D'un bleu plus profond

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D'un bleu plus profond
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Tout au long de cette 7e Coupe du monde, notre site vous fera vivre, grâce à notre envoyé spécial, au plus près de l'équipe de France. Analyses, confidences, anecdotes, sans oublier l'indispensable bilan médical: tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre quotidiennement dans le Journal des Bleus. A l'approche du premier match face au Japon, Cédric Heymans décrit comment les trois-quarts français ont pris conscience de la nécessité de donner plus de profondeur à leur jeu. Servat ne vit pas dans le monde des Bisounours et attention, scénario catastrophe pour les Bleus !

Tout au long de cette 7e Coupe du monde, notre site vous fera vivre au plus près de l'équipe de France. Analyses, confidences, anecdotes, sans oublier l'indispensable bilan médical: tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre quotidiennement dans le Journal des Bleus. A l'approche du premier match face au Japon, Cédric Heymans décrit comment les trois-quarts français ont pris conscience de la nécessité de donner plus de profondeur à leur jeu. Servat ne vit pas dans le monde des Bisounours et attention, scénario catastrophe pour les Bleus ! Avec son entrée en lice samedi en Coupe du monde, à North Shore, face au Japon, l'équipe de France doit trouver l'aboutissement du fameux projet de jeu, resté depuis de trop longs mois à l'état d'ébauche, mais qu'une préparation de deux mois doit avoir permis de peaufiner. Bien que furtifs, quelques indices au cours des deux victoires face à l'Irlande sont porteurs d'espoir et laissent apparaître que les trois-quarts tricolores ont su faire évoluer leur registre en donnant plus de profondeur à leurs initiatives. "On a surtout pris conscience qu'il fallait prendre beaucoup de vitesse pour déstabiliser les défenses, abonde en ce sens Cédric Heymans. Comme les équipes défendent de plus en plus en avançant, si on ne prend pas un minimum de vitesse, on tape dans un mur. Et on se retrouve à faire du 13 contre 13." Une remise en cause, même si Emile Ntamack revendique un mix entre jeu à plat et recherche de la profondeur, pour refaire du contournement des défenses adverses un axe de travail peut-être un temps délaissé, comme le confirme encore le néo Bayonnais: "On joue plus sur le fait de s'adapter à l'adversaire pour garder nos forces sur les soutiens et dans l'axe. Et quand ça marche, on prend encore plus de confiance, et ça rejaillit en match." Loin du bricolage en vigueur lors du Tournoi, "il y a eu un gros travail sur les directions de course, le placement du soutien et l'interaction sur les joueurs profonds et plus à plat, se félicite aussi Didier Retière. C'est quelque chose sur lequel on travaillait depuis un moment. Mais on avait besoin de temps pour le mettre en place. On a la sensation que c'est de mieux en mieux intégré par les joueurs. C'est vrai que ça change les habitudes et on espère qu'on va encore progresser..." Servat et les Bisounours Invité à évoquer la fameuse question de l'absence d'équipe type au sein de cette équipe de France, selon le voeu de Marc Lièvremont, William Servat prétend ne pas être au courant. Surtout, le talonneur des Bleus se plaît à souligner que ce genre de sujet n'altère en rien la qualité de vie au sein du groupe, auquel on a suffisamment reproché dans un passé pas si lointain de vivre un peu trop bien... On parle beaucoup d'équipe-type, ou de tout autre chose, s'impatiente le Toulousain. Je ne suis pas du tout au courant de ce dont vous me parlez. On a cru lire dans certains journaux qu'on était un peu dans le monde des bisounours, mais tout se passe bien pour nous aujourd'hui. La Bûche n'en dira pas plus... Scénario catastrophe pour les Bleus Dans l'un de ses suppléments Coupe du monde, le New Zealand Herald, quotidien de référence d'Auckland, où sont basés les Bleus, se prête à un jeu de projection sur les résultats du tournoi mondial, de la phase de poules à la phase finale. De la fiction à la réalité, il n'y aura peut-être qu'un pas que Dylan Cleaver, le reporter medium, franchit allègrement. Pour le plus grand malheur des Bleus appelés à subir la confortable victoire des Blacks en poules, Lièvremont ayant fait le choix de préserver ses joueurs clés en vue du quart de finale... face à l'Angleterre. Sauf que le choc de l'hémisphère nord tourne à la catastrophe pour Dusautoir et ses coéquipiers, défaits (23-21, a.p.). Une fois encore en Coupe du monde, Jonny Wilkinson joue les bourreaux, se décale dans la prolongation pour ce que l'on devine être le drop de la gagne, mais trompe en fait tout son monde en décalant et en envoyant son ailier Chris Ashton inscrire l'essai de la qualification. Un cauchemar, on vous dit... La Sky Tower habillée en bleu, blanc, rouge Elle domine la baie d'Auckland et avec la capitale économique de la Nouvelle-Zélande de ses 328 mètres de hauteur, qui en font le bâtiment le plus haut au pays du long nuage blanc, la Sky Tower, après avoir accueilli les joueurs de l'équipe de France à l'occasion d'un déjeuner dans l'un de ses restaurants panoramiques la semaine dernière, rend hommage aux Bleus ce dimanche en arborant une superbe livrée tricolore éclairée aux couleurs bleu, blanc et rouge. Un privilège auquel l'Irlande et l'Italie ont déjà eu droit. Un tour par l'infirmerie... A l'heure d'annoncer son quinze de départ pour le premier match face au Japon dans cette Coupe du monde, Marc Lièvremont sait ne pas pouvoir compter sur Maxime Mermoz, qui continue de soigner son entorse du genou gauche, ni sur Alexis Palisson, dernier éclopé en date du groupe tricolore, victime jeudi dernier à l'entraînement d'une micro-déchirure du psoas et indisponible a priori huit jours.