Diaw: "Je la sens bien"

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Diaw: "Je la sens bien"
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Paisible capitaine d'une équipe de France qui poursuit à Pau, malgré la défection de Mickaël Pietrus et l'incertitude Joakim Noah, sa préparation pour le prochain championnat d'Europe, Boris Diaw affiche sa confiance à l'aube de ce grand rendez-vous, même s'il attend que "la mayonnaise prenne". L'homme aux 122 sélections en Bleu avoue par ailleurs qu'il se verrait bien à Bordeaux, club promu en Pro B qu'il préside, en cas de lock-out NBA à rallonge.

Paisible capitaine d'une équipe de France qui poursuit à Pau, malgré la défection de Mickaël Pietrus et l'incertitude Joakim Noah, sa préparation pour le prochain championnat d'Europe, Boris Diaw affiche sa confiance à l'aube de ce grand rendez-vous, même s'il attend que "la mayonnaise prenne". L'homme aux 122 sélections en Bleu avoue par ailleurs qu'il se verrait bien à Bordeaux, club promu en Pro B qu'il préside, en cas de lock-out NBA à rallonge. Boris, évoquons d'abord ce rôle de capitaine que Vincent Collet vous a de nouveau confié, avouant qu'il n'avait eu "aucune hésitation" à ce sujet... Je suis content. Ça fait vraiment plaisir d'être le capitaine de cette équipe. A moi de m'assurer que tout se passe bien, sur le terrain comme en dehors. Quels doivent être les objectifs de l'équipe de France pour ce championnat d'Europe, qualificatif pour les Jeux Olympiques de Londres ? L'objectif, c'est toujours d'aller le plus loin possible, de faire le mieux possible. Après, l'Euro et les Jeux sont des objectifs à part entière. L'idéal serait bien sûr de remporter l'Euro, mais dans les objectifs intermédiaires il y a la qualification pour les Jeux Olympiques, qui se fait par deux biais: soit en arrivant en finale, soit en terminant dans les cinq premiers pour disputer le TQO (tournoi de qualification olympique, ndlr). C'est clair que ce sont de gros enjeux, et on a vraiment envie de représenter la France aux Jeux. En tant que membre de la génération sacrée championne d'Europe juniors en 2000 (avec Tony Parker, Mickaël Pietrus et Ronny Turiaf, ndlr), estimez-vous que cet Euro constitue l'une de vos dernières chances de remporter un trophée avec la France ? Je ne pense pas que ce soit notre dernière chance, mais c'est une belle chance. On a une bonne équipe, je la sens bien. Maintenant il faut que les choses se mettent en place, et qu'on soit compétitifs. Il y a aussi des équipes en face, des équipes de très haut niveau. Car on peut gagner cet Euro mais c'est aussi possible pour l'Espagne, la Grèce,... Considérez-vous que vous faites peut-être partie, sur le papier, de la meilleure équipe de France de tous les temps ? C'est toujours l'éternel débat, de comparer les générations. Mais le jeu évolue ! On ne peut pas savoir, on verra bien. Sur le papier, plein de choses peuvent être dites mais c'est sur le terrain que ça se jouera. On a des joueurs qui ont un certain niveau, mais il faut réussir à jouer ensemble. Pour avoir la meilleure équipe possible, il faut que la mayonnaise prenne. Maintenant, on vient juste de commencer la préparation et il faut qu'on travaille. Mais c'est bien d'avoir été réunis aussi tôt. "Bordeaux, plus qu'une possibilité" Au niveau des responsabilités, la pression ne risque-t-elle pas de plus peser sur les épaules de Tony Parker, Joakim Noah ou Nicolas Batum ? Elle est sur tout le monde et sur personne à la fois. On est une équipe, on va jouer tous ensemble. Après, ce sont des rôles qui sont définis et c'est tout à fait normal. Certains doivent d'abord défendre, d'autres faire du jeu... Vous avez débuté votre préparation à l'Insep, où vous avez été formé aux côtés de Tony Parker, Mickaël Pietrus et Ronny Turiaf. On imagine que ça a dû être particulier pour vous de retrouver ce lieu... C'est toujours spécial de revenir à l'Insep. Je viens souvent voir les équipes de jeunes mais je n'étais jamais revenu comme pensionnaire. Ça fait quelque chose, c'est sympa. Après ce n'est pas juste un retour aux sources, c'est surtout que les installations sont neuves et que les conditions de travail sont optimales. Un mot pour finir sur le lock-out de la NBA. Envisagez-vous d'évoluer en Europe, et notamment au sein d'un club de Bordeaux dont vous êtes le président, si la situation perdure ? Si ça se prolonge, ce qui n'est pas encore évident, c'est clair qu'il faudra faire quelque chose. Je ne vais pas arrêter de jouer jusqu'à ce que le lock-out soit fini. Et Bordeaux est vraiment plus qu'une possibilité.