Dietrich: "Très bizarre"

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Dietrich: "Très bizarre"
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Vainqueur du Bol d'Or 2010 sur la Suzuki du SERT, Guillaume Dietrich vécu un moment particulier, trois mois après son grave accident aux 24 Heures du Mans. Interrogé après sa victoire, il revenait alors sur une victoire "inattendue" qui ne faisait toutefois pas oublier des derniers mois difficiles.

Vainqueur du Bol d'Or 2010 sur la Suzuki du SERT, Guillaume Dietrich vécu un moment particulier, trois mois après son grave accident aux 24 Heures du Mans. Interrogé après sa victoire, il revenait alors sur une victoire "inattendue" qui ne faisait toutefois pas oublier des derniers mois difficiles. Guillaume, quelles sensations prédominent après cette belle victoire sur ce Bol d'Or 2010 à l'occasion de votre retour au sein du team SERT ? C'est un peu inattendu. Beaucoup de choses se passent en peu de temps. C'est très bizarre. Surtout que vous arriviez à Magny-Cours dans la peau d'un remplaçant. Quand avez-vous appris votre nomination en tant que titulaire ? Je pense tout simplement avoir bien roulé pendant les essais. J'ai été régulier et réussi à ce que mon team-manager ait confiance en moi. C'était vraiment bien ! Comment avez-vous vécu vos premiers relais sur ce Bol d'Or, forcément spéciaux après 3 mois d'absence au guidon de cette GSX-R ? Sur la course en elle-même je ne suis pas satisfait à 100% de moi. J'ai déjà été beaucoup mieux sur le plan sportif. Mais je crois qu'il ne faut pas oublier que j'étais encore sur un lit d'hôpital il y a quelques jours, quelques semaines. Je suis assez exigeant, j'aime bien quand tout est parfait. Je pense donc que ça ira mieux dans quelques temps. Avec au bout ce Bol d'Or derrière lequel vous couriez depuis pas mal d'années ? Oui, et je ne pensais vraiment pas que ça arriverait cette année. Il y a des années où tu t'entraînes comme un malade, tu es nickel mais ça ne sourit pas, tu ne gagnes pas et d'autres comme là où tu ne penses vraiment pas gagner, et ça arrive. D'autant que vous avez connu une frayeur avec cette petite chute difficile à vivre ? Oui, ça m'a fait fait trop ch... C'est une chute bête, où tu ne peux rien faire. Il y avait de l'huile et tu ne peux rien faire. Tu ne vois rien, tu n'as aucune maîtrise là-dessus... Mais c'est chiant car ça m'arrive à moi alors que je n'avais pas besoin de cela. A quel moment la victoire vous est-elle parue envisageable ? Depuis le début, on y pensait car on était là pour ça. On savait que la BMW était plus rapide, mais on avait confiance en nous, en notre équipe. On ne s'est surtout pas mis la pression. Comment dès lors avez-vous vécu ce drapeau à damier, cette arrivée forcément particulière pour vous ? Oui, c'est dur, même encore maintenant. Il y a plein de choses qui sont présentes, que je n'oublie pas. Il va me falloir du temps pour profiter de ça, prendre du recul. Ça viendra. Tu te remémores tous les moments durs qu'il y a eu. C'est assez difficile mais je ne vais pas me plaindre ! Et le titre tend les bras puisque vous êtes à 9 points maintenant du Team Bolliger ? Oui, Suzuki y pense beaucoup, y tient. Plus personnellement, cette victoire est déjà énorme. Mais effectivement il reste le Qatar qui peut être très important.