Cruelles terres galloises

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Cruelles terres galloises
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Biarritz et Castres ont vécu un après-midi similaire ce samedi lors de la première journée de la Coupe d'Europe, s'inclinant au Pays de Galles face aux Ospreys (28-21) et aux Scarlets (31-23). Les Biarrots n'ont donc pas retrouvé sur la scène européenne le souffle manquant en championnat. Et ce malgré le retour de ses internationaux. Castres devra réagir à Toulouse le week-end prochain face au Munster.

Biarritz et Castres ont vécu un après-midi similaire ce samedi lors de la première journée de la Coupe d'Europe, s'inclinant au Pays de Galles face aux Ospreys (28-21) et aux Scarlets (31-23). Les Biarrots n'ont donc pas retrouvé sur la scène européenne le souffle manquant en championnat. Et ce malgré le retour de ses internationaux. Castres devra réagir à Toulouse le week-end prochain face au Munster. Biarritz n'y arrive pas. Les motifs d'espoirs étaient pourtant grands ce samedi pour le BO, ravi de pouvoir compter sur les retours de ces vice-champions du monde Lakafia, Barcella, Traille, Harinordoquy et Yachvili pour enfin lancer sa saison. Un peu comme l'an passé où l'air européen avait su vivifier une saison bien mal embarquée. Et quand en plus, on peut s'appuyer sur August, Bosch et Balshaw de retour de blessure, la donne semble toute autre. C'était oublié que les Ospreys, eux, sont loin d'avoir calé au démarrage. Leaders de Ligue Celte, devant les Irlandais du Leinster et du Munster, excusez du peu, les Gallois ont une fois de plus démontré sur le terrain la différence entre une équipe en confiance et une qui se cherche. Traille met pourtant les siens sur la voie avec un drop parfait dès la 3e minute mais Biarritz peine toujours autant à concrétiser ses temps forts alors que la machine Biggar se met en place pour enquiller les points à chaque faute biarrote. Le duel au pied entre l'ouvreur gallois et Bosch, Yachvili étant toujours privé de jeu au pied, aboutit à un score de 6-3 à la pause, ne mettant pas en lumière la petite domination basque. Dommageable d'autant que Biggar repart sur le même rythme, endossant le costume de bourreau à chaque pénalité (18-9, 55e). Traille tente bien de réveiller les siens sur une merveille de passe sautée, permettant à Balshaw d'inscrire le premier essai du match pour revenir à quatre points à l'heure de jeu (18-14, 62e). A peine le temps pourtant de croire à un retour que les Basques se font de nouveau cueillir, Bowe parvenant à glisser jusqu'à l'enbut suite à une chandelle réceptionnée par Fotualii. Balshaw entretient l'espoir Biggar, évidemment, transforme pour mettre KO les Biarrots (25-14, 65e). Pire, une nouvelle pénalité creuse un peu plus l'écart (28-14, 68e). Balshaw remet pourtant de l'ordre dans la maison, confirmant le côté décousu de cette deuxième période en replaçant le BO à un essai transformé à l'approche de la fin de match (28-21, 71e) sur une bonne interception de Yachvili. Balshaw, toujours lui, croit une seconde réaliser l'exploit suite à un gros temps de jeu mais l'arbitre anglais de la rencontre siffle justement un en-avant de Baby précédant sa passe. Terriblement frustrant... Le point du bonus n'a jamais aussi bien été un lot de consolation. "On se refait un peu, on savait que tout ne serait pas parfait", espérait Dimitri Yachvili devant les caméras de France 2. "Ce point de bonus est une bonne chose même si on doit avoir des regrets parce qu'on a fait trop de fautes. On a essayé nous internationaux d'amener un peu de rigueur et de fraicheur. On est sur la bonne voie mais il faut arrêter de donner des points parce qu'on leur en a trop donné". Un constat partagé par Haridornoquy, optimiste : "Tout point va compter dans cette poule. On n'a pas été récompensé par l'arbitre, on a baissé en régime en deuxième période, on a eu une belle réaction et il en faut peu pour qu'on aille chercher le nul. On est sur le bon chemin, l'objectif est de gagner contre les Saracens." Dans le même temps, Castres a également cédé sur la pelouse des Scarlets. Menant 9-6 à la pause avec trois pénalités de Stephen Jones, les Gallois ont fait la différence en deuxième période avec trois essais de Sean Lamont, Ben Morgan et Jonathan Davies contre deux essais castrais d'Andreu et Masoe, s'imposant 31-23. Dur à une semaine de la réception du Munster au stade Ernest-Wallon de Toulouse. Décidément, cette première journée n'a pas souri aux clubs français. Et c'est le rugby gallois qui savoure moins d'un mois après la demi-finale de Coupe du monde perdue face aux Bleus (9-8).