Des vibreurs et une rumeur

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Des vibreurs et une rumeur
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Circuit urbain oblige, le Grand Prix de Singapour promet ce week-end son lot d'imprévus. Vendredi à l'occasion des deux premières séances d'essais libres, les vibreurs de Marina Bay ont raclé plus d'un fond plat, ce qui n'a pas empêché les favoris, les Vettel, Hamilton ou Alonso, de s'illustrer. Un nom a pourtant couvert tous ces patronymes ronflants sur radio paddock: celui de Kimi Räikkönen.

Circuit urbain oblige, le Grand Prix de Singapour promet ce week-end son lot d'imprévus. Vendredi à l'occasion des deux premières séances d'essais libres, les vibreurs de Marina Bay ont raclé plus d'un fond plat, ce qui n'a pas empêché les favoris, les Vettel, Hamilton ou Alonso, de s'illustrer. Un nom a pourtant couvert tous ces patronymes ronflants sur radio paddock: celui de Kimi Räikkönen. On a vibré ce vendredi à Singapour. Paul Di Resta, Heikki Kovalainen, Felipe Massa, Jaime Alguersuari, Kamui Kobayashi, Michael Schumacher et Sebastien Buemi en particulier. Tous ont flirté d'un peu trop près avec les murets du sinueux et étroit circuit de Marina Bay, perdant plus ou moins le contrôle de leur monoplace en frottant leurs gommes et leur fond plat aux vibreurs artisanaux du tracé de Singapour. Mal fixés pour la plupart, laissant apparaître des clous pour certains, ces fameux vibreurs ont du reste amputé la première session d'une bonne demi-heure. Ce qui n'a pas empêché les cadors de tirer leur épingle du jeu. Lewis Hamilton s'est distingué lors de l'acte initial, résistant à la RB7 vrombissante de Sebastian Vettel mais ce dernier, qui court pour le titre ce week-end en Asie, n'a pas manqué de répliquer dans la seconde manche libre. Pour autant les écarts entre les pilotes des top teams restent raisonnables. Exception faite de Jenson Button, lequel a connu un souci avec sa MP4-26 après avoir tiré tout droit dans un virage, tous les favoris présumés pilotant sous la bannière de Red Bull, McLaren ou Ferrari se sont réunis dans la même seconde, reléguant à plus de deux secondes la Mercedes de Michael Schumacher. Autant dire qu'il faudra compter avec Vettel (1'46"374), Alonso (1'46"575), Hamilton (1'47"115), Massa (1'47"120) et Webber (1'47"265) ces deux prochains jours. Avec l'enjeu suprême que l'on sait... Pourtant, malgré toutes ces belles promesses, c'est côté coulisses que l'attention a été captée ce vendredi. Dans les paddocks se murmure de plus en plus fort le nom de Kimi Räikkönen, champion du monde 2007 retraité de la F1 il y a deux ans pour embrasser une carrière fantasmée de rallyman. Il y a deux semaines, en marge du Grand Prix d'Italie, l'intéressé s'est rendu à Grove, en Angleterre, dans les usines du team Williams. Une simple visite de courtoisie assure-t-on chez Williams ; une vraie prise de température selon la BBC. A en croire les ondes britanniques en effet, "Iceman" aurait pris la décision de revenir à ses premières amours, quitte à revoir ses prétentions touchant au prestige de son employeur potentiel. Sondé par le quotidien catalan Sport, l'intéressé est resté froid et évasif, comme à son habitude, ne démentant toutefois pas l'information au contraire de son agent. "Je ne sais toujours pas ce que je ferai l'année prochaine. Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles j'ai quitté la F1 et j'ai toujours dit que mon départ n'était peut-être pas définitif. Je ne prendrai de toute façon aucune décision avant le mois de janvier, je verrai bien à ce moment-là..." Motorisé l'an prochain par Renault, Williams verrait dans cette possible collaboration une aubaine marketing rare, le gage autrement dit d'une nouvelle vague de sponsors. Les pétrodollars du Vénézuélien Pastor Maldonado étant précieux, Rubens Barrichello se retrouve directement menacé par cette rumeur grandissante. "C'est la période qui veut ça, réagit avec philosophie le Brésilien. Dire quelque chose maintenant ne ferait qu'empirer les choses mais il est clair que je veux courir l'an prochain ma 20e saison en F1." Le choix ne lui appartient plus...