Di Grégorio, la résurrection !

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Di Grégorio, la résurrection !
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Étonnant, Rémy Di Grégorio ! Parti à treize kilomètres de l'arrivée, le Marseillais a résisté au peloton dans le final de la 7e étape de Paris-Nice, pour finalement conserver quelques secondes d'avance sur le groupe des favoris, réglé par Samuel Sanchez. Assurément la plus belle victoire du coureur Astana. Tony Martin reste en tête du classement général, à la veille de l'arrivée.

Étonnant, Rémy Di Grégorio ! Parti à treize kilomètres de l'arrivée, le Marseillais a résisté au peloton dans le final de la 7e étape de Paris-Nice, pour finalement conserver quelques secondes d'avance sur le groupe des favoris, réglé par Samuel Sanchez. Assurément la plus belle victoire du coureur Astana. Tony Martin reste en tête du classement général, à la veille de l'arrivée. Il faut avouer qu'on l'avait peut-être enterré un peu vite... Mais avait-on vraiment tort ? Jusqu'à aujourd'hui, à ceux qui lui demandait pourquoi il n'avait pas su confirmer les espoirs placés en lui après sa victoire d'étape sur le Tour de l'Avenir 2006, ou son maillot de meilleur grimpeur du Dauphiné 2007, Rémy Di Grégorio n'avait pas de gros arguments à opposer. "J'ai tout de même terminé 21e de la Vuelta l'année dernière, et 9e de l'étape reine", avait lancé le Marseillais sur Cyclingnews en début de semaine. Pas énorme. Mais depuis ce samedi, et sa victoire lors de la 7e étape de Paris-Nice, l'une des plus ardues de l'épreuve, la donne est radicalement différente. Di Grégorio aime tellement les contre-pieds qu'il a attendu une journée de pluie sur la Course au soleil pour apposer une nouvelle ligne à son palmarès, vierge depuis près de quatre ans. En pleine forme, le coureur Astana était déjà de l'échappée qui avait permis à Thomas Voeckler de lever les bras mercredi. Cette fois-ci, sa tactique a été différente. Point d'échappée au long cours, une tâche laissée au duo Kroon-Berthou. Di Grégorio, 25 ans, a attendu que le Néerlandais soit repris à 13 kilomètres de l'arrivée, sous l'impulsion de l'équipe Movistar de Xavier Tondo. A ce moment-là, les conditions climatiques - c'était l'enfer du Sud ! - s'étaient chargées d'écrémer le peloton, délesté d'un grand nombre de coureurs. Feillu et Chavanel étaient non-partants, Casar, Sagan et Frank Schleck ont abandonné, Haussler, Van Garderen ou encore Kiserlovski ont chuté, ce dernier finissant sa glissade sous une voiture garée sur le bas-côté. Une hécatombe à laquelle n'a pas échappé Alexandre Vinokourov, leader de l'équipe Astana de Di Grégorio, distancé dans les deux côtes de 1er catégorie placées en milieu d'étape. "J'ai demandé si on devait attendre Alexandre, expliquera le Français après coup. On m'a répondu que non. J'avais de bonnes jambes, alors j'ai tenté ma chance." Aussi simple que cela ! Encore fallait-il résister aux efforts des équipes Movistar et Euskaltel lors des treize dernières bornes. "C'était long !", rigole Di Grégorio, qui est parvenu à relancer judicieusement dans les bosses dans ce final accidenté, et éviter (de justesse) la chute sur une des nombreuses bandes blanches. "J'ai pris quelques risques, mais pour une victoire comme celle-là, c'était mesuré." A l'arrivée, Di Grégorio a gardé cinq petites secondes d'avance sur les favoris, dont le plus véloce aura été Samuel Sanchez. "Je suis vraiment content. J'ai été la chercher", jubile le grimpeur tricolore. Rivaux pour la victoire finale, Tony Martin et Andreas Klöden, arrivés juste après Sanchez et Uran, ont eux fait jeu égal. Il leur reste pour s'expliquer le redoutable Col d'Eze, placé non loin de l'arrivée à Nice dimanche. Di Grégorio, lui, a déjà gagné.