De Freitas: "On joue notre saison"

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De Freitas: "On joue notre saison"
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Après une première moitié de Championnat délicate, Angers, invaincu depuis sept matches, tente de s'immiscer dans la course à la montée, objectif avoué du début de saison. Le SCO, douzième à sept points du podium, reçoit le leader Evian Thonon-Gaillard vendredi dans le cadre de la 28e journée, avant un déplacement crucial au Mans. David de Freitas espère relancer son équipe après trois matches nuls consécutifs.

Après une première moitié de Championnat délicate, Angers, invaincu depuis sept matches, tente de s'immiscer dans la course à la montée, objectif avoué du début de saison. Le SCO, douzième à sept points du podium, reçoit le leader Evian Thonon-Gaillard vendredi dans le cadre de la 28e journée, avant un déplacement crucial au Mans. David de Freitas espère relancer son équipe après trois matches nuls consécutifs. David, quel bilan provisoire tirez-vous de cette première partie de saison ? C'est un bilan mitigé. On a fait une première moitié très médiocre, avec de nombreux mauvais résultats. Même si au niveau du jeu, on était plutôt bien, les résultats ne suivaient pas. Et, depuis le mois de février, on est dans une bonne phase, on enchaîne les bons matches et, surtout, on prend des points. On reste sur dix matches sans défaite, toutes compétitions confondues, et ça nous a permis de nous rapprocher pas à pas du peloton de tête. Vous êtes certes invaincus depuis sept matches en championnat, mais vous restez sur une série de trois matches nuls... On aurait préféré concrétiser ces bons matches par des victoires, mais ce n'était pas évident. Istres (1-1) restait sur de bonnes performances à domicile, le Havre (0-0) est un candidat sérieux à la montée et Laval (1-1) ne s'est jamais incliné à domicile depuis le début de saison. C'étaient donc trois matches assez délicats à négocier. Je pense qu'on aurait pu les gagner, mais au final, on reste sur trois résultats quasiment négatifs... Peut-on parler d'un coup d'arrêt ? Je pense que oui. Sur ces rencontres-là, hormis à Laval, on a été supérieurs à nos adversaires sur le plan du jeu. On a payé un manque offensif et quelques erreurs... Si l'on peut vous reprocher quelque chose depuis le début de saison, c'est bien votre collection de matches nuls, douze au total... C'est énorme, oui ! On ne perd pas, donc pour la confiance, c'est positif, mais au niveau comptable, on n'avance pas beaucoup. Je préférerais largement obtenir une victoire et perdre un match que faire deux matches nuls, mais... "Pour continuer à exister, il faut gagner à tout prix" Cette succession de résultats nuls vous laisse-t-elle des regrets ? Oui, on a des regrets. On n'est qu'à sept points des trois premiers. Aujourd'hui, ça ne joue pas encore. Mais si on n'arrive pas à rejoindre ces équipes de tête, on aura d'énormes regrets sur les matches qu'on a produits en début de saison et sur les points qu'on a laissé échapper. Mais pour l'instant, il nous reste onze matches, donc on fera les totaux à la fin. Dans quel état d'esprit abordez-vous la rencontre face à Evian ? On est sereins. On est cohérents dans le jeu, on arrive à faire de bonnes choses, mais Evian est une très bonne équipe, qui réalise un bon parcours depuis le début de saison. Ça ne nous fait pas peur, mais on sait que si on veut faire quelque chose de bien dans ce championnat et continuer à exister, il faut gagner à tout prix. Il faudra être agressifs, dans le bon sens du terme, et vraiment jouer pour gagner. Comment jugez-vous cette équipe d'Evian ? C'est toujours surprenant de voir une équipe promue s'installer en haut du tableau, mais pour moi, ce n'est pas une réelle surprise car ils ont un bel effectif, avec des joueurs de qualité et d'expérience. On aurait pu penser qu'ils allaient lâcher des points à un moment ou à un autre, mais au final, ils sont toujours là. Même quand ils ont fait quelques contre-performances, ils se sont repris de suite. Après Evian, vous vous déplacerez au Mans. Les résultats de ces deux rencontres conditionnent-ils la suite du Championnat ? Je pense sincèrement qu'on joue notre saison sur ces deux matches. Si on a des résultats positifs, on pourra se replacer dans le Top 5, mais si on ne parvient pas obtenir de bons résultats, on va s'en éloigner et ce sera beaucoup plus compliqué. "La Coupe, c'est du bonus" Pensez-vous à la Ligue 1 ? Pas pour le moment. On est quand même assez loin. Sept points, c'est beaucoup. Mais les deux prochains matches nous permettront de voir si on peut se mêler à la bagarre pour l'ascension. L'objectif fixé du début de saison, c'était de terminer dans les trois premiers. On l'a revu à la baisse dans le mois de novembre parce qu'on avait vraiment pris un mauvais départ. Maintenant, on prend les matchs les uns après les autres pour essayer d'être performants le jour J et éviter de se projeter plus loin. Après avoir éliminé Chambéry, vous allez affronter le PSG en demi-finale de la coupe de France. Cette compétition est-elle devenue une priorité ? La Coupe n'est jamais vraiment un objectif pour un club de Ligue 2. Ce n'est que du bonus. Au fil des tours, on passait et puis on s'est dit: "Finalement, pourquoi pas ?". Ce n'est pas notre priorité, mais on ne vas pas se gêner pour essayer de sortir Paris et aller au stade de France. Se faire éliminer en demi-finale, ce serait bête, mais pour nous, ce sont plus des matches bonus, contre de belles équipes, avec de bonnes ambiances... La situation personnelle de votre Président, Willy Bernard, accusé entre autres d'abus de biens sociaux, vous a-t-elle perturbés ou desservis ? Pas du tout, parce qu'on n'en parle pas. Même si on est toujours attentifs à ce qui se passe, ça ne nous regarde pas. On avait déjà des problèmes avec notre jeu et notre efficacité, donc on a préféré laisser ça de côté. On laisse les personnes qualifiées s'en occuper.