Djokovic n'en pouvait plus

  • A
  • A
Djokovic n'en pouvait plus
Partagez sur :

Il avait déjà montré des signes d'usure face à Monfils et Berdych. Novak Djokovic n'a pas pu aller jusqu'au bout de la finale du Masters 1000 de Cincinnati, dimanche. Touché à l'épaule droite, émoussé mentalement par ses récents exploits, le n°1 mondial a jeté l'éponge alors qu'il était bien mal embarqué contre Andy Murray (6-4, 3-0 ab.). L'Ecossais devient le deuxième joueur à battre le Serbe cette saison.

Il avait déjà montré des signes d'usure face à Monfils et Berdych. Novak Djokovic n'a pas pu aller jusqu'au bout de la finale du Masters 1000 de Cincinnati, dimanche. Touché à l'épaule droite, émoussé mentalement par ses récents exploits, le n°1 mondial a jeté l'éponge alors qu'il était bien mal embarqué contre Andy Murray (6-4, 3-0 ab.). L'Ecossais devient le deuxième joueur à battre le Serbe cette saison. Le physique a lâché. A force de gagner, et donc d'enchaîner les matches, Novak Djokovic a fini par en payer les conséquences à Cincinnati. Le Serbe, s'il ne disputait que son onzième tournoi de l'année dans l'Ohio, avait déjà 58 matches à son actif en 2011 avant de jeter l'éponge en finale, dimanche contre Andy Murray. Touché à l'épaule droite - pour laquelle il a fait venir le kiné à l'issue du premier set - le n°1 mondial a mis les pouces après 1h12' d'un match dominé par l'Ecossais. Murray qui, sans avoir à exceller, malmenait alors Djokovic, auquel il avait déjà pris le service deux fois dans la seconde manche (6-4, 3-0 ab.). Il devient ainsi le deuxième joueur à battre le Serbe en 2011. Federer l'avait fait à la régulière en demi-finales à Roland-Garros, Murray devra se contenter d'une victoire tronquée par l'abandon de son adversaire. Mais le rouquin de Dunblane, qui n'avait glané qu'un titre cette saison (au Queen's), s'en contentera. D'autant qu'avant de défier le meilleur joueur du moment, il avait annoncé son retour au premier plan, en battant à chaque fois en deux sets Nalbandian, Bogomolov Jr, Simon et Fish. Son élimination d'entrée à Montréal la semaine dernière n'est donc plus qu'un mauvais souvenir, pour un joueur qui a glané à Cincinnati son septième Masters 1 000, le deuxième dans l'Ohio trois ans après. L'usure s'installe Plus précis d'entrée de jeu que Djokovic - lequel continuait à peiner sur la lancée de ses victoires difficiles sur Monfils et Berdych - Murray a pris les commandes de la partie d'entrée (2-0). Et s'il gâchait son break d'avance sur un sixième jeu très mal négocié (3-3), le Britannique reprenait directement sa marche en avant en profitant des fautes à la pelle de son adversaire (28 fautes directes à huit !), preuve que quelque chose ne tournait pas rond dans le jeu de "Nole" (5-3). Une fois la première manche en poche, Murray devait sentir qu'un ultime coup d'accélérateur suffirait à faire lâcher prise à Djokovic. Certains diront que le Serbe aurait pu aller au bout, d'autres qu'il ne servait à rien d'aggraver une blessure alors que la dernière levée de l'année du Grand Chelem, l'US Open, se profile dans une semaine. D'ici là, le n°1 mondial, qui après coup a déclaré ne plus pouvoir servir correctement, va sans doute poser ses raquettes quelques jours. Car s'il est physiquement atteint, il a également lancé à Cincinnati quelques signaux d'usure mentale bien qu'il préférait les nier en conférence de presse. Son premier set face à Monfils en quarts de finale, durant lequel il semblait jouer les points sans aucune continuité et avec beaucoup de désinvolture, en fut sans doute le point culminant. Il a désormais huit jours pour recharger les batteries avant de mettre le cap sur New York, où il tentera d'affirmer sa suprématie sur le tennis mondial.