Des Dogues prêts à mordre

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Des Dogues prêts à mordre
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Après deux nuls rageants contre le CSKA Moscou (2-2) et Trabzonspor (1-1), le Losc est à la recherche d'une première victoire pour ouvrir ses perspectives en Ligue des champions. La venue de l'Inter Milan mardi au Stadium Nord tombe à pic. Mal en point en championnat, la formation italienne serait une proie parfaite pour des Dogues désireux de montrer les crocs dans la compétition.

Après deux nuls rageants contre le CSKA Moscou (2-2) et Trabzonspor (1-1), le Losc est à la recherche d'une première victoire pour ouvrir ses perspectives en Ligue des champions. La venue de l'Inter Milan mardi au Stadium Nord tombe à pic. Mal en point en championnat, la formation italienne serait une proie parfaite pour des Dogues désireux de montrer les crocs dans la compétition. A l'attaque ! Ce n'est pas encore la devise du club mais c'est le mot d'ordre lancé par Rudi Garcia, l'entraîneur du Losc, à l'heure de recevoir l'Inter Milan, l'un de ces puissants européens devant lequel d'autres auraient regardé le bout de leurs souliers. Question d'identité, de "marque de fabrique" pour citer l'entraîneur nordiste. "On pense qu'on est plus performants quand on attaque, quand on essaie de poser des problèmes à l'adversaire, quand on essaie de marquer des buts plutôt que quand on essaie de défendre notre but", résume-t-il. Question de circonstances aussi. Avec deux nuls en deux matches concédés face au CSKA Moscou (2-2) et Trabzonspor (1-1), le premier après avoir mené 2-0, le second sur un penalty, le champion de France en titre doit faire le plein à domicile pour se dégager un printemps européen. Qu'importe si c'est le favori du groupe B qui se présente au Stadium Nord. Au contraire même... Les Dogues auraient tort de se priver, le lauréat 2010 de la Ligue des champions traverse l'une de ces crises d'identité qui touchent parfois les plus nantis. Le remplacement de Gian Piero Gasperini par Claudio Ranieri après trois petites journées de Serie A n'y a encore rien fait, l'Inter, encore battue ce week-end à Catane (1-2) - un mauvais concours de circonstances se défendra l'entraîneur milanais - vivant le pire début de saison de son histoire. Le ver est dans le fruit et Ranieri, devenu le docteur es rétablissement du football italien, ne peut nier les tourments de ses hommes. "Quand les résultats ne suivent pas, il y a un manque de confiance", constate-t-il. Hazard du côté lillois Mais si les riches sont plus riches, c'est aussi parce que leurs cycles vertueux sont plus longs que ceux des autres et qu'à l'inverse leurs passages à vide durent moins longtemps. "Le rêve, c'est de rejoindre un jour ces équipes-là et d'avoir un jour leur palmarès européen. Et donc d'être aussi performants sur la durée", confirme ainsi Garcia en salivant devant l'armoire à trophées de l'Inter. Toute la question est de savoir quand la saison des Nerazzurri basculera. Ou pour être plus clair, si le déclic est programmé ce mardi soir. "Il n'y a que mon homologue de l'Inter qui peut répondre à la question de savoir comment se trouve cette équipe, si elle doute ou si elle sera revancharde", balaie l'entraîneur nordiste qui préfère se concentrer sur son équipe. Car si la petite musique de la Ligue des champions réveillerait un mort et si l'Inter, pour la première fois de la saison, se présentera au complet, exception faite de Forlan (ischio-jambiers) et Walter Samuel (déchirure musculaire de la cuisse droite), le Losc n'a pas à rougir devant le rival transalpin. "On sait que l'on va affronter une équipe très joueuse, très prolifique devant le but, la plus prolifique du championnat de France, avec de grandes individualités", ne se trompait d'ailleurs pas Ranieri. Au rayon des menaces, Eden Hazard figure bien sûr en tête de gondole, lui qui a résisté tout l'été aux sirènes de l'Inter entre autres... Mais le Losc, malgré la perspective d'être privé de Mickaël Landreau, victime d'une béquille samedi à Auxerre (3-1), a surtout trouvé un équilibre, ce qui lui faisait défaut en début de saison, quand il ne savait pas encore gérer un résultat. "Petit à petit, j'ai l'impression que les nouveaux arrivants de cette année se sont bien intégrés et commencent à bien se sentir dans le jeu de l'équipe", rappelle Garcia en réponse à ce progrès. Voici venu le moment de confronter cette montée en puissance à l'une des références européennes, une équipe de l'Inter dont on se souviendra en décembre du pedigree et non de son état de forme du moment à l'heure de faire le bilan de la phase de poules. Les Dogues ont trop rêvé de ce moment pour passer à côté. "On a fait beaucoup d'efforts la saison dernière pour finir champions et avoir le droit de disputer la Ligue des champions, insiste Garcia. Aujourd'hui, on veut tout donner et sortir du terrain avec le sentiment du devoir accompli. Quel que soit le résultat, il faut jouer comme on sait le faire. Quand on fait ça, on est souvent récompensé." Alors à l'attaque !