Delaigue: "On vous regarde !"

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Delaigue: "On vous regarde !"
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Spectateur incrédule du cuisant échec de la France en Italie le week-end dernier, Yann Delaigue, notre consultant sur toute la durée du Tournoi des Six Nations, attend une réaction des Bleus face au Pays de Galles. S'il cautionne la chaude réunion qui s'est tenue entre les joueurs et le staff, l'ancien ouvreur international rappelle que la vérité sera sur le terrain.

Spectateur incrédule du cuisant échec de la France en Italie le week-end dernier, Yann Delaigue, notre consultant sur toute la durée du Tournoi des Six Nations, attend une réaction des Bleus face au Pays de Galles. S'il cautionne la chaude réunion qui s'est tenue entre les joueurs et le staff, l'ancien ouvreur international rappelle que la vérité sera sur le terrain. Le XV contre le Pays de Galles "On peut considérer que le huit de devant, c'est le pack-type. C'est le pack qui a débuté le Tournoi. C'est à mon avis, le pack qui se rapproche le plus de celui qui débutera la Coupe du monde. Ce sont des valeurs. Pour le reste, avec l'absence de Rougerie et le départ de Jauzion, sans oublier la blessure de Mermoz, automatiquement Traille et Marty sont de retour au centre. Ça paraît logique. D'ailleurs, tout paraît logique puisque Marc Lièvremont a pioché dans le groupe de 30 annoncé en début de Tournoi. Il n'y a rien de très surprenant. Même le turn-over effectué avec la rentrée de Palisson à la place de Huget. Ça permet de revoir certains joueurs, de redistribuer les cartes et de relancer la concurrence après cet échec cuisant contre l'Italie." Une revanche à prendre "Au-delà de cette composition, cette équipe a une revanche à prendre sur elle-même. Les joueurs assument la responsabilité de l'échec. Malgré les attaques de Lièvremont envers eux, ils assument et ne sont pas rentrés en conflit avec le sélectionneur. Au contraire, ils sont derrière lui. C'est une preuve que les joueurs prennent leurs responsabilités. Les joueurs expérimentés font leur mea-culpa aujourd'hui et ils ont envie d'en découdre très rapidement avec le Pays de Galles pour laver l'affront. Ça part plutôt d'un bon sentiment. La discussion entre les joueurs et le staff dimanche soir à Marcoussis n'a rien d'extraordinaire. C'est normal et nécessaire. Il y a eu des choses mises à plat, il y a eu des coups de gueule. S'ils ont pu crever certains abcès, s'ils se sont rentrés un peu dans la gueule, tant mieux, ça fait toujours avancer. Mais la vérité est sur le terrain. Elle n'est pas dans les discours d'avant-match." La vérité du terrain "Maintenant, j'ai envie de leur dire : « Allez-y, on vous regarde ! Mettez en exécution tout le mal-être et toute la frustration que vous ressentez aujourd'hui pour faire un match plein d'envie et d'intensité». Après, on sera peut-être moins regardant sur le jeu en lui-même. Mais dans l'état d'esprit, on attend beaucoup d'eux, on attend de savoir s'ils ont du coeur et sont de grands professionnels. Après les mots, les actes ? On est en droit de se poser la question. Mais je suis d'une nature optimiste et je pense qu'on aura une équipe de France très revancharde samedi sur le terrain." Lièvremont, la colère du coeur "Dimanche, il a parlé avec son coeur, avec franchise et honnêteté. Il a protégé ses joueurs pendant des années. Une manière pour lui de leur témoigner sa confiance. Les joueurs n'ont pas respecté cette confiance à Rome. Ça me paraît normal que, sur le coup de la déception, il se sente trahi et qu'il explose, avec beaucoup d'animosité dans ses propos envers les joueurs. D'ailleurs, il n'est pas revenu sur tout, il est revenu sur un seul sujet, celui de la fin de carrière internationale de certains. Normal puisqu'il aura besoin d'un groupe de 30 pour la Coupe du monde et qu'il se resservira de ces joueurs à mon avis. Après, tout le reste, il le pense. Et il continue de le penser."