Dewar: "Bizarre, vraiment bizarre..."

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Dewar: "Bizarre, vraiment bizarre..."
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Si Le Mans veut conserver sa huitième place, et se qualifier pour les play-offs, une victoire est presque impérative sur le parquet de l'OLB, samedi soir lors de la 26e journée de Pro A. "Mais si on laisse Orléans imposer son basket, ça peut donner la même chose que contre Vichy...", prévient l'ailier américain Ben Dewar, qui explique l'irrégularité du MSB par un gros manque de concentration.

Si Le Mans veut conserver sa huitième place, et se qualifier pour les play-offs, une victoire est presque impérative sur le parquet de l'OLB, samedi soir lors de la 26e journée de Pro A. "Mais si on laisse Orléans imposer son basket, ça peut donner la même chose que contre Vichy...", prévient l'ailier américain Ben Dewar, qui explique l'irrégularité du MSB par un gros manque de concentration. Ben, quelques jours après cette claque reçue contre Vichy à Antarès (67-83), quel est le moral des troupes ? Franchement, ça ne va pas trop mal. C'était dur juste après le match et lors des premiers entraînements cette semaine, où on était tous très frustrés et déçus. Mais on a repris le travail, on a discuté entre nous et ça va beaucoup mieux maintenant. Le président (Christophe Le Bouille, ndlr) nous a parlés, il nous a dit que ça arrivait, que c'était un match catastrophique mais que c'était derrière nous. Quels ont été les mots de J.D. Jackson ? Le coach nous a dit la même chose. Il nous a aussi parlé de nos déficits dans l'énergie, la motivation. Il était assez énervé après le match. Cette saison, il a essayé beaucoup de choses après les défaites, parfois en nous encourageant, parfois en étant méchant. Ça a souvent marché, mais pas à chaque fois... Maintenant, il faut penser aux prochains matches. On a travaillé dur à l'entraînement cette semaine et je crois qu'on va à Orléans avec un nouveau visage. Comment expliquez-vous que Le Mans soit capable de s'imposer à Villeurbanne et la semaine suivante de couler contre Vichy, une irrégularité chronique cette saison ? Je pense que c'est un problème de concentration. Dans ce championnat, il n'y a jamais un match facile. Ça nous est arrivé beaucoup de fois cette saison de bien jouer un week-end et de passer au travers le suivant. Nos seules lacunes, ce sont l'intensité et l'agressivité. Mais ça ne concerne pas que notre équipe, il y en a plusieurs dans ce cas. Tout le monde peut battre tout le monde et c'est très difficile. Mais ces choses-là, l'intensité et l'agressivité, ça se travaille à l'entraînement ? Non, pour moi ça se joue le jour du match. La semaine, on travaille les systèmes, la défense, les stratégies qui peuvent bien fonctionner contre le prochain adversaire. Je pense que mentalement, on est un peu faible le jour J. Je ne sais pas trop pourquoi. Ça peut arriver deux ou trois fois dans une saison mais nous, ça nous est arrivé dix ou onze fois... Il y a des matches où l'on peut shooter à 55% et que l'on perd quand même en défense, à cause de ce manque d'agressivité. Il y a pourtant des joueurs d'expérience au MSB... Oui, et c'est d'autant plus frustrant pour tout le monde, les joueurs, le staff, les supporters. On regarde l'équipe sur le papier et on se dit que c'est bizarre, vraiment bizarre d'avoir déjà quatorze défaites... "Pour l'instant, on est huitième par défaut" L'absence d'Alain Koffi, blessé au genou droit depuis plusieurs semaines, est-elle une explication de vos soucis actuels ? Bien sûr. C'est un joueur très athlétique et au poste quatre, ça pourrait aider l'équipe pour shooter à cinq-six mètres. Il a aussi une grosse expérience, il joue au Mans depuis pas mal de temps, il joue en équipe de France. Donc oui, c'est un gros handicap pour nous mais on peut gagner les matches sans lui. A commencer par celui contre Orléans, samedi soir, un match crucial dans la course à la huitième place. Comment l'abordez-vous ? On est confiant. Ça va être dur là-bas, c'est sûr. Mais Orléans est une équipe un peu comme la nôtre, qui a deux visages. Ça dépend des semaines et des adversaires. Si on gagne et qu'on reprend le point-average (le MSB s'était incliné 59-70 à l'aller dans sa salle, ndlr), ce sera peut-être fini pour eux pour la huitième place. Même si Eric Campbell et J.R. Reynolds reviennent pour ce match, Amara (Sy) ne va pas jouer et c'est une grosse perte. Donc on verra. Si on laisse Orléans imposer son basket, ça peut donner la même chose que contre Vichy... Le point-average, c'est un objectif que vous vous êtes fixé en plus de la victoire ? On n'en a pas vraiment parlé entre nous. Le but, c'est d'abord de gagner. Mais si on mène de neuf ou dix points dans le dernier quart-temps, on va y penser parce que c'est peut-être sur ce genre de détails que ça peut se jouer par rapport à Orléans ou Strasbourg. Mais bon, les quatre derniers matches vaudront cher également. Pour l'instant, on est huitième par défaut parce que quand les autres perdent, on perd aussi... Le public d'Antarès vous a un peu chahutés contre la JAV. Est-ce un avantage pour vous de jouer cette rencontre capitale à Orléans ? Peut-être... Normalement, une équipe qui gagne à l'extérieur, c'est du bonus. Et si elle perd, elle revient chez elle pour l'emporter. Mais pour nous, c'est l'inverse. On a eu beaucoup de pression cette saison à domicile, on a très mal commencé devant nos supporters et on a senti un peu de tension au fil des matches. En déplacement, la pression n'est pas la même parce que les attentes sont différentes. Que peut espérer le MSB en play-offs, si vous y allez ? On est capable de battre toutes les équipes qui sont devant nous au classement. Mais Cholet (leader du championnat et donc probable adversaire du Mans en quarts de finale en cas de qualification du MSB, ndlr), c'est plus difficile pour nous que Nancy, Chalon ou Roanne parce que c'est un derby et les Choletais sont toujours prêts pour les gros matches comme ça. Mais je pense que ça dépend de nous. Si on joue les play-offs, c'est pour aller loin, sinon ça ne sert à rien de tenter de se qualifier et on arrête tout maintenant.