Dix façons de regarder Real-Barça

  • A
  • A
Dix façons de regarder Real-Barça
@ REUTERS
Partagez sur :

FOOT - Le septième clasico de l'année 2011 a lieu samedi soir, à Madrid (22h00).

Un clasico, ça se déguste. Le premier de la saison 2011-12 a lieu samedi soir, à Santiago-Bernabeu (22h00). Le Real Madrid, leader de la Liga, reçoit le Barça, deuxième, à trois points, et avec un match de plus. Une telle rencontre est attendue par tous les amateurs de football à travers le monde. Mais tout le monde n'en attend pas la même chose. Europe1.fr s'est amusé à brosser dix portraits de téléspectateurs pour ce dernier (et septième !) clasico de l'année 2011.

En apôtre de Messi. Pour vous, cela ne fait aucun doute : Lionel Messi soulèvera en janvier prochain son troisième Ballon d'Or France Football. Et ce sera mérité car il est tout simplement le meilleur joueur de tous les temps. Vous regardez tous les matches du Barça (et occasionnellement de l'Argentine, mais surtout du Barça) en attendant que "Leo" ne débloque la situation sur un coup du sombrero ou sur un une-deux-trois aux abords de la surface de réparation. Vous savez aussi que Messi tourne à un but par clasico en 2011 (six buts en six matches).

En défenseur de Ronaldo. Assez de Messi ! Vous, vous vibrez pour Ronaldo, moins lisse et plus franc du collier. Vous considérez que "CR7", arme absolue, est un "attaquant" bien plus complet : plus technique, plus inventif, meilleur de la tête, du dos, etc. Vous vous souvenez aussi avec émotion de son but vainqueur en finale de la dernière Coupe d'Espagne, en prolongation, pour ce qui reste jusqu'à présent le seul succès des Merengue cette année dans un clasico. Accessoirement, vous êtes fan de sa coiffure, amateur de laque donc, et/ou de crêtes. 

En sympathisant régionaliste. Pour vous, un clasico, c'est avant tout le pouvoir central, la monarchie, le blanc, et donc le Real,  face à la province, les régions, les particularismes locaux et donc le Barça. Une victoire des Blaugrana, c'est plus qu'un succès sportif, c'est une revanche politique. Car si vous êtes amateur d'histoire, vous savez que le Real porte ce nom en hommage à Alphonse XIII, 41e roi d'Espagne, et qu'il a toujours été le club chéri de tous les hommes qui ont régné sur la péninsule ibérique. C'est tout juste si vous ne pensez pas soutenir la démocratie et la décentralisation en supportant le Barça...

En fan des Bleus. Vous, vous pensez déjà à juin prochain et à l'Euro. Vous n'aimez pas le football de clubs, ses sponsors et son argent. Seules les équipes nationales vous intéressent, à commencer par la vôtre, l'équipe de France. Et avec un clasico, vous êtes servi. Karim Benzema devrait être titulaire à la pointe de l'attaque du Real et Eric Abidal aligné sur le côté droit de la défense du Barça. Vous aurez aussi un œil sur Lassana Diarra. Sur le banc ou ailleurs.

En joueur d'échecs. Les envolées lyriques du Barça ou les missiles de Ronaldo, bien peu pour vous. Vous vibrez au rythme des 4-2-3-1 et des schémas tactiques. Vous vous demandez si José Mourinho va une nouvelle fois muscler son milieu de terrain ou si "Pep" Guardiola va conserver sa défense à trois. Une fois les hostilités déclenchées, vous allez surveiller le rôle ingrat de Pepe ou le travail de récupération du duo Iniesta-Busquets. A la fin, vous expliquerez le succès de l'une ou l'autre des deux équipes par la science de son entraîneur.

En fin connaisseur de la Liga. Le troisième de la Liga ? Vous ne le connaissez pas. Et alors ? Vous savez que le titre n'échappera pas à l'une des deux équipes et que les clasicos constituent l'archétype du "fameux match à six points". Vous n'ignorez pas, non plus, qu'en cas d'égalité, c'est la différence de buts particulière qui entre en ligne de compte pour débarrasser deux équipes en cas d'égalité de points. Par ailleurs, comme vous vous intéressez aussi au classement des buteurs, vous avez envie de savoir qui de Messi ou de Ronaldo emportera la timbale. Pour le moment, ces deux-là, qui tournent à plus d'un but par match, en sont à 17 buts chacun.

En polémiste du dimanche. Vous en avez déjà vu, des clasicos, dans votre vie. Donc, vous savez qu'il faudra forcément avoir vu la faute, le crachat, la simulation, le hors-jeu, bref l'action qui va alimenter les discussions de café et de forums Internet dès dimanche. Vous avez regardé le match et n'avez rien vu d'inhabituel ? Ne vous inquiétez pas. La presse espagnole réussira bien à trouver un ralenti ou une image qui prouve qu'untel a manqué de respect à un autre.

En amateur de "manita". Il y a un peu plus d'un an, le 29 novembre 2010, le Barça atomisait le Real lors d'un clasico de légende (5-0). Cinq buts, cinq doigts, une "manita". Depuis, le terme revient comme un leitmotiv dans la bouche des supporters blaugrana. Mais aussi régulièrement sur le tableau d'affichage du Camp Nou... Depuis le début de la saison, les Barcelonais en ont en effet déjà signé... cinq. Vous espérez, un peu inconsciemment, que le sixième sera pour dimanche et que l'air frais de l'automne réveillera l'appétit des maîtres-chefs du "toque" à la barcelonaise.

En nostalgique de l'année écoulée. Un Real-Barça le 10 décembre, c'est un peu Noël avec deux semaines d'avance. Vous gardez un souvenir ému de l'intensité des six clasicos de l'année, et aussi de la moyenne du nombre de buts : 2,66. Pour ce septième et dernier clasico de 2011, vous avez tout pour espérer un dernier panier garni et un bilan comptable brillant. En 14 matches de Liga, le Real a en effet inscrit 49 buts (3,5 buts de moyenne) et le Barça 47 en 15 (3,13). Mais au-delà des chiffres, et comme c'est bientôt les fêtes, vous avez surtout envie d'une dernière part de rêve.

En fondu de football. Sur la pelouse de Bernabeu, samedi soir, il y aura le futur Ballon d'Or 2011, Lionel Messi, et ses deux dauphins, Cristiano Ronaldo et Xavi. De quoi déjà bien se rincer l'oeil. Mais vous savez qu'il y aura aussi Benzema, Fabregas, Özil, Di Maria, Alexis Sanchez,... Le clasico ? Le meilleur moyen d'avoir des étoiles dans les yeux pendant un peu plus de 90 minutes.