Cuche pour une première

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Cuche pour une première
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Quatrième du Super G des Mondiaux de Garmisch-Partenkirchen mercredi, Didier Cuche a manqué le podium pour 31 centièmes. Le Suisse n'a toutefois pas abandonné ses ambitions et compte bien s'illustrer lors de l'épreuve de descente ce samedi, dont il est le favori. Une épreuve que n'a jamais remportée le Neuchâtelois en cinq participations aux Mondiaux.

Quatrième du Super G des Mondiaux de Garmisch-Partenkirchen mercredi, Didier Cuche a manqué le podium pour 31 centièmes. Le Suisse n'a toutefois pas abandonné ses ambitions et compte bien s'illustrer lors de l'épreuve de descente ce samedi, dont il est le favori. Une épreuve que n'a jamais remportée le Neuchâtelois en cinq participations aux Mondiaux. Cette fois-ci, Didier Cuche ne laissera pas passer sa chance lors de l'épreuve de descente comptant pour les Mondiaux de Garmisch-Partenkirchen. Et ce n'est pas la "médaille en chocolat" obtenue mercredi en Super G qui a entamé sa confiance: "En quinze ans, j'ai pris l'habitude d'être quatrième ou cinquième (quatrième en Super G à Are en 2007 et en descente à Saint-Moritz en 2003, cinquième en Super G à Sankt Anton en 2001, ndlr). Pour moi, ça ne change rien de terminer quatrième ou dixième. Aujourd'hui, il y a trois gagnants et beaucoup de perdants. J'en fais partie", a relativisé le "Kuke" dans l'aire d'arrivée de la piste du Kandahar. Car Didier Cuche n'avait tout simplement rien à prouver en Super G. Tout d'abord, parce qu'il était tenant du titre à Val d'Isère en 2009, sacré champion du monde pour la première fois de sa carrière et devenant à cette occasion le plus vieux champion du monde de l'histoire du ski alpin, toutes disciplines confondues. Et ensuite, parce qu'il considère être mieux armé cette saison en descente qu'en Super G: "Cette année, je pense toutefois que mes meilleures chances sont en descente. En Super G, je n'ai quasiment jamais réussi une manche propre cet hiver", a souligné le Vaudruzien, en dépit de trois Top 5 en Super G cette saison. Avant d'ajouter: "La limite entre un bon ski et un moins bon ski est minime. J'en viens d'en faire l'expérience à Hinterstoder", a-t-il évoqué en référence à son Super G raté de samedi dernier (19e) dans la station autrichienne, alors qu'il restait sur deux démonstrations en descente à Kitzbühel et Chamonix. Des concurrents, et pas des moindres Actuel meilleur descendeur de l'hiver, Didier Cuche aura pourtant fort à faire, même si le tenant du titre canadien John Kucera est absent en Allemagne, blessé de longue date. Car face au Suisse, se dresse l'homme en grande forme du début des Championnats du Monde: Christof Innerhofer. Titré mardi en Super G, l'Italien semble imbattable sur la Kandahar et a écrasé la concurrence lors du premier entraînement en vue de la descente de ce samedi. Le coureur de Brunico a littéralement déposé son dauphin norvégien Aksel Lund Svindal, lui aussi sérieux prétendant à la victoire samedi (à 1"05). Quatrième à 1"82, Cuche n'a cependant pas l'intention de faire de la figuration en descente, et l'a confirmé jeudi en signant le deuxième chrono du second entraînement, à 0"07... du Français Adrien Théaux, très belle chance de médaille tricolore. Il s'agira donc pour Cuche de sortir le grand jeu, sur une piste maintes fois décriée depuis le début de la compétition, même si le principal intéressé ne s'en émeut pas plus que ça: "C'est à nous de gérer la condition de la piste.­ Elle est presque aussi pénible que celle de Bormio. Physiquement, elle demande beaucoup de force. Si les bosses n'étaient pas là, la Kandahar serait plus facile à skier, mais elles sont là... A nous de composer avec elles." Si le Suisse venait à l'emporter samedi, il deviendrait le plus vieux champion du monde (36 ans) de descente de l'histoire dans la plus vieille discipline sportive du ski alpin (1911). Un joli clin d'oeil.