Dix raisons d’espérer pour l'OM

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Dix raisons d’espérer pour l'OM
@ REUTERS
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LIGUE 1 - Pour l’OM, 20e, la situation est grave mais pas désespérée. La preuve en dix points.

Les chiffres sont durs. Après six journées de championnat, l'OM, qui reçoit Evian-Thonon-Gaillard mercredi, est dernier du classement, avec seulement trois petits points. Le champion de France 2010, qui reste sur trois revers consécutifs, est un des trois seuls clubs à ne pas avoir gagné cette saison en championnat, avec Nancy et Brest. La performance, dimanche, à Lyon, a été calamiteuse (0-2). Malgré cette douloureuse réalité, Europe1.fr a réussi, en se creusant un peu la tête, à trouver dix lueurs d'espoir dans le brouillard phocéen.

Le calendrier va être plus favorable. Lors de ses six premiers matches de championnat, l'OM s'est frotté à quatre équipes européennes (Sochaux, Rennes, Lille et Lyon) et n'a rencontré aucun promu sur son passage. Pendant ce temps-là, le PSG (par exemple et au hasard) a disputé des matches beaucoup plus abordables (Lorient, Valenciennes, Toulouse, Brest, Evian). La différence de calendrier est encore plus frappante avec le leader lyonnais, qui a affronté Nice, Ajaccio, Brest ou encore Dijon ! Jusqu'aux deux chocs face à Montpellier et au PSG fin novembre, l'OM va disputer huit matches à sa portée, avec les réceptions d'Evian, Brest, Ajaccio et Nice et des déplacements à Valenciennes, Toulouse et Dijon. Evidemment, c'est sur le papier que c'est facile.

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© CANAL+

L’équipe sait gagner. Tous ceux qui s'amusent à répéter que l'OM n'a pas encore gagné usent d'un joli raccourci. Il faut ajouter "en championnat". Car l'OM a gagné en matches de préparation, contre Vannes et le Bétis Séville. Mené 3-1 à quelques minutes de la fin, l'OM a également remporté le Trophée des champions contre Lille (5-4). Et enfin et surtout, l'OM a remporté son premier match de poules en Ligue des champions sur la pelouse d'Olympiakos (1-0). Il n'y a donc pas de malédiction à vaincre, mais un goût de la victoire à retrouver.

Les joueurs ont du vécu. L'OM n'a perdu aucun atout offensif lors du mercato estival. Et parmi les titulaires indiscutables, seuls Gabriel Heinze et Taye Taiwo sont partis. Les joueurs qui ont fait trembler Lille (presque) jusqu'au bout la saison dernière et qui ont remporté la Coupe de la Ligue ne sont pas devenus mauvais d'un seul coup. Loïc Rémy, en état de grâce pendant plusieurs mois, va forcément retrouver son efficacité. Les frères Ayew, virevoltants au printemps, vont sans doute connaître un été indien. Une question de temps. 

Deschamps a l’expérience. Evoquer un départ de Didier Deschamps, comme cela a pu être le cas récemment dans la presse, a quelque chose d'incongru. Car le dépoussiérage de son armoire à trophées, c'est à lui que l'OM le doit : Coupe de la Ligue 2010 et 2011, championnat de France 2010, Trophée des champions 2010 et 2011. En deux saisons, "DD" a banalisé l'obtention d'un trophée pour un club qui était sevré de titres depuis 17 ans. Renforcé lors de cette intersaison avec le départ de Jean-Claude Dassier, le capitaine des champions d'Europe 1993 semble le plus à même de remettre le club sur les bons rails.

La chance va tourner. Un poteau contre Sochaux, un penalty non sifflé face à Saint-Etienne, une palanquée d'occasions contre Rennes, un premier but concédé sur un hors-jeu à Lyon... C'est peu dire que l'OM n'a guère été gâté par le sort en ce début de saison. Ça ne peut pas durer.

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© MAXPPP

Le "commandant" est dans les rangs. Il n'a ni la jeunesse de Pastore ni la hargne de Lisandro. Mais, comme le PSG et Lyon, l'OM  dispose dans son effectif d'un Argentin d'exception : Lucho Gonzalez. Il est souvent moqué pour sa lenteur, mais c'est davantage un organisateur qu'un moteur. Resté cet été sur la Canebière alors que son départ était quasiment acté, "el Comandante" a les clés pour "diriger" l'OM. Exceptionnel face à Sochaux lors de la 1re journée, il a été bien moins brillant depuis, même s'il a été décisif au Pirée, en Ligue des champions. Replacé au poste de milieu défensif, il a le talent pour remettre l'OM dans le rang.

Gignac est en bonne forme. Un jour, André-Pierre Gignac va jouer avec l'OM. Il n'y a pas de raison. Cette saison, l'ancien meilleur buteur du championnat n'a même pas joué l'équivalent d'un match entier. Il est parti en cure d'amaigrissement à Merano, en Italie. Puis il s'est blessé aux abdominaux, ce qui l'a contraint à être forfait pour le déplacement à Lyon puis pour la réception d'Evian Thonon-Gaillard. Mais le Gignac affûté de la deuxième mi-temps d'OM-Rennes peut nourrir les espoirs des supporters olympiens.

La Coupe de la Ligue approche. Dans un peu plus d'un mois, l'OM retrouvera sa compétition chérie, la Coupe de la Ligue. Et pour ce premier tour (un huitième de finale en fait), le sort s'est montré clément avec le double tenant du trophée, qui recevra Lens, neuvième de Ligue 2. De quoi envisager sereinement une qualification pour les quarts de finale et se rapprocher un peu d'un troisième titre consécutif.

Les adversaires européens vont mal. Pas de panique ! Si ça ne va pas en championnat, l'OM va avoir l'occasion de se rassurer en Ligue des champions. Pour son entrée dans la compétition, l'OM a marqué trois points face au "redoutable" Olympiakos de Kévin Mirallas et Djamel Abdoun. Ses deux autres adversaires à venir, le Borussia Dortmund et Arsenal, sont eux aussi aux abois. Les Allemands n'ont plus gagné depuis un mois et Arsenal est la plus mauvaise défense de Premier League, avec près de 3 buts encaissés par match. Bref, il y a de quoi faire le plein de points et le plein de confiance dans les semaines à venir.

Il y a moins de monde au Vélodrome. Un OM dernier de Ligue 1, forcément, ça ne fait pas trop rire les supporters, à commencer par l'inénarrable président des Yankees, Michel Tonini. "On ne demande peut-être pas de gagner la Ligue des champions, mais être lanterne rouge, c'est inacceptable. Ils nous couvrent de honte." Heureusement pour les joueurs, le Vélodrome est en travaux en vue de l'Euro 2016. Moins de monde, cela veut dire moins de pression mais aussi moins de sifflets en cas de défaite. Mais ça, l'OM ne veut plus entendre en parler.