De la terre au ciel

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De la terre au ciel
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La finale de Coupe Davis entre l'Espagne et l'Argentine, ce week-end à Séville, est le dernier rendez-vous de la saison. Sur la terre battue du stade olympique, Rafael Nadal et ses coéquipiers sont favoris face à des Argentins revanchards, trois ans après la finale perdue à Mar del Plata. Contre des Espagnols invaincus à domicile depuis 1999, les hommes de Tito Vazquez sont condamnés à l'exploit.

La finale de Coupe Davis entre l'Espagne et l'Argentine, ce week-end à Séville, est le dernier rendez-vous de la saison. Sur la terre battue du stade olympique, Rafael Nadal et ses coéquipiers sont favoris face à des Argentins revanchards, trois ans après la finale perdue à Mar del Plata. Contre des Espagnols invaincus à domicile depuis 1999, les hommes de Tito Vazquez sont condamnés à l'exploit. C'est l'heure de la grande explication. Le dernier chapitre de la saison 2011 s'écrit ce week-end à Séville, avec la finale de Coupe Davis entre l'Espagne et l'Argentine. Quand la plupart des joueurs du circuit ont débranché le courant, Rafael Nadal, David Ferrer, Juan Martin Del Potro et David Nalbandian - pour ne citer qu'eux - s'offrent un peu de rab et goûtent à nouveau à la terre battue, qu'ils n'ont plus foulée depuis bien longtemps (septembre pour les Espagnols, en demi-finales contre la France ; juillet pour les Argentins, en quarts de finale contre le Kazakhstan, et le tournoi de Hambourg pour Monaco). Et c'est le stade olympique de la capitale andalouse, couvert pour l'occasion et dans lequel se masseront dès vendredi 22 000 spectateurs, qui servira d'arène pour ces derniers forçats. Devant leur public, sur leur surface de prédilection, les Espagnols endossent le costume de favoris. La présence de Nadal augmente encore la difficulté de la tâche qui attend les Argentins, condamnés à l'exploit s'ils veulent décrocher la première Coupe Davis de leur histoire. En 57 participations, l'Argentine a joué et perdu trois finales, la dernière en 2008 à Mar del Plata, justement face à l'Espagne. C'est donc un sentiment de revanche qui anime les hommes du capitaine Tito Vazquez. "Nous allons donner le maximum, à 100%, sur chaque balle et sur chaque jeu, a ainsi lancé Juan Monaco jeudi en conférence de presse. Notre but, c'est de remporter la première Coupe Davis pour l'Argentine." Ce dernier est d'ailleurs envoyé au front, face à son ami Nadal vendredi, pour le premier simple de la rencontre. Nadal: "Même si je suis fatigué, je donnerai le meilleur de moi-même" Invaincue à domicile depuis 1999 et le succès du Brésil de Gustavo Kuerten à Lerida, l'armada espagnole présente pourtant quelques fêlures dans son armure. Le n°2 mondial a donné de sérieux signes de lassitude au cours des derniers mois de compétition, à l'image d'un Masters de Londres compliqué. Mais son côté patriotique le transcende souvent. "Je suis motivé à l'idée de partager ce moment avec mes coéquipiers, et même si je suis fatigué, je donnerai le meilleur de moi-même", a-t-il prévenu. Autre possible faiblesse, que le double français avait mise en lumière en septembre dernier, la paire de double Feliciano Lopez-Fernando Verdasco n'apporte pas toutes les garanties. "Je suis très confiant pour le double", a même lancé David Nalbandian, associé samedi à Eduardo Schwank, vainqueur cette année à Roland-Garros avec Juan Sebastian Cabal. Les Argentins ont élaboré un plan pour faire chuter l'Espagne. Monaco, plutôt bon ces dernières semaines avec une finale à Valence et un quart à Paris-Bercy, a pour mission d'obliger Nadal à puiser dans ses réserves dès le vendredi, avant le deuxième simple déjà décisif entre Ferrer et Del Potro. Nalbandian, aligné en double donc, devrait quant à lui disputer un éventuel cinquième match face à Ferrer dimanche. La pression qui pèse sur les épaules de Del Potro est donc immense. "J'aimerais que la saison se termine en beauté par une victoire en Coupe Davis, a espéré le n°1 argentin. J'ai commencé la saison à la 485e place et dans le doute. Finalement, j'ai remporté deux titres et je me suis hissé jusqu'au 11e rang mondial. Gagner en Espagne serait un exploit, mais on en est capable."