De Paris à Auckland...

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De Paris à Auckland...
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C'est ce lundi, à 16h50 pétantes, que le XV de France entamera son périple jusqu'en Nouvelle-Zélande où il caresse le rêve de remporter la Coupe du monde. Depuis Roissy jusqu'à Auckland, en passant par Londres et Dubaï, les joueurs et le staff vont passer près de trente heures dans l'avion, sans compter les escales. Un voyage préparé lui aussi dans les moindres détails...

C'est ce lundi, à 16h50 pétantes, que le XV de France entamera son périple jusqu'en Nouvelle-Zélande où il caresse le rêve de remporter la Coupe du monde. Depuis Roissy jusqu'à Auckland, en passant par Londres et Dubaï, les joueurs et le staff vont passer près de trente heures dans l'avion, sans compter les escales. Un voyage préparé lui aussi dans les moindres détails... Teddy Riner et ses potes du judo, en conclusion d'un final en apothéose dimanche à Bercy, leur ont fait une passe imaginaire en direction de la tribune où ils étaient installés. Le message est simple : la balle est désormais entre les mains de Thierry Dusautoir et de ses coéquipiers du XV de France. Un geste d'encouragement bienvenu alors que les Bleus, qui se sont préparés ces deux derniers mois avec l'objectif de remporter la Coupe du monde, s'envolent ce lundi, à 16h50 pétantes depuis Roissy, pour la Nouvelle-Zélande. Un voyage d'un bout à l'autre de la planète, au propre comme au figuré, pour le groupe France (*) qui, de Paris à Auckland, va changer de monde pour entrer désormais de plain-pied dans la compétition (9 septembre-23 octobre). Si les deux mois de préparation ont pu paraître long pour certains, le périple jusqu'en Nouvelle-Zélande le sera tout autant à une autre échelle. Près de 27 heures de vol au total (1h10 entre Paris et Londres, 6h50 entre Londres et Dubaï et enfin 18h45 entre Dubaï et Auckland !), près de huit heures d'escale (3h40 à Londres et 3h45 à Dubaï), les Bleus, qui ont reçu la consigne de s'habiller décontractés (survêtement, tee-shirt, baskets), devront trouver le moyen de passer le temps avant de poser le pied sur le sol néo-zélandais. Lecture, musique, films, tous les moyens seront bons pour s'occuper dans la classe affaire de l'A380 d'Emirates qui les mènera de l'autre côté du globe. Sans oublier la sieste ! Et pas seulement pour le plaisir, le but étant de parer du mieux possible le décalage horaire (11 heures avec la France). De Londres à Dubaï les yeux ouverts "C'est une problématique, on essaie d'y répondre ponctuellement, en fonction des escales. Julien (Deloire) et le pôle scientifique ont réfléchi à une organisation. Quand faut-il dormir, quand ne faut-il pas dormir", rappelait Marc Lièvremont samedi à Marcoussis lors de son dernier point presse sur le sol français avant le grand départ. Les consignes sont claires : ne pas dormir entre Londres et Dubaï, soit veiller jusqu'à 9h30 (heure française) mardi matin... "C'est le vol le plus important pour essayer de récupérer 4 à 5 heures, puisqu'il sera de jour en Nouvelle-Zélande, et de nuit en France", justifie Julien Deloire, l'un des trois préparateurs physiques qui fera le déplacement. "On ne sait pas comment les organismes vont réagir, mais il faudra faire en sorte de ne pas dormir, insiste-t-il, ce qui fera que sur le vol d'après, on devrait dormir après une période de veille un peu longue. Bien sûr qu'on ne récupèrera pas tout le décalage horaire, mais on va faire en sorte qu'en deux ou trois nuits ça soit géré sur place." Une adaptation forcément délicate que le staff tricolore n'a pas voulu (ou pas pu) anticiper. "On aurait pu en les (les joueurs) envoyant se coucher plus tôt, lever plus tôt, sauf qu'on aurait forcément perdu en intensité sur les trois derniers jours à Marcoussis", précise Deloire. "On ne pouvait pas se passer de ces trois jours de travail." D'autant que les Bleus, qui ne reprendront l'entraînement qu'en fin de semaine (a priori vendredi), n'auront alors qu'une semaine pour préparer leur premier match contre le Japon. Primordiale, cette gestion du sommeil s'accompagnera de séances d'étirements individualisés mais aussi de l'absolue nécessité de s'hydrater (pour mieux récupérer) pendant ces longues heures de vol. Des détails peut-être, mais des petits riens qui doivent permettre aux joueurs d'être le plus frais possible à leur arrivée mercredi à 13 heures en Nouvelle-Zélande (2 heures du matin en France). Prêts à relever le défi qu'ils se sont fixés: mettre la main sur la coupe Webb-Ellis. (*) Outre les 30 joueurs, la délégation française qui s'envole ce lundi pour la Nouvelle-Zélande comprendra Jo Maso (manager), Marc Lièvremont, Emile Ntamack, Didier Retière, Gonzalo Quesada, David Ellis (staff technique), Jean-Philippe Hager (médecin), Jean-Michel Grand (kiné), Michel Riff (ostéopathe), Vincent Krischer (vidéo), Julien Deloire, Jean-Luc Arnaud, Laurent Arbo (préparateurs physiques), Hervé Didelot (intendant), Lionel Rossigneux (attaché de presse) et Joël Jutge (conseiller arbitrage).