Diaw: "On ne part pas perdant"

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Diaw: "On ne part pas perdant"
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Capitaine d'une équipe de France au sommet de son art, enfin qualifiée pour les Jeux olympiques, Boris Diaw est déjà concentré sur la finale de l'Euro 2011 contre l'Espagne, dimanche soir à Kaunas. L'ailier fort tricolore, conscient que la Roja sera favorite, estime malgré tout que les Bleus ont leurs chances. "On a les clés pour les embêter", estime-t-il.

Capitaine d'une équipe de France au sommet de son art, enfin qualifiée pour les Jeux olympiques, Boris Diaw est déjà concentré sur la finale de l'Euro 2011 contre l'Espagne, dimanche soir à Kaunas. L'ailier fort tricolore, conscient que la Roja sera favorite, estime malgré tout que les Bleus ont leurs chances. "On a les clés pour les embêter", estime-t-il. Boris, maintenant que vous êtes qualifiés pour les Jeux olympiques, comment allez-vous vous concentrer sur la finale contre l'Espagne ? Le championnat d'Europe ne s'arrête pas là. La joie pour la qualification olympique, c'est venu juste après le match (ndlr, face à la Russie). C'était un bref instant, parce qu'on garde en ligne de mire ce dernier match. Il est, lui aussi, très important. On ne part pas perdant, on fera de notre mieux et on verra. Sur quoi allez-vous insister pour avoir une chance de battre ces Espagnols ? Je pense qu'il faut qu'on continue sur notre lancée, sur le jeu qu'on a pu produire pendant tout cet Euro. Quand on a joué l'Espagne en préparation, on n'était pas au niveau qui est le nôtre désormais. On a beaucoup progressé depuis. Et quand on les a retrouvés en poule, on était quand même très diminué, dans un match qui n'avait pas vraiment d'enjeu. Que craignez-vous dans cette équipe ? Avant tout, leur jeu intérieur. Les deux frères Gasol font vraiment un gros chantier dans la raquette. Mais je les trouve forts à tous les postes. Par exemple, Juan Carlos Navarro rate très rarement un tir... Leur jeu est très bien huilé, mais c'est parce qu'ils jouent ensemble depuis très longtemps. "Collet nous a donné cette confiance" Le fait qu'ils soient clairement les favoris vous arrange ou vous agace ? C'est logique. Avec tout ce qu'ils ont fait ces dernières années, tout ce qu'ils ont gagné, c'est normal qu'ils soient favoris de cette finale. Maintenant, ça va être un match avec beaucoup d'engagement. Les deux équipes seront à fond, et il faudra être plus forts qu'eux dans le jeu. Offensivement, je pense qu'on a les clés pour les embêter. La difficulté ne sera-t-elle pas de calmer leurs périodes d'euphorie ? Si, sans doute. Si on regarde leur dernier match contre la Macédoine, ils ont été accrochés pendant toute la première période, et puis d'un coup ils ont mis un éclat. C'est toujours comme ça qu'ils gagnent, dans le troisième quart-temps, lorsqu'ils prennent feu. Ça a aussi été le cas face à la Slovénie, en quarts de finale. Il faudra essayer de contrôler ça. Quelle est la part de Vincent Collet dans cette réussite ? Dans cet Euro, tout le monde a tenu son rôle, le coach en premier. Il a su construire un bon groupe et nous faire jouer ensemble, en exploitant les qualités de chacun. Il nous a donné cette confiance, et nous a convaincus qu'on pouvait aller loin tant qu'on était sérieux dans le jeu. Il nous a bien fait travailler. On a très bien joué dans les systèmes qu'il nous a proposés, on n'a jamais eu besoin de sortir de ses schémas.