquilibré au profit des professionnels, qui devraient bénéficier d'une minorité de blocage. "Nous avions besoin d'une gouvernance forte, lisible, plus démocratique, pour mener à bien un projet ambitieux pour le football. Maintenant, c'est un projet social et économique que nous devons construire", a souligné le président de la FFF. "Cela sera notre défi majeur pour les mois et les années à venir, avec en tête l'objectif d'un football plus fort et plus rassembleur que jamais dans notre pays pour l'Euro 2016 (organisé par la France)", a conclu Fernand Duchaussoy, qui a désormais les coudées franches pour mener à bien son projet. Un petit miracle, au vu des remous qui ont agité la « 3F » ces derniers mois.