Dix noms pour une saison

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Dix noms pour une saison
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À tout juste une semaine du début de la saison régulière en NFL, la rédaction vous propose un rapide coup d'oeil sur dix des joueurs à suivre en 2011-12, au lendemain d'une intersaison pour le moins agitée. Entre joueurs majeurs et principales recrues du marché estival, tour d'horizon.

À tout juste une semaine du début de la saison régulière en NFL, la rédaction vous propose un rapide coup d'oeil sur dix des joueurs à suivre en 2011-12, au lendemain d'une intersaison pour le moins agitée. Entre joueurs majeurs et principales recrues du marché estival, tour d'horizon. Reggie Bush, RB, Miami Dolphins On le pensait intouchable depuis son arrivée aux New Orleans Saints. Et pour cause. Finalisée en 2006, la draft de Reggie Bush avait coïncidé, au lendemain de l'ouragan Katrina, avec le regain de forme de la Nouvelle-Orléans, conclu par une finale de conférence NFC en 2007 et bien sûr le Super Bowl XLV en 2010. La suite fut toutefois beaucoup moins joyeuse pour l'un des joueurs les plus polyvalents de la Ligue. Une blessure à la jambe droite contractée l'an passé face aux San Francisco 49ers l'aura tenu éloigné des terrains pendant plus de six semaines. Un coup dur pour l'ancien meilleur joueur universitaire, à l'heure de l'éclosion des deux autres coureurs de l'équipe, Pierre Thomas et Chris Ivory. Trop incertains quant à son état de forme, c'est donc à contrecoeur que les Saints se sont résolus à céder Reggie Bush aux Dolphins. Pas forcément une bonne affaire pour le joueur tant les ambitions de Miami, englué dans le milieu du panier de la conférence américaine, semblent différer de celles des Saints. Ce constat ne retire rien à la motivation du running back, comme l'ont démontré ses premières prestations sous le maillot floridien pendant la pré-saison. Dans une division comme l'AFC Est, où figurent les New England Patriots et les New York Jets, la mission s'annonce cependant loin d'être évidente. Chad Ochocinco, WR, New England Patriots C'est un pari osé qu'ont tenté les New England Patriots en accueillant dans leurs rangs le talentueux receveur des Cincinnati Bengals, Chad Ochocinco. Une recrue de choix pour les triples champions NFL un an après le départ d'un certain Randy Moss. Il n'en demeure pas moins que l'intéressé est trop bien connu pour sa boulimie de ballons et ses coups de gueule incessants en coulisses. Une personnalité à priori compliquée à gérer pour le head coach des Pats, Bill Belichick, même si Ochocinco a déjà annoncé qu'il se fondrait sans problème dans le moule de sa nouvelle équipe. "Je resterai toujours le même. Mais je sais que les choses se passent d'une certaine manière ici, avait-il déclaré en conférence de presse. En bon caméléon, je vais m'adapter à la 'façon de faire Patriot', celle qui est synonyme de victoire." Il le faudra pour composer, avec Deion Branch, Wes Welker et Aaron Hernandez, un casting de choix pour la machine Tom Brady et laver l'affront de la saison passée, qui avait vu New England échouer dès les demi-finales de conférences face à leurs rivaux de division, les New York Jets. Plaxico Burress, WR, New York Jets Deux ans après le cas Michael Vick, c'est un autre retour controversé qui a divisé la NFL pendant cette période de free agency. Et ce, pour deux raisons. Emprisonné ces vingt-quatre derniers mois pour port d'armes illégal, l'ancien receveur star des New York Giants Plaxico Burress, vainqueur du Super Bowl XLII en 2007, s'était déjà mis à dos les nombreux fans de la franchise new-yorkaise après son mauvais coup de pub médiatique. Imaginez donc la réaction de ces derniers quand le retour au sein de la ligue de "Plax" s'effectuait du côté des New York... Jets, ennemis jurés des "G-Men". Au-delà de ça, le choix en tant que tel de Burress semble judicieux, dans une franchise affamée depuis l'arrivée du head coach Rex Ryan