Débat: Les Lakers peuvent-ils faire le triplé ?

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Débat: Les Lakers peuvent-ils faire le triplé ?
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Alors que la NBA reprend ses droits mardi prochain, la rédaction s'interroge sur les chances des Lakers de réussir la passe de trois après ses titres 2009 et 2010. Avec les mêmes cadres (Bryant, Artest, Odom et Gasol), renforcés de Barnes et Blake, les Californiens seront encore durs à battre cette saison. Mais la concurrence, à l'Est surtout, s'est renforcée. Alors, "three-peat" ou pas ?

Alors que la NBA reprend ses droits mardi prochain, la rédaction s'interroge sur les chances des Lakers de réussir la passe de trois après ses titres 2009 et 2010. Avec les mêmes cadres (Bryant, Artest, Odom et Gasol), renforcés de Barnes et Blake, les Californiens seront encore durs à battre cette saison. Mais la concurrence, à l'Est surtout, s'est renforcée. Alors, "three-peat" ou pas ? OUI, Paul Rouget (journaliste Sports.fr) Ceux qui seraient tentés de croire que le coup de tonnerre de l'été, la création si controversée des "Three Amigos" (Wade, James et Bosh) de Miami, va automatiquement ramener le trophée de champion NBA du côté de South Beach, quatre années après l'unique titre de la franchise floridienne, peuvent tempérer leurs ardeurs. Tout comme ceux qui espèrent voir Boston ou Chicago triompher à nouveau ou enfin Orlando consacré. Car le double champion en titre, à l'effectif sans équivalence à l'Ouest, est là, et bien là. Et dans la course à l'armement déclenchée par "The Decision" de LeBron James, les Lakers ont plutôt bien mené leur barque, sans bouleverser un groupe qui a fait ses preuves. Opéré du genou durant l'été, Kobe Bryant est toujours la superstar incontestée de l'équipe, même si Phil Jackson a prévenu que "Black Mamba" ne jouerait plus autant lors des matches de saison régulière. Mais sa quête d'une sixième bague de champion l'amènera à se surpasser une fois de plus, et on risque de le voir réussir des tirs décisifs encore quelques années. Surtout, même s'il s'en défend, il veut faire mentir Michael Jordan, qui a eu l'impudence de ne le classer "que" dans le top 10 des meilleurs arrières de l'histoire... Pau Gasol, enfin reposé, a lui pris une autre dimension lors du dernier exercice. L'Espagnol est aujourd'hui plus que le premier lieutenant de Kobe, aux côtés des fidèles Lamar Odom - qui devrait encore sortir du banc - et Derek Fisher, désormais secondé par Steve Blake. Autre recrue estivale, avec l'expérimenté Ratliff, l'ex-meilleur ennemi de Bryant et Odom, Matt Barnes, secondera lui un Ron Artest amaigri, dans un style finalement pas si éloigné. Il sera aussi chargé d'apporter, comme le New-Yorkais, cette dose d'intimidation qui avait tant manqué aux Californiens lors de la finale 2008 face aux Celtics. Un casting bien équilibré donc, allié à une incomparable expérience des playoffs et à la présence du meilleur coach - du moins le plus titré - de l'histoire, autant d'arguments qui font des Lakers les premiers candidats à leur succession. Et pour réussir ce "three-peat", il ne faudra pas gâcher trop d'énergie en saison régulière. Mais on peut faire confiance au "Maître Zen" pour gérer ses troupes avec sagesse. Son attaque en triangle a en tout cas de beaux jours devant elle, un système qu'ont déjà bien intégré les nouveaux venus. Ce qui n'est pas bon signe pour la concurrence... NON, Régis Aumont (journaliste Sports.fr) Les Lakers sont-ils les favoris logiques à leur succession au moment d'entamer la saison, sans aucun doute. Bien huilée, toujours sous la coupe du maître zen Phil Jackson, la mécanique de los angelinos n'a plus à faire ses preuves. Mais le seront-ils encore au printemps, quand les choses sérieuses commenceront pour ceux qui voient bien au-delà de la saison régulière. Rien n'est moins sûr. Si les doubles champions ont conservé leurs cadres, Bryant, Gasol et Artest en tête, c'est du côté de leurs adversaires qu'il faut se pencher. Et de ce côté-là, le moins que l'on puisse dire c'est que la concurrence s'est sérieusement renforcée durant l'été. A commencer, évidemment, par le Heat. Peut-être faudra-t-il un peu de temps à Miami pour apprendre à se construire un collectif, mais quand les réglages seront faits, qui pourra les arrêter ? Il n'y aura pas assez d'un ballon sur le parquet pour LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh avancent les sceptiques, j'aurais tendance à leur répondre que ces trois mastodontes du basket-ball sont suffisamment intelligents pour comprendre qu'ils devront se partager les tickets de shoot. Finalement mieux entourés que ce que l'on a pu croire à un moment durant l'été, avec des role players tels Haslem, Mike Miller, Arroyo, Chalmers et Ilgauskas, le tout frais "Big Three" du Heat s'apparente comme la menace suprême pour L.A. S'il ne faut pas oublier les Celtics, toujours plus costauds dans la raquette avec l'apport des deux vieillissants O'Neal, ni le Magic de Dwight Howard, il faut aussi s'interroger sur la capacité des Lakers à toujours repousser leurs limites. Avec une moyenne d'âge supérieure à 30 ans pour son cinq de départ, le double champion en titre risque de plus en plus de souffrir pour enchaîner 82 matches de saison régulière plus les phases finales. Voir les Lakers dominer la conférence ouest n'aurait vraiment rien de surprenant, mais je les vois céder lors des Finals devant celui qui aura su s'extirper de la plus en plus difficile conférence est. Non, Bryant et Fisher ne répèteront pas un "three-peat", eux qui sont les derniers à l'avoir réussi, déjà avec la franchise californienne, entre 2000 et 2002 sous l'archi-domination du duo que formait Kobe avec Shaquille O'Neal.