Dans leur bulle...

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Dans leur bulle...
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Tout au long de cette VIIe Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. Cloués au pilori par les médias et par les observateurs, les Tricolores ont vécu une journée détente loin du tumulte. Julien Pierre pense à une autre marée noire, les Bleus, de retour sur le podium du classement de l'IRB, joueront leur finale en blanc. Enfin, Morgan Parra a enlevé sa minerve.

Tout au long de cette VIIe Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. Cloués au pilori par les médias et par les observateurs, les Tricolores ont vécu une journée détente loin du tumulte. Julien Pierre pense à une autre marée noire, les Bleus, de retour sur le podium du classement de l'IRB, joueront leur finale en blanc. Enfin, Morgan Parra a enlevé sa minerve. "C'est une journée pour nous, pour être ensemble, s'isoler, se dire qu'on est à l'autre bout du monde, en finale." Marc Lièvremont avait prévenu que ce lundi, journée supplémentaire gagnée grâce au calendrier sur leur adversaire néo-zélandais en finale de la Coupe du monde, serait mis à profit afin que le groupe se retrouve dans l'intimité entre détente et bonne humeur pour mieux lancer cette semaine de préparation. Staff et joueurs ont donc partagé le fameux "hangi", un barbecue de tradition maori, qui consiste à faire cuire dans un puits creusé en pleine terre la nourriture, dont les saveurs sont exhalées par ce mode de cuisson. Un vrai moment de convivialité, avant que les Bleus ne s'offrent le frisson, harnachés à bord de bateaux-jets, propulsés jusqu'à 85 km/h sur les eaux de Waitemata Harbour. "C'est important pour nous d'avoir des activités en équipe en-dehors du terrain, souligne Lièvremont, pas mécontent d'emmener ses "sales gosses" s'aérer la tête, loin du déluge de critiques que la qualification française pour la finale continue de susciter aux quatre coins de la planète rugby. C'était fantastique aujourd'hui. Auckland est un excellent camp de base pour le groupe." Envers et contre tous, les Bleus ne se soucient plus que d'eux-mêmes et de cet état d'esprit, assurément leur atout le plus précieux, qui les porte depuis maintenant bientôt trois semaines. "Evidemment, nous avons devant nous un énorme challenge, qui nous attend ce week-end, mais l'état d'esprit dans l'équipe est vraiment bon, se réjouit Dimitri Yachvili. Cela fait du bien de profiter d'un après-midi ensemble pour se ressourcer." Mais aussi: Pierre et l'autre marée noire Alors que les Bleus, après une journée et demi de repos, se penchent à compter de ce mardi sur la préparation de leur finale de Coupe du monde, qui les opposera aux All Blacks dimanche, à l'Eden Park, il est un Tricolore, préoccupé par une autre marée noire, celle qui s'attaque depuis deux semaines aux côtes néo-zélandaises. Depuis le 5 octobre dernier et l'échouage sur le récif de l'Astrolabe, à l'est de l'île du Nord, du porte-conteneurs, le Rena, la côte de Tauranga est en proie aux nappes de pétrole, qui s'échappent du navire et ont déjà coûté la vie à plus de deux cents oiseaux. La catastrophe écologique qui se joue n'a pas laissé insensible Julien Pierre, deuxième ligne de l'équipe de France, qui pour avoir grandi dans un zoo, prend la défense de l'environnement très à coeur: "Je me tiens informé, notamment grâce à un contact au WWF. [...] C'est encore un de ces bateaux avec pavillon de complaisance ? C'est terrible, les vrais responsables ne seront jamais inquiétés. La planète n'a pas besoin de ça." Les Bleus seront en blanc Comme Jo Maso l'avait laissé entendre, et bien que les Français ont remporté le tirage au sort, les Bleus joueront en blanc dimanche, à l'Eden Park, la finale de la Coupe du monde afin de permettre aux All Blacks d'évoluer avec leur célèbre tunique devant leur public. Loin du bras de fer, qui avait opposé les deux équipes lors du quart de finale de Cardiff, en 2007, et conduit les Néo-Zélandais à évoluer... en gris, un geste d'une grande élégance que le manager tricolore justifie, dans un communiqué, par "la qualité de l'accueil du peuple néo-zélandais, l'organisation sans faille de cette compétition, l'honneur et le plaisir qui nous est fait de jouer la finale de la Coupe du Monde de Rugby 2011 dans le stade mythique de l'Eden Park." Classement IRB: Sur le podium N'en déplaise à ses détracteurs, la France, à la faveur de sa difficile qualification pour la finale de la Coupe du monde face au Pays de Galles (9-8), se hisse en troisième position sur le podium du classement IRB toujours dominé par la Nouvelle-Zélande, son futur adversaire en finale, devant l'Australie. Les Bleus, qui chassent les ex-champions du monde sud-africains (4e), sont la première nation de l'hémisphère nord à s'inviter ainsi au sein du trio de tête depuis juin 2010, lors que le XV de France, corrigé en Argentine (46-10), avait dû céder cette troisième place. Le Pays de Galles perd deux rangs et retrouve le classement (6e) qui était le sien à son arrivée en Nouvelle-Zélande, derrière l'Angleterre qui, sans jouer, recule d'une place (5e). Quoi de neuf, Doc ? Au lendemain d'une journée "off", au cours de laquelle les Bleus ont pu s'isoler du déluge de critiques que suscite leur présence en finale de la Coupe du monde, les joueurs de l'équipe de France, ont débuté ce mardi matin, à moins de 24 heures de l'annonce par Marc Lièvremont de son quinze de départ, la préparation du choc face aux All Blacks. Analyse vidéo et musculation encadraient ainsi le retour à Takapuna pour une première séance d'entraînement, très rythmée et raccourcie, selon le voeu de Marc Lièvremont, soucieux que ses joueurs retrouvent du "gaz", et dont étaient exemptés Julien Bonnaire (contusion lombaire) et Morgan Parra (traumatisme cervicale), tous deux restés aux soins, ainsi que William Servat et Dimitri Yachvili. A noter toutefois que le demi clermontois a pu quitter sa minerve. S.L., à Auckland Lundi: L'insulte faite aux Bleus