et bien décidée à mettre à mal la suprématie des Pats, Colts ou autres Steelers dans la conférence américaine. D'ici là, leur nouveau receveur aura l'occasion de retrouver les Giants le 24 décembre prochain dans ce qui s'annonce déjà comme un derby new-yorkais enflammé ! Mario Williams, LB, Houston Texans Neuf ans maintenant que les Houston Texans courent après une place en playoffs NFL ! La faute notamment à une division AFC Sud relevée et à des Indianapolis Colts indétrônables, dans le sillage de leur quarterback Peyton Manning. Une situation qui finit par exaspérer dans le Texas et qui installe un peu plus le head coach de la franchise, Gary Kubiak, sur la sellette. Des mesures drastiques ont donc été prises cet été, à commencer par l'aménagement du secteur défensif. Fini désormais le système 4-3 (avec 4 joueurs en ligne défensive et 3 linebackers). Place désormais à une formation 3-4 dirigée par le nouveau coordinateur défensif et ancien coach des Dallas Cowboys, Wade Phillips. Un système prévu pour s'articuler autour de la star Mario Williams. Premier choix de la draft 2006, ce defensive end de formation, auteur de 48 sacks en cinq ans, va devoir s'aguerrir à un nouveau rôle de linebacker. Un rôle encore peu évident pour l'intéressé, en manque de repères durant la pré-saison. Le pari demeure toutefois aussi risqué qu'intéressant pour Gary Kubiak et les siens dans l'optique d'enfin participer aux joutes du mois de janvier. Philip Rivers, QB, San Diego Chargers Appelé dès son arrivée en NFL à succéder à un certain Drew Brees, Philip Rivers n'a fait que progresser ces dernières saisons. Au point d'être aujourd'hui considéré par beaucoup comme le quarterback le plus prolifique de la Ligue. Ce n'est ainsi pas un hasard si l'ancienne star de North Carolina State conduisait l'année passée la meilleure attaque en saison régulière. Et ce, malgré l'absence pendant la moitié de la saison de sa cible de prédilection, Vincent Jackson. Au final, tout de même 4 710 yards (soit près de 300 yards par match) distribués vers ses receveurs, Malcolm Floyd et Antonio Gates en tête. Paradoxalement insuffisant pour envoyer la franchise en playoffs. La faute à un jeu au sol trop irrégulier (et emmené par l'improbable fullback Mike Tolbert) et à une équipe spéciale tout simplement désastreuse. Rivers et San Diego gardent tout de même des arguments pour faire parler d'eux et faire enfin mentir la réputation des Chargers, souvent placés en playoffs mais jamais gagnants (un seul Super Bowl dans son histoire, lourdement perdu en 1995). Michael Vick, QB, Philadelphia Eagles C'est peu dire que Philadelphie a été l'attraction du marché aux agents libres cet été. Treize joueurs signés, et non des moindres: QB Vince Young et DE Jason Babin (ex-Titans), DE Cullen Jenkins (ex-Packers), WR Steve Smith (ex-Giants), RB Ronnie Brown (ex-Dolphins), CB Dominique Rodgers-Cromartie (ex-Cardinals) et nul autre que Nnamdi Asomugha, un des tous meilleurs cornerbacks de la NFL, en provenance des Raiders. Autant d'apports de choix dans une franchise pourtant déjà abonnée aux playoffs ces dernières années. C'est donc une "Dream Team", pour reprendre les termes de Vince Young, que le revenant Michael Vick sera chargé de diriger cette année. Un vrai test pour l'ancien QB des Falcons, plus souvent considéré comme un showman que comme un joueur décisif dans les moments importants. Tout juste auréolé d'un nouveau contrat de six ans, à hauteur de 100 millions de dollars, l'ancien taulard a en tout cas pris une nouvelle dimension depuis son retour de suspension et pourrait bien écrire une nouvelle belle histoire digne de la National Football League, grâce à des cibles de luxe comme DeSean Jackson ou Jeremy Maclin. Donovan McNabb, QB, Minnesota Vikings Parti des Philadelphia Eagles l'an passé après douze ans de bons et loyaux services, Donovan McNabb n'aura pas laissé les mêmes souvenirs impérissables chez les Washington Redskins. Des prestations insuffisantes et une prise