Di Luca a du cran

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Di Luca a du cran
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Déjà vainqueur sur le Giro 2009, Danilo Di Luca a récidivé mardi en l'emportant lors de la dixième étape, la plus longue de l'épreuve (250 km). Le coureur de la LPR s'est imposé en solitaire devant Pellizotti, Menchov et Sastre. Un succès qui permet au Transalpin de conforter son maillot rose de leader.

Déjà vainqueur sur le Giro 2009, Danilo Di Luca a récidivé mardi en l'emportant lors de la dixième étape, la plus longue de l'épreuve (250 km). Le coureur de la LPR s'est imposé en solitaire devant Pellizotti, Menchov et Sastre. Un succès qui permet au Transalpin de conforter son maillot rose de leader.A 33 ans, Danilo Di Luca a acquis la sagesse. Le leader du Giro avait ainsi anticipé les événements de cette 10e étape qui comprenait deux difficultés majeures, Le Moncenisio et le Col de Sestrière, en se disant qu'il serait bien de grappiller quelques secondes histoire de consolider sa tunique rose deux jours avant le premier contre-la-montre de cette édition du centenaire. Et son plan a plutôt bien fonctionné, mardi, avec un deuxième succès sur ce Tour d'Italie 2009, ce qui porte à huit le nombre d'étapes remportées par le lauréat 2007.Au classement général, alors que le coureur de la LPR a coupé la ligne avec une dizaine de secondes d'avance sur le trio Pellizotti, Menchov et Sastre, Danilo Di Luca s'est construit un petit matelas sympathique : 1'20 sur Menchov, 1'33 sur Rogers et 1'40 sur Leipheimer. Derrière, on retrouve Pelizotti (1'53), Sastre (1'54), Basso, déjà à 2'03, et Lovkvist (2'12). Avant que Di Luca ne fasse la différence dans le final, Stefano Garzelli avait animé une grande partie de la course, amputée de sa partie française afin d'éviter d'éventuels éboulements. Le maillot rose jusqu'à jeudi ?Et après la grogne de dimanche à Milan, les organisateurs n'avaient pas en effet intérêt à prendre le moindre risque avec le peloton. Le vétéran italien, donc, s'était distingué en signant l'échappée du jour, parti à quatre kilomètres du sommet vers Sestrière, à 70 km environ de la ligne d'arrivée. Le numéro du vainqueur en 2000 et deuxième en 2003 prenait fin à 25 km de la fin quand Visconti et Grivko, coéquipiers chez ISD, le rejoignait. Si le trio unissait ses efforts, il voyait le groupe maillot rose revenir à moins de deux minutes d'avance (1'54), au début de la dernière difficulté de la journée, Le Pra Martino. Grivko lâchait prise alors que le peloton, sous l'impulsion des Liquigas, les coéquipiers d'Ivan Basso, continuait d'accélérer.La descente sur Pinerolo facilitait donc la jonction avec un Di Luca plutôt à l'aise dans ce contour sinueux. Finalement accompagné de Menchov, Arroyo, Sastre et Pellizotti, Di Luca faisait alors la différence dans les trois derniers kilomètres. Il entrait tout seul sur les pavés de Pinerolo avant de se lancer dans un mini contre la montre de 2 km pour finalement enregistrer son deuxième succès, après celui de Martino di Castrozza (4e étape), enrichi de 20 secondes de bonification.En confortant son avance au classement, Di Luca devrait garder son maillot rose au moins jusqu'à jeudi, et l'étape chronométrée de 60 km, alors que mercredi, le 11e épisode emmènera le peloton de Turin à Arenzano sur un tracé qui s'achèvera en bord de mer.