Dortmund roule sur le Bayern

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Dortmund roule sur le Bayern
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Dortmund ne s'arrête plus! Ce dimanche, lors de la 7e journée de Bundesliga, le Borussia, seule équipe à tenir tête à l'étonnant leader Mayence, a dominé le Bayern Munich (2-0), toujours à la peine en championnat. Dominateurs pendant 45 minutes, les Bavarois ont cédé sur deux buts de Barrios et Sahin, et peuvent maudire l'inefficacité de leurs attaquants.

Dortmund ne s'arrête plus! Ce dimanche, lors de la 7e journée de Bundesliga, le Borussia, seule équipe à tenir tête à l'étonnant leader Mayence, a dominé le Bayern Munich (2-0), toujours à la peine en championnat. Dominateurs pendant 45 minutes, les Bavarois ont cédé sur deux buts de Barrios et Sahin, et peuvent maudire l'inefficacité de leurs attaquants. Dix points d'écart. Le verdict est cruel mais il reflète le contraste entre un Bayern Munich moribond et un Dortmund euphorique. Entre une équipe pour qui les coups durs s'enchaînent, et une formation du Borussia sur un nuage depuis le début de la saison. La victoire des hommes de Jurgen Klopp (2-0), la première pour l'entraîneur des Schwarz-Gelben en onze rencontres face à l'ogre bavarois, mais surtout la sixième de rang en Bundesliga pour le BvB, n'a fait que confirmer cette tendance. Tout réussit ces dernières semaines à la jeunesse triomphante du Borussia, meilleure attaque de Bundesliga, emmenée par Kagawa (21 ans, 4 buts cette saison), Grosskreutz (20 ans, 3 buts et appelé par Löw en Nationalmannschaft cette semaine) ou encore Sahin (5 passes décisives). Face aux champions en titre, les Jaune et noir, dominés pendant 45 minutes, ont fait le dos rond avant de punir leur adversaire dès leur première occasion, ou presque. La marque d'une équipe en forme. Tout l'inverse de ce Bayern, solide en Ligue des champions et méconnaissable dans son championnat, seulement 12e avec 3 points d'avance sur la zone rouge, déjà "richement" garnie de Schalke et Stuttgart. Tout simplement le pire de début de saison du géant bavarois depuis plus de 30 ans. Certes, la copie rendue ce dimanche par les hommes de Louis van Gaal, qui doivent à apprendre à composer sans Robben et Ribéry, est loin d'être mauvaise. Elle fut même plutôt bonne lors des 45 premières minutes, probablement les meilleures disputées par les coéquipiers de Bastian Schweinsteiger depuis le début du championnat. Mais le Bayern souffre devant. Terriblement. Ses attaquants, Gomez, Klose et Olic, n'ont pas marqué une seule fois lors des sept premières journées. Et le finaliste de la ligue des champions se traîne au fin-fond du classement des attaques de Bundesliga. Impensable. Mais mathématique. Dortmund revit après la pause Klose et Olic sur le banc au coup d'envoi, tous les maux des Munichois se sont concentrés sur le pauvre Mario Gomez. Seul en pointe, l'international allemand n'a pas manqué de munitions lors de la première période. Mais par malchance ou par maladresse, et bien souvent un peu des deux, il n'est jamais parvenu à débloquer son compteur. Sa reprise du gauche, sur un coup franc lointaine de Badstuber, passe d'abord à quelques centimètres du poteau gauche de Weidenfeller (6e). Puis il tergiverse un peu trop tôt dans la surface et permet le retour in extremis de Subotic (25e). Parfaitement lancé par Schweinsteiger, Gomez crochète cette fois-ci Subotic, mais voit sa frappe, déviée par Weidenfeller, filer juste au-dessus de la transversale (41e). Pas plus de réussite pour l'ancien de Stuttgart, peu après, sur une tête qu'il ne cadre pas, pourtant seul au point de penalty (44e). C'est beaucoup. Et évidemment trop. Et Dortmund pendant ce temps-là ? Pendant 45 minutes, le Borussia fait un piètre dauphin de Mayence. Mais il va revivre, comme par magie, lors d'une seconde période disputée face à la mythique Sudtribune. Butt, qui n'avait quasiment rien eu à faire, doit s'employer dès la reprise sur une frappe de Subotic (47e). Kagawa, Grosskreutz et les autres retrouvent leurs jambes en même temps que le ballon, et sur un ballon mal dégagé par Demichelis, Barrios ouvre le score d'une frappe déviée qui ne laisse aucune chance à Butt (1-0, 51e). Quand la réussite a choisi son camp... Demichelis, lui, est l'autre symbole des malheurs du Bayern. Entré à la mi-temps à la place de Van Buyten blessé, l'Argentin, peu apprécié de Van Gaal, se rend coupable d'une main qui offre un bon coup franc à Dormund. La patte gauche de Sahin fera le reste (2-0, 60e). C'est sévère pour le Bayern, comme aurait pu l'être un éventuel troisième but, auquel Barrios a cru avant de voir sa frappe repoussée par le poteau (69e). Et Olic, entré en cours de jeu à la place d'un désespérant Braafheid, n'aura même pas le plaisir de réduire l'écart. Le but grand ouvert, le Croate voit sa frappe déviée de justesse par Piszczek (88e). Olic n'en croit pas ses yeux. Le Bayern est pourtant bien 12e de Bundesliga.