Davies: "Une super bonne nouvelle"

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Davies: "Une super bonne nouvelle"
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Samantha Davies disputera bien le Vendée Globe 2012-13 ! A la recherche d'un partenaire depuis son retour de l'édition précédente, terminée à la quatrième place, la Britannique a reçu le soutien de la société Savéol qui l'accompagnera sur le tour du monde. Son bateau sera l'ancien Veolia de Roland Jourdain, mis à l'eau en mai 2004. Explications...

Samantha Davies disputera bien le Vendée Globe 2012-13 ! A la recherche d'un partenaire depuis son retour de l'édition précédente, terminée à la quatrième place, la Britannique a reçu le soutien de la société Savéol qui l'accompagnera sur le tour du monde. Son bateau sera l'ancien Veolia de Roland Jourdain, mis à l'eau en mai 2004. Explications... Samantha, vous voilà donc de retour sur le Vendée Globe, racontez-nous... Oui, c'est une super bonne nouvelle et le résultat de trois ans de travail depuis le dernier Vendée Globe. J'ai trouvé un sponsor-titre, Savéol, qui souhaitait faire le Vendée Globe mais n'avait pas le budget complet. Il savait en revanche que j'avais d'autres contacts à côté, on s'est donc mis ensemble, on a réussi à grouper une famille de partenaires et de co-partenaires, un club avec des niveaux différents d'investissement, pour boucler le budget. Là, on a un budget qui nous permet de partir, on souhaiterait avoir un petit peu plus encore pour avoir toutes les voiles et les performances qu'on voudrait, donc on a encore de place, de la visibilité sur le bateau pour des partenaires souhaitant partager l'aventure. On espère que cette annonce aura un effet boule de neige. Comment se sont noués les contacts avec Savéol ? Ça date du dernier Vendée Globe, ils m'avaient repérée en train de montrer des tomates Savéol au journal de TF1 car j'en avais embarqué sur le bateau ! Ils m'avaient du coup contactée et j'avais fait une AG2R avec eux et Romain (Attanasio, son compagnon, ndlr). Ensuite, Romain s'est très bien entendu avec eux, du coup, ils lui ont proposé de l'accompagner sur le Figaro. Il leur a ensuite proposé de faire le Vendée Globe, c'est un peu frustrant pour lui... Quel bateau avez-vous choisi ? Ça s'est passé cette semaine, c'est l'ancien Veolia de Bilou (Roland Jourdain), il est un peu plus ancien que d'autre bateaux à vendre, mais il est super fiable, et sur la dernière Barcelona World Race avec Boris Herrmann et Ryan Breymaier, il a montré qu'il pouvait toujours faire un bon résultat avec une cinquième place. C'est un bateau solide et fiable, et moi, j'avais montré sur le dernier Vendée Globe avec Roxy que je pouvais naviguer proprement, en sécurité, donc je vais encore tenter le podium (elle avait terminé troisième sur l'eau, mais finalement quatrième, Marc Guillemot ayant récupéré du temps pour son sauvetage de Yann Eliès, ndlr). Le bateau sera-t-il modifié ? Non, c'est un projet de dernière minute, donc on ne va pas le modifier, je ne vais pas changer quelque chose à la dernière minute. En revanche, je veux naviguer beaucoup, la jeune maman (elle a mis au monde un petit garçon de quelques mois, ndlr) a besoin de naviguer le plus vite possible et de se qualifier pour le Vendée Globe. Le bateau est à Concarneau, l'objectif est de commencer à naviguer en janvier, je vais apprendre le plus vite possible avec l'équipe de Bilou. Je suis en train de constituer mon équipe, j'ai aussi trouvé une nounou ! "Ça me manquait d'avoir mon projet à moi" Finalement, vous vous retrouvez un peu dans la même configuration qu'il y a trois ans, avec un bateau fiable qui connaît la route... Je voulais être parmi les favoris, là, je me retrouve en effet dans une configuration que je connais bien, sans pression, contrairement à d'autres skippers, ça m'arrange d'arriver là un peu plus tranquille. Mais je pense que je peux être performante, la différence entre Roxy et un bateau neuf il y a quatre ans était beaucoup plus importante que celle qui existe aujourd'hui entre Savéol et les bateaux neufs. Les différences existent, mais au large, il y a moins d'écart. Il n'y aura pas des semaines d'écart à l'arrivée, ça se comptera plus en jours ou en heures. On vous imagine très pressée de renaviguer après ces trois années à chercher un partenaire... Oui, mais j'ai quand même navigué, j'ai fait la Transat Jacques-Vabre (2009) avec Sidney (Gavignet) sur Artemis, j'ai aussi navigué avec Dee Caffari, avec Romain sur l'AG2R, et cette année, Michel Desjoyeaux m'avait loué un bateau pas très cher pour faire tous les entraînements en Figaro à Port-La-Forêt. Même lorsque j'étais enceinte, j'ai navigué, j'ai fait la Solo les Sables avec mon fils dans le ventre, c'était de la triche, on était en double ! Mais c'est vrai que ça me manquait d'avoir mon projet à moi, de naviguer avec mon équipe et mon bateau. Aujourd'hui, quel est votre sentiment, de la joie, du soulagement ? Un peu de tout ! Je n'y crois pas encore tout à fait, je n'ai vu le bateau qu'une demi-heure avec Bilou, j'ai hâte de le retrouver. Et hâte de prendre le même plaisir qu'en 2008 sur le Vendée Globe ? Oui, et de faire la même performance, voire mieux, même si je sais que ça va être difficile car le niveau est élevé. J'ai aussi envie de découvrir de nouvelles choses, d'apprendre, de progresser et de partager. Je me suis éclatée il y a trois ans, j'ai envie de recommencer, même si cette fois, ce ne sera plus une découverte, ce ne sera pas un «copier-coller» de la dernière fois.