Djokovic futur n°1 ?

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Djokovic futur n°1 ?
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Tombeur dans le même tournoi de Roger Federer et de Rafael Nadal pour s'imposer à Indian Wells, Novak Djokovic, toujours invaincu en 2011 après ses succès à l'Open d'Australie et à Dubaï, s'est installé au deuxième rang du classement ATP aux dépens du Suisse. Prochaine cible: l'Espagnol, lequel prend très au sérieux la menace serbe qui pèse sur son trône.

Tombeur dans le même tournoi de Roger Federer et de Rafael Nadal pour s'imposer à Indian Wells, Novak Djokovic, toujours invaincu en 2011 après ses succès à l'Open d'Australie et à Dubaï, s'est installé au deuxième rang du classement ATP aux dépens du Suisse. Prochaine cible: l'Espagnol, lequel prend très au sérieux la menace serbe qui pèse sur son trône. Le "Djoker" ne fait plus rire personne. Surtout pas Roger Federer et Rafael Nadal. Les deux hommes, qui ont fait depuis 2004 de la première place mondiale leur chasse gardée, doivent se rendre à l'évidence: Novak Djokovic est aujourd'hui un candidat crédible au trône. Son début de saison parle pour lui. Depuis le début de l'année 2011, le Serbe, porté par la victoire de son pays en Coupe Davis, n'a pas perdu le moindre match, remportant successivement l'Open d'Australie, le tournoi de Dubaï et le Masters 1000 d'Indian Wells. Ce coup du chapeau le propulse aujourd'hui à la deuxième place du classement ATP entre l'Espagnol, contraint de s'avouer vaincu dimanche en finale, et le Suisse, battu dans le désert californien pour la troisième fois en trois matches par "Djoko". Deux hommes que l'intéressé a battus pour la deuxième fois de sa carrière dans le même tournoi, point final d'une quinzaine éblouissante qu'il a commencée en ne concédant que douze jeux lors de ses quatre premiers matches, infligeant même un 6-0 à chacun de ses trois premiers adversaires ! De quoi nourrir la légende de l'homme invincible... "Je ne pense pas que n'importe qui soit imbattable. Je vis la meilleure période de ma vie sur le court mais personne n'est invincible, répond modestement le protégé de Marian Vajda. Pas question pour autant de perdre le rythme. Je joue avec beaucoup de confiance. Je sens très bien la balle sur le court. Je suis très concerné. J'ai une grosse volonté de gagner chaque match que je joue donc je ne compte pas m'arrêter là, sûrement pas. Je veux continuer à gagner. Je vais me reposer pour être prêt à Miami." La clé sera sur terre Tout le plateau tremble déjà à la peur de tomber dans la même partie de tableau que "Nole" en Floride... Il y a de quoi quand beaucoup considèrent qu'il est actuellement le véritable n°1 mondial. Un statut que n'est pas loin de lui décerner l'actuel propriétaire de cette étiquette. "Après Roland-Garros, je pourrai vous dire qu'il est le favori pour cette place de n°1", confie l'Espagnol qui, comme chaque année, aura de gros points à défendre sur terre battue, lui qui défendra ses titres à Monte-Carlo, Rome, Madrid et Paris. "Tout ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est que Djokovic est dans la meilleure position", ajoute le pit-bull majorquin qui considère que le Serbe a pris une longueur d'avance sur la concurrence malgré sa marge de 3920 points en tête du classement ATP. "Il démarre l'année avec 3000 points ou 4000 points d'avance, c'est beaucoup", note-t-il. "Surtout pour un joueur comme lui, capable de bien jouer sur toutes les surfaces." Un Nadal persuadé pour autant que le juge de paix seront les deux mois à venir sur terre battue à l'issue du tournoi de Miami. "Aujourd'hui, Djokovic est en confiance, il joue sur sa meilleure surface. Mais on verra ce qu'il se passera sur terre battue. Après, on commencera à voir quelles sont les chances de chacun." Djokovic assure aujourd'hui pouvoir défendre ses chances sur le terrain de l'Espagnol. "Je crois que je peux bien jouer sur cette surface, je l'ai déjà prouvé", déclare le Serbe, demi-finaliste à Roland-Garros en 2007 et 2008, et finaliste à Monte-Carlo et Rome en 2009. "Je suis conscient que pour gagner de gros tournois sur cette surface il faut être au top physiquement. Parce que c'est une surface lente, il faut beaucoup de force et d'endurance. Ça fait un moment que je travaille là-dessus. Mais je vais encore y faire plus attention."