de bec avec le coach Mike Shanahan qui auront fini de sceller son bref passage dans la capitale fédérale par un échec. L'occasion était trop belle pour les Minnesota Vikings de l'enrôler cet été, quelques mois après l'énième retraite (cette fois sans doute définitive) du quadragénaire Brett Favre. McNabb arrive donc revanchard dans une équipe qui peut cette fois prétendre aux playoffs dans le sillage de son defensive end Jared Allen mais surtout de son coureur supersonique Adrian Peterson. Le calendrier a d'ailleurs servi le nouveau quart-arrière des Vikes avec un retour à Washington le 24 décembre prochain lors de la seizième semaine. D'ici là, l'ancien de Syracuse aura sans doute trouvé les automatismes avec ses receveurs Percy Harvin, Bernard Berrian et Michael Jenkins. Ndamukong Suh, DT, Detroit Lions Un an. C'est le temps qu'aura mis le tackle défensif des Detroit Lions Ndamukong Suh pour s'imposer en NFL. Véritable force de la nature, derrière ses 140 kilos, le jeune défenseur s'est déjà distingué avec une participation au Pro Bowl et un titre de rookie de l'année la saison dernière. De bonne augure pour une formation du Michigan en plein renouveau depuis une saison 2008 calvaire, achevée par un bilan catastrophique de 0-16. Depuis, à défaut de participer aux playoffs, Detroit progresse dans une division qui comprend tout de même les deux derniers finalistes de la conférence Nationale, les Chicago Bears et les Minnesota Vikings. Emmenés par son quarterback Matthew Stafford ou son receveur Calvin Johnson, Detroit a donc reçu depuis peu l'impressionnant soutien de Suh sur la ligne défensive. La preuve par les chiffres, avec 10 sacks, 1 fumble forcé, 1 interception et 1 touchdown enregistrés sur la saison 2010. La récente draft d'un autre DT de poids, en la personne du rookie Nick Fairley, devrait d'ailleurs offrir plus d'espace à celui que l'on présente déjà comme le nouveau Warren Sapp. Les Lions, en quête de playoffs depuis 1999 (plus longue série en cours avec les Buffalo Bills), n'attendent que ça. Roy Williams, WR, Chicago Bears À 29 ans, Roy Williams est à l'image du recrutement des Chicago Bears cet été, Marion Barber (ex-Cowboys) en tête. Revanchard. Ancien taulier de l'attaque des Detroit Lions de 2004 à 2008, avec un Pro Bowl à la clé en 2006, le receveur s'est depuis perdu au sein d'une équipe des Dallas Cowboys sur le déclin depuis son arrivée. Le divorce consenti, c'est dans l'Illinois, chez les derniers finalistes de la conférence NFC, que l'ancienne star de Texas a trouvé refuge. Williams n'arrive d'ailleurs pas en terre inconnue, car il rejoint à Chicago son ancien coordinateur offensif chez les Lions, Mike Martz. De quoi espérer retrouver son efficacité de l'époque, pour permettre à sa franchise de renouer avec le Super Bowl, six ans après sa dernière participation. Le QB Jay Cutler en avait de toute façon bien besoin, tant ses cibles ont parfois manqué d'assurance l'année dernière. Kevin Kolb, QB, Arizona Cardinals Devenu indésirable au sein des Philadelphia Eagles depuis le retour en grâce de Michael Vick, Kevin Kolb va désormais mener l'attaque des Arizona Cardinals. Un renfort salvateur pour des Cards orphelins l'an passé de l'homme qui les avait conduits jusqu'au Super Bowl, Kurt Warner. Kolb n'arrive toutefois pas sans pression du côté de Phoenix, tant Arizona a misé gros sur son futur rendement. La vente de son meilleur cornerback Dominique Rodgers-Cromartie et un second tour de draft de l'année prochaine. Rien que ça. Ancien de la fac de Houston, connue pour son jeu de passes à outrance, Kolb aura en tout cas de quoi faire dans sa nouvelle franchise avec le receveur star Larry Fitzgerald. Sans oublier la récente arrivée de l'ancien tight end des Baltimore Ravens, Todd Heap. Arizona veut regoûter aux joutes des playoffs et compte sur Kevin Kolb pour le faire. Dans une division aussi ouverte que la NFC Ouest, et son champion au bilan négatif l'an passé, le pari semble loin d'être impossible.