Diniz cartonne...

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Meilleure chance de titre mondial pour la délégation française à Daegu, Yohann Diniz ne se parera pas d'or après avoir été exclu samedi du 50 km marche des championnats du monde d'athlétisme. La faute à trois cartons rouges pour marche non réglementaire alors que le champion d'Europe tricolore menait la course après 17 kilomètres. Le Russe Sergey Bakulin a été sacré.

Meilleure chance de titre mondial pour la délégation française à Daegu, Yohann Diniz ne se parera pas d'or après avoir été exclu samedi du 50 km marche des championnats du monde d'athlétisme. La faute à trois cartons rouges pour marche non réglementaire alors que le champion d'Europe tricolore menait la course après 17 kilomètres. Le Russe Sergey Bakulin a été sacré. Six ans après, Yohann Diniz a regoûté à une disqualification. Forcément malvenue alors que le Français menait la course du 50 km marche des championnats du monde de Daegu. Après avoir mis la main sur deux titres européens, le dernier conquis l'an passé à Barcelone, le natif d'Épernay ne coiffera pas une couronne mondiale à laquelle il aspirait. Après 1h13 de course, le rêve de sacre planétaire s'est envolé en fumée pour Diniz, exclu après avoir reçu un troisième et dernier carton rouge pour une marche jugée non réglementaire. "Ce n'était pas prévu du tout mais après, malheureusement, c'est la marche tout simplement", a-t-il commenté devant les caméras de France Télévisions, sourire aux lèvres, 20 minutes après sa mise hors course. "Les conditions étaient bonnes (...) Tout va très bien pour moi au niveau de l'allure, donc le but c'était de gagner", a-t-il ajouté. C'est que le Français était dans un bon jour avant d'être disqualifié. Parti en tête dès le 2e kilomètre, l'athlète licencié à Reims a ensuite été rejoint par Nathan Deakes, l'Australien champion du monde en 2007. "Refaire mes gammes" dans l'optique des JO "On aurait pu écrire une belle histoire je pense aujourd'hui", a estimé Diniz, qui a reçu deux avertissements coup sur coup après le dixième kilomètre. Deux cartons qui ont enrayé la machine alors que son entraîneur Pascal Chirat lui a recommandé de ralentir pour montrer aux juges qu'il avait compris leur message. "La seule tactique qui reste pour aller au bout, c'est de ralentir pour améliorer la qualité du geste, attendre le reste (des marcheurs), se cacher dans le peloton pour être moins vu. Malheureusement, à rester devant, on peut considérer que l'athlète reste fermé à tout type d'ouverture et les cartons continuent à tomber", a confié l'entraîneur. Un technicien qui a vu juste, Diniz voyant le couperet tomber au 17e kilomètre pour de nouvelles flexions des genoux trop prononcées, après seulement 1h13 d'intenses efforts. "Ralentir ça voulait dire (...) peut-être me mettre à la faute en n'étant plus sur mon rythme. J'avais vraiment l'impression d'être techniquement très bien", assurait le Français, forcément déçu par l'issue d'une course remportée en 3h41'24 par le Russe Sergey Bakulin. "Est-ce que ce n'est pas un message parce que je suis pas sorti du pays dans l'année ? Il faut que j'aille refaire mes gammes à l'étranger l'an prochain, c'est sûr, le message est clair. Il va falloir qu'on refasse très rapidement nos gammes à moins d'un an des Jeux (...) et bien remettre en cause la technique", a conclu Diniz, qui tentera de connaître un meilleur sort sur le bitume londonien, l'an prochain.