Diarra ne s'en lasse pas

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Diarra ne s'en lasse pas
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Resté au Real Madrid après avoir refusé de nombreuses offres, Lassana Diarra semble promis au banc de touche en raison de la féroce concurrence au sein de l'entrejeu madrilène. Le Français, surnommé Lass' depuis son arrivée en Espagne, ne désespère pourtant pas de s'imposer aux yeux de Mourinho qui apprécie son tempérament et son engagement et pourrait jouer une belle carte ce mercredi à Zagreb face au Dinamo lors du premier match des Merengue en Ligue des Champions.

Resté au Real Madrid après avoir refusé de nombreuses offres, Lassana Diarra semble promis au banc de touche en raison de la féroce concurrence au sein de l'entrejeu madrilène. Le Français, surnommé Lass' depuis son arrivée en Espagne, ne désespère pourtant pas de s'imposer aux yeux de Mourinho qui apprécie son tempérament et son engagement et pourrait jouer une belle carte ce mercredi à Zagreb face au Dinamo lors du premier match des Merengue en Ligue des Champions. Quand l'un traverse une période difficile, l'autre brille. A croire que Karim Benzema et Lassana Diarra ne pourront jamais s'imposer ensemble dans le onze madrilène. Alors que le premier ne cesse d'impressionner Madrid à coup de doublés et matches brillants, le second vit dans l'ombre et fait à peine son retour dans un groupe composé de 21 joueurs en Croatie, pays hôte des débuts du Real Madrid en Ligue des Champions. Oublié, Lassana Diarra ? Un peu mais l'ancien Havrais demeure combatif là où d'autres auraient jeté l'éponge depuis longtemps, frustré par un avenir dans la capitale espagnole aussi bouché que son futur en Bleu. Diarra le sait, Madrid lui promet une concurrence dantesque. Lui-même le constatait dès octobre dernier lors d'un de ses derniers voyages à Clairefontaine. C'était avant que Laurent Blanc ne lui préfère notamment le Rennais M'Vila ou son homonyme Alou aux performances pourtant peu convaincantes... "Un champion du monde et un demi-finaliste de la Coupe du monde", nous confiait-il au sujet de Xabi Alonso et Khedira, ses deux rivaux principaux au sein du milieu madrilène. "Lass'", son surnom en Espagne, ne cachait pas alors ses envies de départ : "ça ne me ferait pas peur de rejoindre un club moins important que le Real. J'ai 25 ans, j'ai déjà joué dans trois des dix meilleurs clubs au monde, j'ai réalisé presque tous mes rêves dans le football, alors je ne me plains pas..." Près d'un an plus tard, rien n'a changé... ou presque. Il n'a pas joué le moindre match depuis le 10 mai Courtisé par Milan, Tottenham ou encore la Roma, Lassana Diarra est finalement resté, fort d'un contrat le liant au club madrilène jusqu'en 2013 alors que son entraîneur l'avait exclu de la tournée de préparation aux Etats-Unis. Mais dans quel but alors que José Mourinho a souhaité encore renforcé son milieu avec l'arrivée de Nuri Sahin en provenance de Dortmund ? Ramasser les miettes d'abord en profitant de la blessure de Khedira, sûrement ménagé mercredi, pour faire sa première apparition de la saison. De retour à l'entraînement collectif madrilène le 1er septembre dernier après s'être entretenu dans l'espoir d'un transfert, "Lass" a en effet séduit le Special One, qui confiait à ses adjoints être impressionné par la forme physique et l'engagement du Français. Sans parvenir toutefois à le convaincre de l'aligner à Getafe lors de la nouvelle démonstration des Merengue, laissant l'ancien milieu de Portsmouth privé de match depuis 4 mois et la 36e journée de Liga, le 10 mai face à Getafe (4-0). Diarra joue donc gros ce mercredi face au Dinamo Zagreb, un match où il cherchera à démontrer que le manager portugais peut toujours compter sur lui. Un peu comme à Barcelone en novembre dernier, où, lors du désormais célèbre naufrage madrilène au Camp Nou (5-0), Mourinho avait appelé son petit guerrier à la rescousse pour tenter de limiter la casse. Diarra y avait gagné en considération, s'imposant quelques temps alors que Benzema sombrait... La situation des deux hommes s'est inversée mais Lass' assure ne pas encore avoir dit son dernier mot... Même sans son numéro 10, confisqué par Özil en échange d'un 24 moins "bling-bling" mais plus conforme à son statut de remplaçant.