Dans la douleur, forcément...

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Dans la douleur, forcément...
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Sans Ronny Turiaf, blessé à le main gauche et peut-être forfait pour l'Euro 2011, l'équipe de France a alterné le bon et le moins bon contre l'Australie mais s'est finalement imposée (71-67), ce mercredi soir, lors de son deuxième match au tournoi de Londres. Auteur de 27 points, Tony Parker a porté des Bleus encore parfois très brouillons en attaque.

Sans Ronny Turiaf, blessé à le main gauche et peut-être forfait pour l'Euro 2011, l'équipe de France a alterné le bon et le moins bon contre l'Australie mais s'est finalement imposée (71-67), ce mercredi soir, lors de son deuxième match au tournoi de Londres. Auteur de 27 points, Tony Parker a porté des Bleus encore parfois très brouillons en attaque. Turiaf peut quitter le groupe tricolore avec un sourire, même léger. La deuxième victoire de l'équipe de France dans ce tournoi de Londres, mercredi soir contre l'Australie (71-67), au lendemain de celle obtenue face à la Grande-Bretagne, a sans doute un peu atténué la déception née de sa blessure à la main gauche, qui risque de le priver de l'Euro 2011 (31 août-18 septembre). Une fracture du quatrième métacarpien qui l'oblige à rentrer à Paris pour, dès jeudi, passer des examens complémentaires qui en diront plus sur la durée de son indisponibilité. C'est depuis le banc, la main bandée, que le pivot des New York Knicks a assisté au succès des siens. Un succès poussif, aussi rassurant qu'inquiétant. Rassurant parce que les Bleus ont eu les nerfs solides en fin de match, quand les Boomers sont revenus à un point à 11" du buzzer, mais aussi parce qu'ils ont fait preuve d'une grosse activité en défense, terriblement gênante pour leurs adversaires. Mais inquiétant car, en attaque, Parker (27 points) et les siens ont manqué d'adresse extérieure (1/10 à trois points) et ont eu du mal à se trouver (22 balles perdues). Avec Mills, Nielsen, Maric, Ingles et Newley, absents la veille contre la Chine, le cinq majeur de l'Australie a donné du relief au bon début de match des Bleus qui, après quelques minutes timides, ont collé un 11-0 aux Boomers pour boucler le premier quart-temps en tête (15-11, 10e). Positif ? Oui et non. S'ils ont été agressifs défensivement et présents au rebond, surtout grâce à Noah, les partenaires de Batum (16 points) ont encore une fois affiché leurs lacunes à longue distance. Cela ne les a pas empêché de courir et ainsi développer leur jeu rapide, certes. Mais cela pourrait devenir plus handicapant à l'avenir. Une fin de match à suspense Toujours est-il que, face aux Australiens, les joueurs de Vincent Collet, rejoints au score dans le deuxième acte (23-23, 16e), en ont souffert par séquences. Car Batum et Diaw, très présents offensivement, les ont bien aidés à garder les commandes d'une rencontre hachée par les coups de sifflet. Tout comme Albicy, encore une fois préféré à Diot en rotation de Parker et étouffant en défense sur Mills. Devant à la pause (37-32, 20e), les Bleus le sont restés après le repos, "TP" régnant en attaque. Et ce n'est qu'au milieu du troisième quart qu'ils ont enfin inscrit un tir primé, l'oeuvre de Batum. Tous les deux formeront, en Lituanie, les piliers du jeu offensif d'une équipe de France qui est devenue nettement plus hésitante dès que les doublures sont entrées sur le parquet, De Colo, Pietrus et Séraphin ayant eu un mal fou à se montrer efficaces. Ces balbutiements, l'Australie en a profité pour recoller sans faire de bruit et s'offrir une fin de rencontre à suspense (57-56, 34e). Mais les Bleus ont à nouveau insisté à l'intérieur, l'un de leurs gros points forts, pour faire une différence de quelques lancers francs seulement. Sans Turiaf, la France a donc tenu le choc. Avec lui, ce serait encore mieux.