Davydenko, parti trop tôt

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Davydenko, parti trop tôt
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Première victime inattendue à l'Open d'Australie, Nikolay Davydenko a tiré sa révérence devant Florian Mayer, ce lundi matin, quand la plupart des autres têtes de série ont tenu leur rang. Même constat dans le tableau féminin où Caroline Wozniacki s'est fait respecter face à Gisela Dulko. Côté français, Marion Bartoli, particulièrement expéditive, a donné le la d'une journée globalement satisfaisante.

Première victime inattendue à l'Open d'Australie, Nikolay Davydenko a tiré sa révérence devant Florian Mayer, ce lundi matin, quand la plupart des autres têtes de série ont tenu leur rang. Même constat dans le tableau féminin où Caroline Wozniacki s'est fait respecter face à Gisela Dulko. Côté français, Marion Bartoli, particulièrement expéditive, a donné le la d'une journée globalement satisfaisante. LA CONTRE-PERF DU JOUR Nikolay Davydenko, battu par Florian Mayer Sam Querrey, écarté ce lundi matin par le Polonais Lukasz Kubot, le devance certes dans la hiérarchie des têtes de séries mais Nikolay Davydenko est bel et bien à l'origine de la sensation du jour à Melbourne. Etiqueté 23e joueur du premier Grand Chelem de la saison, le Russe est tombé dès son entrée en lice, écarté par Florian Mayer en quatre manches et un peu plus de trois heures de jeu (6-3, 4-6, 7-6, 6-4). Une surprise d'autant plus grande que l'intéressé était apparu à son aise à Doha huit jours plus tôt, finaliste malheureux certes mais finaliste tout de même face à Roger Federer. "J'ai essayé de me battre car je ne jouais pas très bien, a-t-il confessé à l'issue de la partie. Mais ce n'étais pas suffisant, je ne suis plus tout jeune, à courir et à me battre sur tous les points." Avec seulement trois balles de break converties en 13 opportunités, Nikolay Davydenko a surtout semblé friable mentalement face au jeune Allemand. Quart de finaliste l'an dernier et même quatre fois sur ses cinq précédentes participations à l'Open d'Australie, l'ancien n°3 mondial n'avait plus connu pareille déconvenue dans un majeur depuis Wimbledon 2008. A Melbourne, sa dernière défaite au premier tour remontait à 2003. LE BIG MATCH Caroline Wozniacki - Gisela Dulko Clin d'oeil du sort lors du tirage, la n°1 mondiale était opposée ce lundi à son homologue dans la hiérarchie du double. Logiquement, le choc a tourné à l'avantage de la patronne des courts exemptés de couloirs, Caroline Wozniacki ayant dominé Gisela Dulko en deux sets (6-3, 6-4). Une semaine après sa contre-performance à Sydney (une défaite dès son entrée dans le tableau face à la Slovaque Dominika Cibulkova), la Danoise a remis de l'ordre dans son jeu pour faire la différence, en 1h40 tout de même, poussant le plus souvent son adversaire à la faute (38 au total). "Gisela est une adversaire très difficile à négocier, encore plus quand on la joue dès le premier tour. Elle varie bien le rythme alors c'est plus compliqué d'imposer son propre jeu, soufflait après coup celle qui n'a encore jamais dépassé le stade des huitièmes de finale à l'Open d'Australie. Globalement je me sens bien, je suis en forme, et j'ai déjà hâte de jouer mon prochain tour." Confrontée à l'Américaine Vania King au palier suivant, Caroline Wozniacki n'a en tout cas plus manqué ses débuts en Grand Chelem depuis Roland-Garros 2007. Pour sa première expérience majeure, la jeune fille de 16 ans avait alors subi la loi de la Française Nathalie Dechy. LES BLEUS DE MELBOURNE Bartoli sans souci Si Gaël Monfils a connu toutes les peines du monde pour écarter Thiemo De Bakker ce lundi matin (voir Monfils s'est fait très peur), Marion Bartoli, elle, s'est offert une entrée en matière on ne peut plus tranquille à Melbourne. En 47 petites minutes, la n°1 Française a expédié l'Italienne Tathiana Garbin, ne laissant aucun jeu à cette dernière (6-0, 6-0). Auparavant, Virginie Razzano avait montré la voie dans le clan tricolore, en éliminant non sans mal la Russe Elena Vesnina (4-6, 6-3, 6-3). Sans pour autant inspirer une Pauline Parmentier dominée par la Bulgare Tsvetana Pironkova (6-4, 3-6, 6-3) et une Aravane Rezaï surprise par la Tchèque Barbara Zahlavova Strycova (6-0, 3-6, 7-5). Mitigé chez les dames, le bilan est plutôt positif ches les messieurs. Si ce n'est le forfait de Julien Benneteau pour une sombre histoire d'infection du petit doigt de la main droite contractée dans un restaurant japonais ou l'éviction prématurée de Stéphane Robert devant l'Espagnol Nicolas Almagro (6-4, 6-3, 6-7, 7-5), les Français ont pour la plupart maîtrisé leur sujet en introduction. Dans le sillage d'Adrian Mannarino, vainqueur de son second match en Grand Chelem aux dépens de l'Américain Ryan Harrison (6-4, 6-3, 6-4), Nicolas Mahut, Richard Gasquet et Benoît Paire ont obtenu sans trembler leur billet pour le deuxième tour, en disposant respectivement de l'Argentin Brian Dabul (6-3, 6-4, 6-4), du Canadien Frank Dancevic (6-3, 6-4, 6-4) et de l'Italien Falivo Cipolla (6-1, 7-5, 6-1). Un peu plus tard, Gilles Simon n'a pas été en reste face au Taïwanais Yen-Hsun Lu, malgré la perte du premier acte (6-7, 6-2, 6-4, 6-2), se hissant alors à hauteur de Roger Federer. Et il y aura au moins un "Frenchy" au troisième tour puisque Mannarino et Gasquet se sont ainsi donné rendez-vous... LA PHRASE Signée Roger Federer "Je pense que j'ai très bien joué aujourd'hui." Comme à son habitude, Roger Federer n'a pas boudé sa satisfaction dans la victoire. Tombeur du Slovaque Lukas Lacko en trois sets secs (6-1, 6-1, 6-3), le Suisse a attaqué de la meilleure des manières la défense de son titre à Melbourne. Avec 37 coups gagnants et pas moins de sept breaks réalisés, le n°2 mondial n'a pas laissé de répit à un adversaire dont il a tout de même tenu à saluer la valeur devant la presse, donnant de fait plus de relief à son propre succès. "J'ai vu pas mal de talent chez lui et il n'a pas fait un mauvais match du tout. Je pense donc que j'ai adopté la bonne tactique et joué le match comme il fallait."