De la prison pour Willy Bernard ?

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De la prison pour Willy Bernard ?
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Alors que son club d'Angers s'apprête à jouer les demi-finales de la Coupe de France, Willy Bernard risque gros. Jugé pour abus de biens sociaux et faux en écriture au détriment de son club, le président du SCO a vu une peine de six mois de prison ferme et une interdiction de gestion de cinq ans requises contre lui, vendredi, au tribunal correctionnel d'Angers. Le jugement sera rendu le 1er juin prochain.

Alors que son club d'Angers s'apprête à jouer les demi-finales de la Coupe de France, Willy Bernard risque gros. Jugé pour abus de biens sociaux et faux en écriture au détriment de son club, le président du SCO a vu une peine de six mois de prison ferme et une interdiction de gestion de cinq ans requises contre lui, vendredi, au tribunal correctionnel d'Angers. Le jugement sera rendu le 1er juin prochain. "Depuis mon adolescence, je voulais rentrer dans le monde du football professionnel, qui me passionnait". La passion et surtout l'imprudence de Willy Bernard risquent bien de coûter cher à celui qui occupe actuellement le poste de président du club d'Angers. Jugé pour abus de biens sociaux et faux en écriture au détriment de son club de football, le natif du Mans a vu l'avocat général demander une peine de six mois de prison ferme, assortie d'une interdiction de gestion de cinq ans, vendredi, au tribunal correctionnel d'Angers. Willy Bernard, âgé de 33 ans, est soupçonné d'avoir emprunté plusieurs centaines de milliers d'euros à son club pour régler des dépenses personnelles ou professionnelles, notamment pour sa société Next Generation, une holding spécialisée dans les énergies renouvelables, sponsor du club. Une société qui a également profité de locaux parisiens, loués au nom du SCO d'Angers. Pour se défendre, celui qui a pris en main le club en 2006, a plaidé la méconnaissance de ses obligations juridiques, et rejeté la responsabilité des infractions sur les experts-comptables et commissaires aux comptes qui l'ont conseillé. "Étant autodidacte, je me suis entouré d'un certain nombre de conseillers, d'un point de vue fiscal et juridique, à qui je faisais confiance", explique ainsi Bernard, qui a depuis remboursé la totalité des sommes qu'il devait au club. "Pour qu'il y ait abus de bien social, il faut qu'il y ait appauvrissement de la société, ce qui n'est pas le cas", relève de son côté son avocat, Me Olivier Metzner, qui a également noté plusieurs "vices de forme" dans l'enquête qui a visé son client. Le jugement sera rendu le 1er juin prochain. D'ici là, le SCO aura notamment joué une demi-finale de Coupe de France contre le PSG, le 20 avril.